J'y pense et puis j’écris
Tous les textes de ce site sont écrits par ses auteurs (voir à droite) et classés par rubriques (voir à droite mais plus bas et voir http://www.lesnouveauxdesproges.net/2009/09/lnd-note-rubriques-en-vrac-auteur.html pour les explications).
Si, comme eux, vous entendez parfois une petite voix qui vous dit "J'y pense et puis j’écris.", rejoignez les mes frères, en suivant les instructions suivantes -> http://lesnouveauxdesproges.blogspot.com/2007/12/application-pour-devenir-un-nouveau.html
Copier-coller, plagiats et extraits d'autres textes (y compris de Pierre Desproges) sont proscrits.
Si vous voulez contribuer sans devenir auteur, vouz pouvez soumettre des commentaires ou des réactions sur les articles, partager vos aphorismes d'origine contrôlée (commentez http://www.lesnouveauxdesproges.net/2009/09/lnd-aoc-aphorismes-dorigine-controlee.html) ou douteuse (commentez http://www.lesnouveauxdesproges.net/2008/01/aphorismes-et-prils.html), ou simplement envoyer l'adresse du site dans la nature, de préférence du coté des éditeurs...
LND
PS: Les contrepèteries potentielles sont parfois suggérées par des (*)
vendredi 28 décembre 2007
[LND] [En bref] Benazir butée (auteur: Nicolas Delaye)
Encore une nouvelle explosive : Benazir Bhutto est morte lors d’un feu d’artifice surprise assez coloré mais avec 3 jours d’avance sur le réveillon. L’artificier, qui avait certainement oublié sa montre au milieu des pétards, s’est dilapidé dans la nature, probablement sous l’effet de la honte due à son erreur de timing.
En tout cas, c’est dommage. Je voulais regarder le foot à la télé, mais les chaines ne parlent que de ça. Il faut dire qu’elle a deconné la Benazir. Oser sortir dans les rues d'Islamabad sans son tchador pare-balles, alors que tous les chefs d’état du monde (ou presque), qui s’y connaissent quand même un peu en matière de sécurité (surtout la leur), lui avaient fortement déconseillé, faut vraiment être butée.
En plus, d’après ce qu’ils disent dans le poste, c’est pas la première fois qu’elle faisait son intéressante. Tenter d’introduire la démocratie au Pakistan… N’importe quoi ! Pourquoi pas la semaine de 35 heures ou la retraite à 55 ans tant qu’on y est ? Elle aurait même, dit-on, omis de remercier un honnête homme qui tentait de lui apprendre les bonnes manières à grand renfort de galets parce qu’elle avait oublié ses baskets montantes et exhibait scandaleusement sa cheville droite aux regards obliques des passants honnêtes. Quelle suffisance ! Elle s'était également attiré les foudres de quelques divinités locales en autorisant la sortie d'un livre sur le traffic de liqueurs profanes dans le pays, Karachi dans l'alcool.
Au regard des premiers commentaires, je sens venir le manichéisme à toutes pompes et pas que funèbres. Et que c’est un scandale ! Que c’est une atteinte à la démocratie ! Faut pas pousser le benêt dans les sorties. C’est quand même la première fois depuis longtemps que la famille Bhutto est réunie au grand complet.
Il est vrai qu’en l’absence de Madame Bhutto, on risque de s’ennuyer ferme aux prochaines élections. A moins que son successeur nous interprète sa version de Sharif, fais moi peur en lamineur a chacune de ses sorties a l’air libre. On n’a pas fini de s’éclater au Conkistan.
Benazir, si tu nous entends, toi qui avais un cœur gros comme ca et surtout des chechias bien plus grosses que celles du Robert Ford de Rawalpindi, sache que toute l’équipe des non-martyrs ordinaires, et moi-même, sommes de tout cœur avec toi.
Assez bavardé, voilà Téléfous.
En tout cas, c’est dommage. Je voulais regarder le foot à la télé, mais les chaines ne parlent que de ça. Il faut dire qu’elle a deconné la Benazir. Oser sortir dans les rues d'Islamabad sans son tchador pare-balles, alors que tous les chefs d’état du monde (ou presque), qui s’y connaissent quand même un peu en matière de sécurité (surtout la leur), lui avaient fortement déconseillé, faut vraiment être butée.
