J'y pense et puis j’écris
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LND
PS: Les contrepèteries potentielles sont parfois suggérées par des (*)
dimanche 25 mai 2008
[LND] [En bref] Le festival déconne (auteur: Nicolas Delaye)
En Avril, ne te découvre pas d’un film. En Mai filme ce qu’il te plaît. Tel est le message que nous assène chaque année avec une régularité de tiers provisionnel le festival de Cannes.
Ah, le festival de Cannes ! Le plus grand festival de … festivals au monde. Sélection officielle, quinzaine des réalisateurs, camera d’or, un certain regard, séances spéciales, prix très spécial du jury passque c’est lui qui décide, festival de courts métrages des pygmées nains naturistes de Lilliput. La liste est longue.
Cette chronique s’adresse à ceux qui veulent tout savoir, ou du moins en savoir suffisamment sur les nombreux festivals du festival pour en jeter dans les soirées mondaines et à Qui veut gagner des millions ?
Le festival de connes
La fameuse tartelette de Cannes se déguste sans compter. C’est d’ailleurs son concept. De nombreuses tartelettes exhibent leur cœur croisette pour les vaincus.
Tandis qu’Isabelle Carrée et Charlize Téronde montrent leurs formes, Angelica Jolie révèle le nom de ses jumeaux. Ils s’appelleront tous les deux Salade de fruits. Ah, on m’annonce que ce sont des triplés. En tout cas, ils plaisent à mon père. Ils plaisent à ma mère.
Sur le court central, Jessica Alebas joue dans Met le haut de Claude Sautait. Monica Beloussa, venue présenter Transalpine, enflamme le pavillon. Les fans se bousculent. Il y a plein de monde au balcon.
Le festival de cannes
La section Un certain regard rend cette année hommage aux nombreux aveugles de France qui refusent de se rendre au cinéma depuis la disparition des frères Lumière.
Pour leur en mettre plein la vue, le fameux tapis rouge est remplacé par du papier à bulles qui permet de lire les sous-titres avec les pieds. Marchant sur un morceau de papier ponce qui trainait, Gilbert Montagne croit voir un film avec Djamel Debbouze. Il en profite pour déclarer à la presse regretter la disparition du Jeu des mille francs sur la 2.
Le festival d’aujourd’hui se termine du coté de Hyères. D’où le vieux dicton provençal : au pays des aveugles, Bormes-les-Mimosas.
Le festival de cannes bis
L’événement du festival, c’est en aucun doute l’avant première mondiale (ou presque – le film a fait l’ouverture du festival du Sichuan organisé en hommage aux Parkinsoniens chinois un peu secoués sur les bords) d’Indiana Jones et ses 2 boules de cristal. Il est presque impossible d’avoir des tickets. Heureusement, j’ai pu voir le film la veille sur Internet en 16/9 et son Dolby Digital.
Résumé : Indy perd la boule un mois après avoir pris sa retraite. Il décide de faire comme Tintin dans Le temple du soleil et Les 7 boules de cristal. S’appuyant sur son savoir acquis aux Etats-Unis pendant ses années lycée, il se rend chez les mayas alors que, comme chacun sait, le temple du soleil (comme Indy lui-même) est inca. Après une série de péripéties toutes aussi incroyables les unes que les autres (on lui vole son passeport, il paie deux fois plus cher son ticket de bus que les locaux, il se bat contre des cafards normaux dans sa chambre, on lui refuse l’entrée dans toutes les auberges de jeunesse) il finit par retrouver Tintin. Mais Tintin s’accroche à son histoire belge et veut en rester le héros. C’est l’affrontement. Voulant fouetter l’insolent, Indy se goure de poche et lance son Sonotone dans les dents du golfeur. En représailles, Tintin, qui a le vent en houppe, décoche un coup de savate dans les valseuses du professeur qui en perd la deuxième (d’où le titre). Une suite est déjà en chantier. Elle s’appellera Indiana Jones et la morsure du dentier en or. On en brame d’impatience.
L’festivol d’Connes
L’autre événement du festival, c’est Danny Boon qui présente son dernier film, Bienvenue chez les Chleus, qui casse la baraque à Frite, petit village près de Rouen où, contrairement à la croyance populaire, Jeanne d’Arc ne fut pas brûlée mais ébouillantée à la Fruidor. Je dis graisse.
