J'y pense et puis j’écris
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LND
PS: Les contrepèteries potentielles sont parfois suggérées par des (*)
dimanche 25 mai 2008
[LND] [En bref] Le festival déconne (auteur: Nicolas Delaye)
En Avril, ne te découvre pas d’un film. En Mai filme ce qu’il te plaît. Tel est le message que nous assène chaque année avec une régularité de tiers provisionnel le festival de Cannes.
Ah, le festival de Cannes ! Le plus grand festival de … festivals au monde. Sélection officielle, quinzaine des réalisateurs, camera d’or, un certain regard, séances spéciales, prix très spécial du jury passque c’est lui qui décide, festival de courts métrages des pygmées nains naturistes de Lilliput. La liste est longue.
Cette chronique s’adresse à ceux qui veulent tout savoir, ou du moins en savoir suffisamment sur les nombreux festivals du festival pour en jeter dans les soirées mondaines et à Qui veut gagner des millions ?
Le festival de connes
La fameuse tartelette de Cannes se déguste sans compter. C’est d’ailleurs son concept. De nombreuses tartelettes exhibent leur cœur croisette pour les vaincus.
Tandis qu’Isabelle Carrée et Charlize Téronde montrent leurs formes, Angelica Jolie révèle le nom de ses jumeaux. Ils s’appelleront tous les deux Salade de fruits. Ah, on m’annonce que ce sont des triplés. En tout cas, ils plaisent à mon père. Ils plaisent à ma mère.
Sur le court central, Jessica Alebas joue dans Met le haut de Claude Sautait. Monica Beloussa, venue présenter Transalpine, enflamme le pavillon. Les fans se bousculent. Il y a plein de monde au balcon.
Le festival de cannes
La section Un certain regard rend cette année hommage aux nombreux aveugles de France qui refusent de se rendre au cinéma depuis la disparition des frères Lumière.
Pour leur en mettre plein la vue, le fameux tapis rouge est remplacé par du papier à bulles qui permet de lire les sous-titres avec les pieds. Marchant sur un morceau de papier ponce qui trainait, Gilbert Montagne croit voir un film avec Djamel Debbouze. Il en profite pour déclarer à la presse regretter la disparition du Jeu des mille francs sur la 2.
Le festival d’aujourd’hui se termine du coté de Hyères. D’où le vieux dicton provençal : au pays des aveugles, Bormes-les-Mimosas.
Le festival de cannes bis
L’événement du festival, c’est en aucun doute l’avant première mondiale (ou presque – le film a fait l’ouverture du festival du Sichuan organisé en hommage aux Parkinsoniens chinois un peu secoués sur les bords) d’Indiana Jones et ses 2 boules de cristal. Il est presque impossible d’avoir des tickets. Heureusement, j’ai pu voir le film la veille sur Internet en 16/9 et son Dolby Digital.
Résumé : Indy perd la boule un mois après avoir pris sa retraite. Il décide de faire comme Tintin dans Le temple du soleil et Les 7 boules de cristal. S’appuyant sur son savoir acquis aux Etats-Unis pendant ses années lycée, il se rend chez les mayas alors que, comme chacun sait, le temple du soleil (comme Indy lui-même) est inca. Après une série de péripéties toutes aussi incroyables les unes que les autres (on lui vole son passeport, il paie deux fois plus cher son ticket de bus que les locaux, il se bat contre des cafards normaux dans sa chambre, on lui refuse l’entrée dans toutes les auberges de jeunesse) il finit par retrouver Tintin. Mais Tintin s’accroche à son histoire belge et veut en rester le héros. C’est l’affrontement. Voulant fouetter l’insolent, Indy se goure de poche et lance son Sonotone dans les dents du golfeur. En représailles, Tintin, qui a le vent en houppe, décoche un coup de savate dans les valseuses du professeur qui en perd la deuxième (d’où le titre). Une suite est déjà en chantier. Elle s’appellera Indiana Jones et la morsure du dentier en or. On en brame d’impatience.
L’festivol d’Connes
L’autre événement du festival, c’est Danny Boon qui présente son dernier film, Bienvenue chez les Chleus, qui casse la baraque à Frite, petit village près de Rouen où, contrairement à la croyance populaire, Jeanne d’Arc ne fut pas brûlée mais ébouillantée à la Fruidor. Je dis graisse.