En plus, d’après ce qu’ils disent dans le poste, c’est pas la première fois qu’elle faisait son intéressante. Tenter d’introduire la démocratie au Pakistan… N’importe quoi ! Pourquoi pas la semaine de 35 heures ou la retraite à 55 ans tant qu’on y est ? Elle aurait même, dit-on, omis de remercier un honnête homme qui tentait de lui apprendre les bonnes manières à grand renfort de galets parce qu’elle avait oublié ses baskets montantes et exhibait scandaleusement sa cheville droite aux regards obliques des passants honnêtes. Quelle suffisance ! Elle s'était également attiré les foudres de quelques divinités locales en autorisant la sortie d'un livre sur le traffic de liqueurs profanes dans le pays, Karachi dans l'alcool.
Au regard des premiers commentaires, je sens venir le manichéisme à toutes pompes et pas que funèbres. Et que c’est un scandale ! Que c’est une atteinte à la démocratie ! Faut pas pousser le benêt dans les sorties. C’est quand même la première fois depuis longtemps que la famille Bhutto est réunie au grand complet.
Il est vrai qu’en l’absence de Madame Bhutto, on risque de s’ennuyer ferme aux prochaines élections. A moins que son successeur nous interprète sa version de Sharif, fais moi peur en lamineur a chacune de ses sorties a l’air libre. On n’a pas fini de s’éclater au Conkistan.
Benazir, si tu nous entends, toi qui avais un cœur gros comme ca et surtout des chechias bien plus grosses que celles du Robert Ford de Rawalpindi, sache que toute l’équipe des non-martyrs ordinaires, et moi-même, sommes de tout cœur avec toi.
Assez bavardé, voilà Téléfous.
samedi 22 décembre 2007
[LND] [Bio] Si Rocco m’était conté (auteur: Nicolas Delaye)
Qui se souvient aujourd'hui de Rocco Siffredi, acteur italien monté entre autres au créneau dans les années 90-60-90 pour soutenir le cinéma adulte, hormis quelques 2000 plus ou moins jeunes filles un peu à l'Est dans la postérité desquelles la grandeur du maestro fit des ravages insondables? Qui se rappelle encore les tirades inébranlables de celui que d'aucunes jadis surnommèrent l'Attila des plateaux, le Requiem des Forées ou encore le Géant qui renverse? Et pourtant, Rocco a laissé des traces indélébiles dans les inconscientes collectives.
Le petit Giuseppe Marcello Serge Vitello Siffredi nait le 12. C'est en été. Sa mère, Josette Siffredi, chante, tandis que son père, Mamadou Siffredi, laboure aux champs. C'est en voyant Alain de loin dans le mémorable film Les bourses de Lino que Giuseppe décide d'adopter le pseudonyme Rocco, en hommage au célèbre perchman du film, Rocco Micro.
Passionné de jeux de balles dès sa plus tendre enfance, le petit Rocco découvre très tôt le stade Hanal, dans la banlieue de Flot-Rance. Il se découvre également un intérêt pour l'équitation. C'est d'ailleurs une amie transalpine de cheval qui l'initie à la barre fixe. Il connaitront un temps une aventure sans les deux mains. Elle aime Berlusconi. Lui, porte à gauche.
A 18 ans, il quitte sa province, bien décidé à empoigner le vit. Le cœur léger et le plumage mince, il est certain de conquérir Paris.
Les débuts sont difficiles. Mais en dépit d'un centre de gravité trop bas, Rocco fait rapidement son trou dans le monde conique (*) sous les chapiteaux du cirque Boudlion. Il y rencontre son premier grand amour, Josephine Dequerre (une black), célèbre pour ses talents d'avaleuse de sabre et de contorsionniste, dans la loge de laquelle il s'introduit avec un passe-droit. Douze minutes plus tard, changement de thon, il rencontre son deuxième grand amour, Catherine Brailla. « Ma, c’est oune romance d’aujourd’hui ! », raconte a l’époque Giovanni Banlair, son agent. C'est surtout une histoire sans paroles. Catherine est devenue sourde avec l'age, car la maturation rend sourd. Rocco tente d'apprendre à lire sur ses lèvres. Leur histoire s'acheve à batons rompus lorsqu'ils tentent de choisir le lieu de leurs vacances. Il lui propose la botte. Elle pense à sa Gaule.