Le film raconte l’histoire d’un goy qui se fait passer pour un juif dans l’espoir de faire du cinéma et qui se retrouve de fait déporté par accident à Pachau, près du camp retranché de Petipogrum où, pour tout dire, on se les gèle. En dépit du caractère peu primesautier des locaux, le héros finit par s’y plaire et raconte à leur sujet tout un tas de méchancetés pour dissuader son épouse de venir l’y rejoindre. Et qu’ils sont méchants, qu’il n’y a pas d’eau dans les douches, qu’on le réveille 12 fois par nuit pour nettoyer les sanitaires sans les mains. Convaincue qu’il lui ment, sa femme lui rend visite à l’improviste avant de réaliser que, tout compte fait, il avait raison. Afin de préserver l’effet de surprise, nous ne raconterons pas la fin. Sachez tout de même qu’il n’y aura sûrement pas de suite.
A la conférence de presse, Boon fait sensation en révélant qu’il a lui aussi souffert du racisme lors de sa jeunesse, du fait que son vrai prénom est Yul, sa maman ayant visiblement un faible pour les chauves ténébreux.
Le festimal de crâne
Plus encore que l’année précédente, la sélection officielle est un patchwork hétérogène (ce qui est sûrement un pléonasme) de films dont l’absence de cohérence rend la tâche du jury presque aussi difficile que celle des caissières.
Se croisent pêle-mêle Signal de Woody Allen, un film cochon des frères couenne et Tant qu’il y a aura des hommes, documentaire hommage à Pascal Sevran.
Le président du jury, Sean, peine.
Le festival de Khâgne
Pour La camera dort, festival consacré au cinéma français d’auteur, les ralentis en noir et blanc sur des casseroles d’eau qui boue et les aphorismes du 3ème siècle sont cette année à l’honneur. Des critiques de Télérama et des Inrocks sont pris en flagrant délit de masturbation devant un plan séquence de 3h18 durant lequel un Suédois joue à Guitar Hero avec la mort sur sa Playstation. Affaiblie par son handicap (vous avez déjà essayé de jouer à Guitar Hero avec une faux ?), la mort abdique sans même atteindre les 200,000 points.
Enfin c’est ce qu’on m'a raconté. Je n’ai pas pu venir parce que j’étais à la conférence de presse de Polnareff qui avait promis qu’il viendrait sans lunettes. Il s’agissait d’une erreur typographique dans le dossier de presse puisqu’en effet Polnareff est venu sans Lucette, sa compagne actuelle, indisponible parce qu’elle fêtait non pas sa tante (*) mais son bac.
Le festival déclame
Les politiques, eux aussi, présentent leurs dernières œuvres sur la croisette.
Sarkozy, qui n’est probablement pas allé au cinéma depuis 1992, propose le service minimum pour les ouvreuses. Ségolène, royale, nous bouleverse une fois de plus de précision en déclarant que sous elle (où le siècle perce moins ces derniers temps), la France verra des films plus justes et plus proches des Français. Bayrou déclare que s’il était président de la république, jamais plus un enfant n’aurait l’air aussi triste et, que bien sûr, on aurait Mickey comme premier ministre. François le premier digère mal la comparaison qui évoquerait qu’un sang impur abreuve notre Fillon.
La hors compétition
Le festival, aussi, a ses exclus. Cette année, le couperet est tombé encore plus sauvagement qu’il y a 2 ans. La liste des absents est longue. On retiendra David Trezeguet, film Franco Argentin qui cartonne de l’autre coté des Alpes mais peine à atteindre son but chez nous.
On annonce déjà pour l’année prochaine en ouverture et en hors compétition le nouveau James Bond, Permis d’aider, filmé en Birmanie, au Groenland et dans la Creuse. James tente d’installer a Rangoon une nouvelle junte pour arrêter la guerre civile et autoriser l’arrivée de l’aide internationale après le passage du typhon Sapourrir.
D’où ce vieux diction birman: quand la junte se crée, le napalm dort.
Message personnel: Merci Greg
Exclusif: on m'annonce que la Palme d'Or 2008 a été remise à Entre les murs de Bertrand Cantat.... Ah... non ... il s'agit en fait de Laurent Cantet!
Ah, le festival de Cannes ! Le plus grand festival de … festivals au monde. Sélection officielle, quinzaine des réalisateurs, camera d’or, un certain regard, séances spéciales, prix très spécial du jury passque c’est lui qui décide, festival de courts métrages des pygmées nains naturistes de Lilliput. La liste est longue.
Cette chronique s’adresse à ceux qui veulent tout savoir, ou du moins en savoir suffisamment sur les nombreux festivals du festival pour en jeter dans les soirées mondaines et à Qui veut gagner des millions ?
Le festival de connes
La fameuse tartelette de Cannes se déguste sans compter. C’est d’ailleurs son concept. De nombreuses tartelettes exhibent leur cœur croisette pour les vaincus.