Le film raconte l’histoire d’un goy qui se fait passer pour un juif dans l’espoir de faire du cinéma et qui se retrouve de fait déporté par accident à Pachau, près du camp retranché de Petipogrum où, pour tout dire, on se les gèle. En dépit du caractère peu primesautier des locaux, le héros finit par s’y plaire et raconte à leur sujet tout un tas de méchancetés pour dissuader son épouse de venir l’y rejoindre. Et qu’ils sont méchants, qu’il n’y a pas d’eau dans les douches, qu’on le réveille 12 fois par nuit pour nettoyer les sanitaires sans les mains. Convaincue qu’il lui ment, sa femme lui rend visite à l’improviste avant de réaliser que, tout compte fait, il avait raison. Afin de préserver l’effet de surprise, nous ne raconterons pas la fin. Sachez tout de même qu’il n’y aura sûrement pas de suite.
A la conférence de presse, Boon fait sensation en révélant qu’il a lui aussi souffert du racisme lors de sa jeunesse, du fait que son vrai prénom est Yul, sa maman ayant visiblement un faible pour les chauves ténébreux.
Le festimal de crâne
Plus encore que l’année précédente, la sélection officielle est un patchwork hétérogène (ce qui est sûrement un pléonasme) de films dont l’absence de cohérence rend la tâche du jury presque aussi difficile que celle des caissières.
Se croisent pêle-mêle Signal de Woody Allen, un film cochon des frères couenne et Tant qu’il y a aura des hommes, documentaire hommage à Pascal Sevran.
Le président du jury, Sean, peine.
Le festival de Khâgne
Pour La camera dort, festival consacré au cinéma français d’auteur, les ralentis en noir et blanc sur des casseroles d’eau qui boue et les aphorismes du 3ème siècle sont cette année à l’honneur. Des critiques de Télérama et des Inrocks sont pris en flagrant délit de masturbation devant un plan séquence de 3h18 durant lequel un Suédois joue à Guitar Hero avec la mort sur sa Playstation. Affaiblie par son handicap (vous avez déjà essayé de jouer à Guitar Hero avec une faux ?), la mort abdique sans même atteindre les 200,000 points.
Enfin c’est ce qu’on m'a raconté. Je n’ai pas pu venir parce que j’étais à la conférence de presse de Polnareff qui avait promis qu’il viendrait sans lunettes. Il s’agissait d’une erreur typographique dans le dossier de presse puisqu’en effet Polnareff est venu sans Lucette, sa compagne actuelle, indisponible parce qu’elle fêtait non pas sa tante (*) mais son bac.
Le festival déclame
Les politiques, eux aussi, présentent leurs dernières œuvres sur la croisette.
Sarkozy, qui n’est probablement pas allé au cinéma depuis 1992, propose le service minimum pour les ouvreuses. Ségolène, royale, nous bouleverse une fois de plus de précision en déclarant que sous elle (où le siècle perce moins ces derniers temps), la France verra des films plus justes et plus proches des Français. Bayrou déclare que s’il était président de la république, jamais plus un enfant n’aurait l’air aussi triste et, que bien sûr, on aurait Mickey comme premier ministre. François le premier digère mal la comparaison qui évoquerait qu’un sang impur abreuve notre Fillon.
La hors compétition
Le festival, aussi, a ses exclus. Cette année, le couperet est tombé encore plus sauvagement qu’il y a 2 ans. La liste des absents est longue. On retiendra David Trezeguet, film Franco Argentin qui cartonne de l’autre coté des Alpes mais peine à atteindre son but chez nous.
On annonce déjà pour l’année prochaine en ouverture et en hors compétition le nouveau James Bond, Permis d’aider, filmé en Birmanie, au Groenland et dans la Creuse. James tente d’installer a Rangoon une nouvelle junte pour arrêter la guerre civile et autoriser l’arrivée de l’aide internationale après le passage du typhon Sapourrir.
D’où ce vieux diction birman: quand la junte se crée, le napalm dort.