Il se casse finalement de la troupe (*) et crée un service de chambres au mois (*) avec choix dans la date (*) pour les étudiantes en spéléologie de Lascaut-Paret. Pour arrondir ses fins de mois, il se produit dans tout et n'importe qui. On le voit tour à tour déguisé en pompe a essence dans l'oubliable biographie d'une riche héritière, Paris brule-t-elle? A la sueur de son froc, il décroche son premier grand rôle dans un film dards et décès, courant underground et subversif de la nouvelle vague de Chaleur sur Mare, qui fait la paire belle à la violence et l'érotisme. C'est le déclic. Le monde entier s'arrache son long métrage.
C'est sur le tournage du burlesque Chéri fais moi peur qu'il rencontre sa future épouse, l'actrice allemande Judith Grossmich qui reste bouche bée devant sa prestation très nature dans le rôle du perchiste russe Sergei Bubka, sans doublure ni accessoire. Mais c'est l'année suivante qu'il explose intégralement en grand vaincu dans le cœur des jeunes filles (*), avec son premier grand rôle dans l'immense Le fruit du chêne du dissident polonais Jean Luc Hasek. C'est en 2000 avec Agnès Cecil B qu'il connaitra la consécration suprême, le Brakmar d'or au festival de Jouy en Josiane pour son chef d'œuvre, Matrik, dont la suite, Matrix Deloaded connaitra un succès encore plus foudroyant.
On lui cherche bien des concurrents tels que Dumbo ou Jean Schultes Holmes, mais il garde toujours une longueur d'avance sans perdre le sens de la mesure. Tour à tour, il invente un genre cinématographique, le Western Spaghetto, il se multiplie grâce aux effets digitaux dans Le coup de Six Rocco et pénètre en force le marché asiatique avec la série télévisée La Chine m’épate (*). Il officie plus tard en maître de cérémonie au très pointu festival du film de Boulle consacré aux œuvres inspirées du célèbre écrivain.
Malgré sa grande exposition médiatique, le grand public connait peu la croissance extra utérine de la carrière de Rocco et pourtant, comment oublier sa longue prestation orale dans L'introduction du grand morceau de Faust dans l'ouverture de Madame Butterfly? Pourquoi effacer de nos mémoires la sortie de son unique 30 cm Encore plus loin, encore plus fort qui ne contient que des tubes tels que la reprise de Ne pleure pas Janette ou Oignage oignage, le duo avec Dechirless? Et qui se souvient, hormis la bande de Cohn, de son rôle de décomposition en jeune futur chancelier allemand lors de sa période hippie, dans Kohl chique dans les prés ? Mais sa parenthèse la plus extrême, qui restera dans les annales, est sans aucun doute sa période scientifique durant laquelle il défendra hardiment la très controversée théorie du Gang Bang.
Ecrasé sous le poids des ans et des autres, il commence à baisser entre autres les bras. Ses prestations trainent en longueur. On le sent ramolli sur les plateaux. C'est la débandade. Grâce à une assurance vit, il arrive à joindre les deux bouts. Il parvient toutefois à retrouver un brin d'énergie dans Qui vivra Viagra et son dernier chef d'œuvre, Plumard sera la chute. Puis il disparait de la circulation. On raconte qu'il fut un temps ténor du barreau, ambassadeur du Boukistan ou assistant de Jean Jacques Debout. Quelques années plus tard, un documentaire non autorisé, Rocco et ses frères, relatera sa prétendue vie secrète au sein d'une loge maçonnique, Puberté 69. Sa dernière apparition pubique est aux bas d'une riche héritière, la Comtesse de Médeux. Rocco s'est définitivement retiré.