Tandis qu’Isabelle Carrée et Charlize Téronde montrent leurs formes, Angelica Jolie révèle le nom de ses jumeaux. Ils s’appelleront tous les deux Salade de fruits. Ah, on m’annonce que ce sont des triplés. En tout cas, ils plaisent à mon père. Ils plaisent à ma mère.
Sur le court central, Jessica Alebas joue dans Met le haut de Claude Sautait. Monica Beloussa, venue présenter Transalpine, enflamme le pavillon. Les fans se bousculent. Il y a plein de monde au balcon.
Le festival de cannes
La section Un certain regard rend cette année hommage aux nombreux aveugles de France qui refusent de se rendre au cinéma depuis la disparition des frères Lumière.
Pour leur en mettre plein la vue, le fameux tapis rouge est remplacé par du papier à bulles qui permet de lire les sous-titres avec les pieds. Marchant sur un morceau de papier ponce qui trainait, Gilbert Montagne croit voir un film avec Djamel Debbouze. Il en profite pour déclarer à la presse regretter la disparition du Jeu des mille francs sur la 2.
Le festival d’aujourd’hui se termine du coté de Hyères. D’où le vieux dicton provençal : au pays des aveugles, Bormes-les-Mimosas.
Le festival de cannes bis
L’événement du festival, c’est en aucun doute l’avant première mondiale (ou presque – le film a fait l’ouverture du festival du Sichuan organisé en hommage aux Parkinsoniens chinois un peu secoués sur les bords) d’Indiana Jones et ses 2 boules de cristal. Il est presque impossible d’avoir des tickets. Heureusement, j’ai pu voir le film la veille sur Internet en 16/9 et son Dolby Digital.
Résumé : Indy perd la boule un mois après avoir pris sa retraite. Il décide de faire comme Tintin dans Le temple du soleil et Les 7 boules de cristal. S’appuyant sur son savoir acquis aux Etats-Unis pendant ses années lycée, il se rend chez les mayas alors que, comme chacun sait, le temple du soleil (comme Indy lui-même) est inca. Après une série de péripéties toutes aussi incroyables les unes que les autres (on lui vole son passeport, il paie deux fois plus cher son ticket de bus que les locaux, il se bat contre des cafards normaux dans sa chambre, on lui refuse l’entrée dans toutes les auberges de jeunesse) il finit par retrouver Tintin. Mais Tintin s’accroche à son histoire belge et veut en rester le héros. C’est l’affrontement. Voulant fouetter l’insolent, Indy se goure de poche et lance son Sonotone dans les dents du golfeur. En représailles, Tintin, qui a le vent en houppe, décoche un coup de savate dans les valseuses du professeur qui en perd la deuxième (d’où le titre). Une suite est déjà en chantier. Elle s’appellera Indiana Jones et la morsure du dentier en or. On en brame d’impatience.
L’festivol d’Connes
L’autre événement du festival, c’est Danny Boon qui présente son dernier film, Bienvenue chez les Chleus, qui casse la baraque à Frite, petit village près de Rouen où, contrairement à la croyance populaire, Jeanne d’Arc ne fut pas brûlée mais ébouillantée à la Fruidor. Je dis graisse.
Le film raconte l’histoire d’un goy qui se fait passer pour un juif dans l’espoir de faire du cinéma et qui se retrouve de fait déporté par accident à Pachau, près du camp retranché de Petipogrum où, pour tout dire, on se les gèle. En dépit du caractère peu primesautier des locaux, le héros finit par s’y plaire et raconte à leur sujet tout un tas de méchancetés pour dissuader son épouse de venir l’y rejoindre. Et qu’ils sont méchants, qu’il n’y a pas d’eau dans les douches, qu’on le réveille 12 fois par nuit pour nettoyer les sanitaires sans les mains. Convaincue qu’il lui ment, sa femme lui rend visite à l’improviste avant de réaliser que, tout compte fait, il avait raison. Afin de préserver l’effet de surprise, nous ne raconterons pas la fin. Sachez tout de même qu’il n’y aura sûrement pas de suite.
A la conférence de presse, Boon fait sensation en révélant qu’il a lui aussi souffert du racisme lors de sa jeunesse, du fait que son vrai prénom est Yul, sa maman ayant visiblement un faible pour les chauves ténébreux.
Le festimal de crâne
Plus encore que l’année précédente, la sélection officielle est un patchwork hétérogène (ce qui est sûrement un pléonasme) de films dont l’absence de cohérence rend la tâche du jury presque aussi difficile que celle des caissières.
