J'y pense et puis j’écris

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LND

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dimanche 8 août 2010

[LND] [En bref] Le roi des Cons est mort (auteur : Nicolas Delaye)

Au royaume des Cons, la nouvelle est tombée depuis plus d’un mois, comme un Italien esseulé dans une surface de réparation : le roi Raymond Dernier, surnommé le Roi sans lumières, est mort après 6 ans de règne sans communication, sans stratégie, bref, sans partage.

Il a succombé des suites d’une maladie longue et cruelle (surtout pour les autres) : l’incompétence chronique aigüe, maladie extrêmement contagieuse, qu’il transmit à tous des disciples, à commencer par le ‘petit’ Nicolas, un disciple inné, qui s’illustra à la cour en déclarant au roi lors de la pause café: «Hé, ta mère, c’est le cadeau d’anniversaire de Ribéry !»

Malgré le mépris qu’ils lui portaient depuis le début de son règne, les Cons sont en déroute. Les langues se délient. Les voitures brulent. Les bombes explosent dans les écoles. Et, pour ne rien arranger, la conjonction Jupiter/ Uranus se prolonge dans le Bélier.

Même les hauts dignitaires du royaume ne lui ont pas survécu. Jean Pierre, le Super Doyen, a pris la poudre d’Escallettes. Gérard est rouillé. Noel regrette. Evra quitte le navire. Il y a bien quelque chose de pourri au royaume de Domenech.

Les Cons, qui excellent tellement dans l’analyse de problèmes qu’ils en oublient souvent de les résoudre, s’agitent comme une armée de staphylocoques dans une troisième mi-temps et se réaniment les neurones pour tenter de comprendre les raisons de l’effondrement du royaume, autrefois si puissant, survenu en moins de temps qu’il n’en faut à Ribéry pour réussir un / être mis en (rayer la mention inutile) examen.
Certains fâcheux y voient la conséquence de la présence de trop nombreux non-Auvergnats de souche dans la garde royale, surnommée l’EdF (l’équipe des fainéants). De Sousse ? Non, de souche. A quand la déchéance de la nationalité pour les membres de l’EdF d’origine étrangère qui rateraient des penaltys ? Il est certain que si l’EdF était composée exclusivement de limousins de cinquième génération, les Cons verraient beaucoup de buts… pour l’adversaire. D’autres blâment les notables de la Basse Cour. Le Con s’émeut des hôtels particuliers aux hôtels de passe. Lasses, les chutes appâtent les foules (*).

Tout avait pourtant bien commencé lorsque le roi Raymond vit le jour sous le signe du cancre tandis que les chinois célébraient l’année du blaireau. Quelques années plus tard, Raymond citait pour la première fois, dans une émission de radio populaire, L´effronté parle aux Français, «On ne change pas une équipe qui perd». Il fit de cette devise sa ligne de conduite après la bataille perdue sur un coup de tête lors de la campagne de Germanie. Il ne s’en remit jamais.

Son œuvre ultime, Bienvenue chez les j’tés, réalisée lors de la campagne de Sudafriquie, vit sa diffusion brutalement interrompue après seulement trois représentations. Trois petits fours et puis s’en vont. Raymond et ses modanais rentrèrent la queue entre les jambes (pas nécessairement les leurs) et le Roi refusera même de serrer de la louche (*) lors de sa sortie.

Les Cons exultent. Le roi est mort. Vive Laurent.