A l’instar de la Cicciolina ou de Jeanne Moreau, Rocco brouille les pistes - nul ne sait s’il est mort ou vivant. En revanche, il a déjà composé son épitaphe, qui restera à jamais gravée dans les cœurs en plomb des femmes à bon dos (*), « Tout vient à point à qui sait la tendre. »
Le petit Giuseppe Marcello Serge Vitello Siffredi nait le 12. C'est en été. Sa mère, Josette Siffredi, chante, tandis que son père, Mamadou Siffredi, laboure aux champs. C'est en voyant Alain de loin dans le mémorable film Les bourses de Lino que Giuseppe décide d'adopter le pseudonyme Rocco, en hommage au célèbre perchman du film, Rocco Micro.
Passionné de jeux de balles dès sa plus tendre enfance, le petit Rocco découvre très tôt le stade Hanal, dans la banlieue de Flot-Rance. Il se découvre également un intérêt pour l'équitation. C'est d'ailleurs une amie transalpine de cheval qui l'initie à la barre fixe. Il connaitront un temps une aventure sans les deux mains. Elle aime Berlusconi. Lui, porte à gauche.
A 18 ans, il quitte sa province, bien décidé à empoigner le vit. Le cœur léger et le plumage mince, il est certain de conquérir Paris.
Les débuts sont difficiles. Mais en dépit d'un centre de gravité trop bas, Rocco fait rapidement son trou dans le monde conique (*) sous les chapiteaux du cirque Boudlion. Il y rencontre son premier grand amour, Josephine Dequerre (une black), célèbre pour ses talents d'avaleuse de sabre et de contorsionniste, dans la loge de laquelle il s'introduit avec un passe-droit. Douze minutes plus tard, changement de thon, il rencontre son deuxième grand amour, Catherine Brailla. « Ma, c’est oune romance d’aujourd’hui ! », raconte a l’époque Giovanni Banlair, son agent. C'est surtout une histoire sans paroles. Catherine est devenue sourde avec l'age, car la maturation rend sourd. Rocco tente d'apprendre à lire sur ses lèvres. Leur histoire s'acheve à batons rompus lorsqu'ils tentent de choisir le lieu de leurs vacances. Il lui propose la botte. Elle pense à sa Gaule.
Il se casse finalement de la troupe (*) et crée un service de chambres au mois (*) avec choix dans la date (*) pour les étudiantes en spéléologie de Lascaut-Paret. Pour arrondir ses fins de mois, il se produit dans tout et n'importe qui. On le voit tour à tour déguisé en pompe a essence dans l'oubliable biographie d'une riche héritière, Paris brule-t-elle? A la sueur de son froc, il décroche son premier grand rôle dans un film dards et décès, courant underground et subversif de la nouvelle vague de Chaleur sur Mare, qui fait la paire belle à la violence et l'érotisme. C'est le déclic. Le monde entier s'arrache son long métrage.
C'est sur le tournage du burlesque Chéri fais moi peur qu'il rencontre sa future épouse, l'actrice allemande Judith Grossmich qui reste bouche bée devant sa prestation très nature dans le rôle du perchiste russe Sergei Bubka, sans doublure ni accessoire. Mais c'est l'année suivante qu'il explose intégralement en grand vaincu dans le cœur des jeunes filles (*), avec son premier grand rôle dans l'immense Le fruit du chêne du dissident polonais Jean Luc Hasek. C'est en 2000 avec Agnès Cecil B qu'il connaitra la consécration suprême, le Brakmar d'or au festival de Jouy en Josiane pour son chef d'œuvre, Matrik, dont la suite, Matrix Deloaded connaitra un succès encore plus foudroyant.
On lui cherche bien des concurrents tels que Dumbo ou Jean Schultes Holmes, mais il garde toujours une longueur d'avance sans perdre le sens de la mesure. Tour à tour, il invente un genre cinématographique, le Western Spaghetto, il se multiplie grâce aux effets digitaux dans Le coup de Six Rocco et pénètre en force le marché asiatique avec la série télévisée La Chine m’épate (*). Il officie plus tard en maître de cérémonie au très pointu festival du film de Boulle consacré aux œuvres inspirées du célèbre écrivain.