Message personnel: Merci Greg
Exclusif: on m'annonce que la Palme d'Or 2008 a été remise à Entre les murs de Bertrand Cantat.... Ah... non ... il s'agit en fait de Laurent Cantet!
Ah, le festival de Cannes ! Le plus grand festival de … festivals au monde. Sélection officielle, quinzaine des réalisateurs, camera d’or, un certain regard, séances spéciales, prix très spécial du jury passque c’est lui qui décide, festival de courts métrages des pygmées nains naturistes de Lilliput. La liste est longue.
Cette chronique s’adresse à ceux qui veulent tout savoir, ou du moins en savoir suffisamment sur les nombreux festivals du festival pour en jeter dans les soirées mondaines et à Qui veut gagner des millions ?
Le festival de connes
La fameuse tartelette de Cannes se déguste sans compter. C’est d’ailleurs son concept. De nombreuses tartelettes exhibent leur cœur croisette pour les vaincus.
Tandis qu’Isabelle Carrée et Charlize Téronde montrent leurs formes, Angelica Jolie révèle le nom de ses jumeaux. Ils s’appelleront tous les deux Salade de fruits. Ah, on m’annonce que ce sont des triplés. En tout cas, ils plaisent à mon père. Ils plaisent à ma mère.
Sur le court central, Jessica Alebas joue dans Met le haut de Claude Sautait. Monica Beloussa, venue présenter Transalpine, enflamme le pavillon. Les fans se bousculent. Il y a plein de monde au balcon.
Le festival de cannes
La section Un certain regard rend cette année hommage aux nombreux aveugles de France qui refusent de se rendre au cinéma depuis la disparition des frères Lumière.
Pour leur en mettre plein la vue, le fameux tapis rouge est remplacé par du papier à bulles qui permet de lire les sous-titres avec les pieds. Marchant sur un morceau de papier ponce qui trainait, Gilbert Montagne croit voir un film avec Djamel Debbouze. Il en profite pour déclarer à la presse regretter la disparition du Jeu des mille francs sur la 2.
Le festival d’aujourd’hui se termine du coté de Hyères. D’où le vieux dicton provençal : au pays des aveugles, Bormes-les-Mimosas.
Le festival de cannes bis
L’événement du festival, c’est en aucun doute l’avant première mondiale (ou presque – le film a fait l’ouverture du festival du Sichuan organisé en hommage aux Parkinsoniens chinois un peu secoués sur les bords) d’Indiana Jones et ses 2 boules de cristal. Il est presque impossible d’avoir des tickets. Heureusement, j’ai pu voir le film la veille sur Internet en 16/9 et son Dolby Digital.
Résumé : Indy perd la boule un mois après avoir pris sa retraite. Il décide de faire comme Tintin dans Le temple du soleil et Les 7 boules de cristal. S’appuyant sur son savoir acquis aux Etats-Unis pendant ses années lycée, il se rend chez les mayas alors que, comme chacun sait, le temple du soleil (comme Indy lui-même) est inca. Après une série de péripéties toutes aussi incroyables les unes que les autres (on lui vole son passeport, il paie deux fois plus cher son ticket de bus que les locaux, il se bat contre des cafards normaux dans sa chambre, on lui refuse l’entrée dans toutes les auberges de jeunesse) il finit par retrouver Tintin. Mais Tintin s’accroche à son histoire belge et veut en rester le héros. C’est l’affrontement. Voulant fouetter l’insolent, Indy se goure de poche et lance son Sonotone dans les dents du golfeur. En représailles, Tintin, qui a le vent en houppe, décoche un coup de savate dans les valseuses du professeur qui en perd la deuxième (d’où le titre). Une suite est déjà en chantier. Elle s’appellera Indiana Jones et la morsure du dentier en or. On en brame d’impatience.
L’festivol d’Connes
L’autre événement du festival, c’est Danny Boon qui présente son dernier film, Bienvenue chez les Chleus, qui casse la baraque à Frite, petit village près de Rouen où, contrairement à la croyance populaire, Jeanne d’Arc ne fut pas brûlée mais ébouillantée à la Fruidor. Je dis graisse.