Malgré sa grande exposition médiatique, le grand public connait peu la croissance extra utérine de la carrière de Rocco et pourtant, comment oublier sa longue prestation orale dans L'introduction du grand morceau de Faust dans l'ouverture de Madame Butterfly? Pourquoi effacer de nos mémoires la sortie de son unique 30 cm Encore plus loin, encore plus fort qui ne contient que des tubes tels que la reprise de Ne pleure pas Janette ou Oignage oignage, le duo avec Dechirless? Et qui se souvient, hormis la bande de Cohn, de son rôle de décomposition en jeune futur chancelier allemand lors de sa période hippie, dans Kohl chique dans les prés ? Mais sa parenthèse la plus extrême, qui restera dans les annales, est sans aucun doute sa période scientifique durant laquelle il défendra hardiment la très controversée théorie du Gang Bang.
Ecrasé sous le poids des ans et des autres, il commence à baisser entre autres les bras. Ses prestations trainent en longueur. On le sent ramolli sur les plateaux. C'est la débandade. Grâce à une assurance vit, il arrive à joindre les deux bouts. Il parvient toutefois à retrouver un brin d'énergie dans Qui vivra Viagra et son dernier chef d'œuvre, Plumard sera la chute. Puis il disparait de la circulation. On raconte qu'il fut un temps ténor du barreau, ambassadeur du Boukistan ou assistant de Jean Jacques Debout. Quelques années plus tard, un documentaire non autorisé, Rocco et ses frères, relatera sa prétendue vie secrète au sein d'une loge maçonnique, Puberté 69. Sa dernière apparition pubique est aux bas d'une riche héritière, la Comtesse de Médeux. Rocco s'est définitivement retiré.
A l’instar de la Cicciolina ou de Jeanne Moreau, Rocco brouille les pistes - nul ne sait s’il est mort ou vivant. En revanche, il a déjà composé son épitaphe, qui restera à jamais gravée dans les cœurs en plomb des femmes à bon dos (*), « Tout vient à point à qui sait la tendre. »
jeudi 20 décembre 2007
[LND] [Essai] Ben tiens, le v’la l’solstice d’hiver (auteur: Traou Max)
Tout comme la main droite est celle où le pouce est à gauche quand on la regarde du dessus. Et tout comme le bras gauche du bonhomme d’Ampère qui placé sur le fil, le courant électrique entrant par ses pieds et sortant par sa tête (Non à la torture !), regardant le point M, indique le sens d’un champ magnétique ; le solstice d’hiver est, dans un hémisphère, la date du jour le plus court de l’année, et par conséquent, la nature faisant bien les choses, de la nuit la plus longue.
Mais tout ça est relatif….
Un ami mien de longue date, retenu en otage dans des terres australes pour raison de grèves de la SNCF -- non que la SNCF desservît la plage de Bondi Beach, mais que la française revendication « Pas content ! » conduisit le susdit ami à déserter les fronts de la résistance à l’oppression du petit cheminot. Un ami mien, disais-je donc, vous raconterait qu’il fait beau chez lui, qu’il vient de rentrer de la plage, qu’il a encore du sable entre les doigts de pied, qu’Elsa fricote au soir venu avec Glen, que la montagne est belle et que les jours sont longs et que le bonhomme d’Ampère aurait chez lui une certaine tendance lorsque le courant entrant par sa tête et sortant par ses pieds (gzzztt gzzztt le délicieux frisson), et regardant le point N en désespoir de bons programmes à la télé, a nous indiquer de son bras droit le sens du champ magnétique et de son bras gauche que le potentiomètre est peut-être réglé un peu fort quand même…
Moins relative est la tendance de nos ancêtres et de nos contemporains à faire la bamboula lors de cet annuel Everest de la Nuit. Déjà, les Césars embagousés organisaient des Saturnales, sortes de toge-party où les esclaves à la queue leu-leu chantaient « Au bal, au bal masqué, ohé, ohé… ». Mes voisins, je ne les dénonce pas mais quand même, viennent de fêter Hanoucca. Les afro-américains fêtent Kwanzaa. J’ai même entendu dire que certains vont célébrer Noël, une nouvelle fête sorte de survivance de rites païens ancestraux… .
En résumé pour paraphraser le poète à poil dur, en matière de solstice comme en matière de choucroute, on ne choisit pas non plus les trottoirs de Francfort, de Toulouse ou de Strasbourg pour apprendre à marcher (de Noël).
Mais tout ça est relatif….
Un ami mien de longue date, retenu en otage dans des terres australes pour raison de grèves de la SNCF -- non que la SNCF desservît la plage de Bondi Beach, mais que la française revendication « Pas content ! » conduisit le susdit ami à déserter les fronts de la résistance à l’oppression du petit cheminot. Un ami mien, disais-je donc, vous raconterait qu’il fait beau chez lui, qu’il vient de rentrer de la plage, qu’il a encore du sable entre les doigts de pied, qu’Elsa fricote au soir venu avec Glen, que la montagne est belle et que les jours sont longs et que le bonhomme d’Ampère aurait chez lui une certaine tendance lorsque le courant entrant par sa tête et sortant par ses pieds (gzzztt gzzztt le délicieux frisson), et regardant le point N en désespoir de bons programmes à la télé, a nous indiquer de son bras droit le sens du champ magnétique et de son bras gauche que le potentiomètre est peut-être réglé un peu fort quand même…
Moins relative est la tendance de nos ancêtres et de nos contemporains à faire la bamboula lors de cet annuel Everest de la Nuit. Déjà, les Césars embagousés organisaient des Saturnales, sortes de toge-party où les esclaves à la queue leu-leu chantaient « Au bal, au bal masqué, ohé, ohé… ». Mes voisins, je ne les dénonce pas mais quand même, viennent de fêter Hanoucca. Les afro-américains fêtent Kwanzaa. J’ai même entendu dire que certains vont célébrer Noël, une nouvelle fête sorte de survivance de rites païens ancestraux… .
En résumé pour paraphraser le poète à poil dur, en matière de solstice comme en matière de choucroute, on ne choisit pas non plus les trottoirs de Francfort, de Toulouse ou de Strasbourg pour apprendre à marcher (de Noël).
mardi 18 décembre 2007
[LND] [Essai] Sarkophages (auteur: Nicolas Delaye)
J'habite à Sydney. Le père de Marie (*) habite Laval (*). Chacun ses gouts.
Notez qu'entre Bondy et Bondi, il y a peu de différences hormis un 'i' pas catholique, mais orthodoxe selon les quartiers. La distance de l'ANPE locale et la prison est la même. Mais je m'égare, et pas que du Nord. Je suis à l'Ouest en somme.
Alors que notre bon président, lui, est partout (et même ailleurs), le contribuable ne sait plus ou donner de l'arthrite. Sarko par ci, Sarko par la. Sarko Bruni, Sarko blanchi. Tout le monde en parle s'en vraiment se demander s'il est, ou non, un bon président sans majuscule sinon vous allez m'en faire un fromage.
Qu'est-ce qu'un bon président me direz-vous? Paname et circoncis? Des pains et des jeunes? Un bon président n'est pas un président mort (à part de Gaulle et Mitterrand), mais est un président bien fait (mais pas trop sinon il devient trop coulant).
C'est ce que disait le juge Machin pas plus tard qu'hier à Jacques Chirac: bien fait, monsieur le Président.
Quelles salades pour un fromage!
Notez qu'entre Bondy et Bondi, il y a peu de différences hormis un 'i' pas catholique, mais orthodoxe selon les quartiers. La distance de l'ANPE locale et la prison est la même. Mais je m'égare, et pas que du Nord. Je suis à l'Ouest en somme.
Alors que notre bon président, lui, est partout (et même ailleurs), le contribuable ne sait plus ou donner de l'arthrite. Sarko par ci, Sarko par la. Sarko Bruni, Sarko blanchi. Tout le monde en parle s'en vraiment se demander s'il est, ou non, un bon président sans majuscule sinon vous allez m'en faire un fromage.
Qu'est-ce qu'un bon président me direz-vous? Paname et circoncis? Des pains et des jeunes? Un bon président n'est pas un président mort (à part de Gaulle et Mitterrand), mais est un président bien fait (mais pas trop sinon il devient trop coulant).
C'est ce que disait le juge Machin pas plus tard qu'hier à Jacques Chirac: bien fait, monsieur le Président.