Le film raconte l’histoire d’un goy qui se fait passer pour un juif dans l’espoir de faire du cinéma et qui se retrouve de fait déporté par accident à Pachau, près du camp retranché de Petipogrum où, pour tout dire, on se les gèle. En dépit du caractère peu primesautier des locaux, le héros finit par s’y plaire et raconte à leur sujet tout un tas de méchancetés pour dissuader son épouse de venir l’y rejoindre. Et qu’ils sont méchants, qu’il n’y a pas d’eau dans les douches, qu’on le réveille 12 fois par nuit pour nettoyer les sanitaires sans les mains. Convaincue qu’il lui ment, sa femme lui rend visite à l’improviste avant de réaliser que, tout compte fait, il avait raison. Afin de préserver l’effet de surprise, nous ne raconterons pas la fin. Sachez tout de même qu’il n’y aura sûrement pas de suite.
A la conférence de presse, Boon fait sensation en révélant qu’il a lui aussi souffert du racisme lors de sa jeunesse, du fait que son vrai prénom est Yul, sa maman ayant visiblement un faible pour les chauves ténébreux.
Le festimal de crâne
Plus encore que l’année précédente, la sélection officielle est un patchwork hétérogène (ce qui est sûrement un pléonasme) de films dont l’absence de cohérence rend la tâche du jury presque aussi difficile que celle des caissières.
Se croisent pêle-mêle Signal de Woody Allen, un film cochon des frères couenne et Tant qu’il y a aura des hommes, documentaire hommage à Pascal Sevran.
Le président du jury, Sean, peine.
Le festival de Khâgne
Pour La camera dort, festival consacré au cinéma français d’auteur, les ralentis en noir et blanc sur des casseroles d’eau qui boue et les aphorismes du 3ème siècle sont cette année à l’honneur. Des critiques de Télérama et des Inrocks sont pris en flagrant délit de masturbation devant un plan séquence de 3h18 durant lequel un Suédois joue à Guitar Hero avec la mort sur sa Playstation. Affaiblie par son handicap (vous avez déjà essayé de jouer à Guitar Hero avec une faux ?), la mort abdique sans même atteindre les 200,000 points.
Enfin c’est ce qu’on m'a raconté. Je n’ai pas pu venir parce que j’étais à la conférence de presse de Polnareff qui avait promis qu’il viendrait sans lunettes. Il s’agissait d’une erreur typographique dans le dossier de presse puisqu’en effet Polnareff est venu sans Lucette, sa compagne actuelle, indisponible parce qu’elle fêtait non pas sa tante (*) mais son bac.
Le festival déclame
Les politiques, eux aussi, présentent leurs dernières œuvres sur la croisette.
Sarkozy, qui n’est probablement pas allé au cinéma depuis 1992, propose le service minimum pour les ouvreuses. Ségolène, royale, nous bouleverse une fois de plus de précision en déclarant que sous elle (où le siècle perce moins ces derniers temps), la France verra des films plus justes et plus proches des Français. Bayrou déclare que s’il était président de la république, jamais plus un enfant n’aurait l’air aussi triste et, que bien sûr, on aurait Mickey comme premier ministre. François le premier digère mal la comparaison qui évoquerait qu’un sang impur abreuve notre Fillon.
La hors compétition
Le festival, aussi, a ses exclus. Cette année, le couperet est tombé encore plus sauvagement qu’il y a 2 ans. La liste des absents est longue. On retiendra David Trezeguet, film Franco Argentin qui cartonne de l’autre coté des Alpes mais peine à atteindre son but chez nous.
On annonce déjà pour l’année prochaine en ouverture et en hors compétition le nouveau James Bond, Permis d’aider, filmé en Birmanie, au Groenland et dans la Creuse. James tente d’installer a Rangoon une nouvelle junte pour arrêter la guerre civile et autoriser l’arrivée de l’aide internationale après le passage du typhon Sapourrir.
D’où ce vieux diction birman: quand la junte se crée, le napalm dort.
Message personnel: Merci Greg
Exclusif: on m'annonce que la Palme d'Or 2008 a été remise à Entre les murs de Bertrand Cantat.... Ah... non ... il s'agit en fait de Laurent Cantet!
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