Quelles salades pour un fromage!
dimanche 16 décembre 2007
[LND] [En bref] Il est cinq heures (auteur: Nicolas Delaye)
Je suis le dauphin de la plate dauphine
Et la race blanche a mauvaise mine
Les divans sont pleins de laids
Et les Hilton sont pleins de balais
Il est cinq heures
Paris s'éveille
Paris s'éveille
[LND] [Essai] Genèse, et rien (auteur: Nicolas Delaye)
Page 1
Au début, il n'y avait rien. Et puis Dieu, qui s'emmerdait devant Nagui, créa le ciel, la toile et Facebook.
Puis il s’interrogea. Et maintenant, que vais-je faire, de tout ce temps, que sera ma vie? De tous ces gens, qui m'indiffè-rent, maintenant, que je suis inscris? Pourquoi ne nagerais-je pas nonchalamment dans le network nébuleux des nerds onanistes que naguère nous narguions à vue de nez? Pourquoi tant de 'n'?
Parce que c'est dans l'écrit que réside la douleur disait le fakir royal. C'est dans le monde conique (*) que reposent les verbes de joie (*). C'est dans le bottin qu'on reconnait ses vrais amis. Ceux qui entre une partie de Halo (qui est à l'appareil?) et la lecture de lequipe.fr prennent la peine de communiquer au monde entier (en porcelaine) avec leurs doigts pleins de chips la platitude de leurs vies palpitantes et qui n'hésitent pas une seconde à répondre 'kestadi?' à l'amoureux transi ou à l'amoureuse en transit qui leur propose tendrement la botte.
En un mot comme en cent, j'ai des histoires à raconter, et je compte bien en faire profiter ceux et celles dont la témérité internaute saura s'accommoder de nouvelles brèves et moins brèves sur tout et rien dont au sujet desquelles on pourrait à raison s'interroger de la pertinence.
Et au septième jour, pouf pouf.
Au début, il n'y avait rien. Et puis Dieu, qui s'emmerdait devant Nagui, créa le ciel, la toile et Facebook.
Puis il s’interrogea. Et maintenant, que vais-je faire, de tout ce temps, que sera ma vie? De tous ces gens, qui m'indiffè-rent, maintenant, que je suis inscris? Pourquoi ne nagerais-je pas nonchalamment dans le network nébuleux des nerds onanistes que naguère nous narguions à vue de nez? Pourquoi tant de 'n'?
Parce que c'est dans l'écrit que réside la douleur disait le fakir royal. C'est dans le monde conique (*) que reposent les verbes de joie (*). C'est dans le bottin qu'on reconnait ses vrais amis. Ceux qui entre une partie de Halo (qui est à l'appareil?) et la lecture de lequipe.fr prennent la peine de communiquer au monde entier (en porcelaine) avec leurs doigts pleins de chips la platitude de leurs vies palpitantes et qui n'hésitent pas une seconde à répondre 'kestadi?' à l'amoureux transi ou à l'amoureuse en transit qui leur propose tendrement la botte.
En un mot comme en cent, j'ai des histoires à raconter, et je compte bien en faire profiter ceux et celles dont la témérité internaute saura s'accommoder de nouvelles brèves et moins brèves sur tout et rien dont au sujet desquelles on pourrait à raison s'interroger de la pertinence.
Et au septième jour, pouf pouf.
samedi 15 décembre 2007
[LND] [Note] Desproges est vivant. Mon cul! (auteur: Nicolas Delaye)
Je l'ai bien vu à la télé, terrassé par les métastases et la cuistrerie de ses contemporains, au cimetière breton de Plumors-Tumeurs.
Et depuis sa mise en bière, silence radio au tribunal. Il nous rabâche toujours les mêmes sketches. Enfin quand je dis il, je veux dire 'ils', les nostalgiques, les champions du ‘copier-coller’ qui peignent la toile de citations plus ou moins éculées, et je baise mes mots.
Alors c'est à toi que je m'adresse, Laurent, Stéphane ou Caroline, toi qui es à la préhistoire de ton cancer et qui te morfonds un peu en vain de l'absence de nouveaux textes de Desproges sur les ondes decérébro-phoniques.
Il ne tient qu'à toi, et un peu à moi, de te sortir les doigts et de les poser, après t'être bien lavé les mains et avant de te les salir, sur ton clavier. Je te lance un défi. Ecris des mots rigolos avec plein de références et de contrepets que seul toi peux comprendre. Je te défis d'aller aussi loin dans l'évocation de nos amis judéo pas chrétiens en des temps ou être un caucasien catholique gagnant plus que le SMIC relève de la provocation. Sauras-tu faire mieux que les nouveaux comiques qui suintent la vulgarité à grosses gouttes dans leurs beaux habits alors que chacun sait que l'habit ne fait pas le moite?
Oui la mort de Desproges a causé de l'émoi, mais non non non non cet émoi n'est pas mort, car il ...
Vous voulez plus de Desproges? Il ne tient qu'à vous, englués des zygomatiques, d'en faire autant. Enfin, d'essayer.
Messieurs les englués: tirez les premiers!
Et depuis sa mise en bière, silence radio au tribunal. Il nous rabâche toujours les mêmes sketches. Enfin quand je dis il, je veux dire 'ils', les nostalgiques, les champions du ‘copier-coller’ qui peignent la toile de citations plus ou moins éculées, et je baise mes mots.
Alors c'est à toi que je m'adresse, Laurent, Stéphane ou Caroline, toi qui es à la préhistoire de ton cancer et qui te morfonds un peu en vain de l'absence de nouveaux textes de Desproges sur les ondes decérébro-phoniques.
Il ne tient qu'à toi, et un peu à moi, de te sortir les doigts et de les poser, après t'être bien lavé les mains et avant de te les salir, sur ton clavier. Je te lance un défi. Ecris des mots rigolos avec plein de références et de contrepets que seul toi peux comprendre. Je te défis d'aller aussi loin dans l'évocation de nos amis judéo pas chrétiens en des temps ou être un caucasien catholique gagnant plus que le SMIC relève de la provocation. Sauras-tu faire mieux que les nouveaux comiques qui suintent la vulgarité à grosses gouttes dans leurs beaux habits alors que chacun sait que l'habit ne fait pas le moite?
Oui la mort de Desproges a causé de l'émoi, mais non non non non cet émoi n'est pas mort, car il ...
Vous voulez plus de Desproges? Il ne tient qu'à vous, englués des zygomatiques, d'en faire autant. Enfin, d'essayer.
Messieurs les englués: tirez les premiers!
samedi 1 décembre 2007
[LND] [Note] Pour devenir un nouveau Desproges (auteur: Nicolas Delaye)
Si vous pensez avoir des talents de conteur satirique, c'est très simple:
1. Postez un commentaire à ce message avec un texte de votre composition concis, rigolo et pertinent, mais sans faute (s?) d'orthographe et (ni?) de grammaire, et sans citations ou paraphrases du Maître.
2. Le jury des nouveaux Desproges, constitué essentiellement de tous les nouveaux Desproges, jugera le texte avec des critères totalement arbitraires.
3. Si le texte plait, l'un des LND vous contactera à l'occasion ou un peu après pour vous donner accès au site ainsi que des instructions vous permettant de poster à loisir plus haut que votre culte et de rendre vos œuvres accessibles sous votre nom ou pseudo à la droite du blog, du fisc et du saint-Esprit.
N'hésitez à poser des questions car il n'y a pas de questions idiotes, il n'y a que des gens idiots.
A vous.
1. Postez un commentaire à ce message avec un texte de votre composition concis, rigolo et pertinent, mais sans faute (s?) d'orthographe et (ni?) de grammaire, et sans citations ou paraphrases du Maître.
2. Le jury des nouveaux Desproges, constitué essentiellement de tous les nouveaux Desproges, jugera le texte avec des critères totalement arbitraires.
3. Si le texte plait, l'un des LND vous contactera à l'occasion ou un peu après pour vous donner accès au site ainsi que des instructions vous permettant de poster à loisir plus haut que votre culte et de rendre vos œuvres accessibles sous votre nom ou pseudo à la droite du blog, du fisc et du saint-Esprit.
N'hésitez à poser des questions car il n'y a pas de questions idiotes, il n'y a que des gens idiots.
A vous.
Inscription à :
Articles (Atom)