Se croisent pêle-mêle Signal de Woody Allen, un film cochon des frères couenne et Tant qu’il y a aura des hommes, documentaire hommage à Pascal Sevran.
Le président du jury, Sean, peine.
Le festival de Khâgne
Pour La camera dort, festival consacré au cinéma français d’auteur, les ralentis en noir et blanc sur des casseroles d’eau qui boue et les aphorismes du 3ème siècle sont cette année à l’honneur. Des critiques de Télérama et des Inrocks sont pris en flagrant délit de masturbation devant un plan séquence de 3h18 durant lequel un Suédois joue à Guitar Hero avec la mort sur sa Playstation. Affaiblie par son handicap (vous avez déjà essayé de jouer à Guitar Hero avec une faux ?), la mort abdique sans même atteindre les 200,000 points.
Enfin c’est ce qu’on m'a raconté. Je n’ai pas pu venir parce que j’étais à la conférence de presse de Polnareff qui avait promis qu’il viendrait sans lunettes. Il s’agissait d’une erreur typographique dans le dossier de presse puisqu’en effet Polnareff est venu sans Lucette, sa compagne actuelle, indisponible parce qu’elle fêtait non pas sa tante (*) mais son bac.
Le festival déclame
Les politiques, eux aussi, présentent leurs dernières œuvres sur la croisette.
Sarkozy, qui n’est probablement pas allé au cinéma depuis 1992, propose le service minimum pour les ouvreuses. Ségolène, royale, nous bouleverse une fois de plus de précision en déclarant que sous elle (où le siècle perce moins ces derniers temps), la France verra des films plus justes et plus proches des Français. Bayrou déclare que s’il était président de la république, jamais plus un enfant n’aurait l’air aussi triste et, que bien sûr, on aurait Mickey comme premier ministre. François le premier digère mal la comparaison qui évoquerait qu’un sang impur abreuve notre Fillon.
La hors compétition
Le festival, aussi, a ses exclus. Cette année, le couperet est tombé encore plus sauvagement qu’il y a 2 ans. La liste des absents est longue. On retiendra David Trezeguet, film Franco Argentin qui cartonne de l’autre coté des Alpes mais peine à atteindre son but chez nous.
On annonce déjà pour l’année prochaine en ouverture et en hors compétition le nouveau James Bond, Permis d’aider, filmé en Birmanie, au Groenland et dans la Creuse. James tente d’installer a Rangoon une nouvelle junte pour arrêter la guerre civile et autoriser l’arrivée de l’aide internationale après le passage du typhon Sapourrir.
D’où ce vieux diction birman: quand la junte se crée, le napalm dort.
Message personnel: Merci Greg
Exclusif: on m'annonce que la Palme d'Or 2008 a été remise à Entre les murs de Bertrand Cantat.... Ah... non ... il s'agit en fait de Laurent Cantet!
lundi 28 avril 2008
[LND] [Criticon] Le flagrant des livres (Director's cut) (auteur: Nicolas Delaye)
NDLR - ce Director's cut a ete entierement retouche de ses fautes de jeunesse (accords de participe, accents zegus etc.) par un anonyme tellement en colere qu'il a oublie de signer.
Merci a toi qui me retouche avec les doigts.
Nicolas,
utilisateur de QWERTY depuis son Australie pas natale.
AVERTISSEMENT – Toute ressemblance avec des textes de Desproges est totalement non fortuite (neuf à la rigueur) puisqu’il s’agit d’un hommage. Pour l’hommage à Ray Charles, veuillez palper la section en braille en bas à droite de votre écran. Et surtout, attention... à la marche.
Françaises, Français
Comiques, comiques
Rollin, Roldeux
Mon président, sa chienne
Carla Bruni, Sarko blêmit
Chère pierre tombale,
Je viens d’acheter avec un peu de scepticisme et l’équivalent de 4 Big Mac d’euros le livre hommage d’un collectif de gens plus ou moins connus qui comprend également un florilège de vos œuvres (bref, une compil) dont le maître d’ouvrage, un certain Professeur Rollin, ne nous a pas exactement pondu un ouvrage de maître. Je résume le concept. Attention, ça va aller vite.
François, à la recherche de sousous sans temps perdu, envoie 33 textos à des amis désœuvrés et leur demande d’épeler Desproges en moins de 3000 signes et de temps qu’il n’en faut au prix du riz pour s’aligner sur celui du caviar. Il paie, pas cher, un rat de bibliothèque pour extraire et compiler le "top" des œuvres de l’accusé, un certain Pierre Desproges. Il mélange le tout en oubliant au passage accents, points et autres signes de ponctuation, à tel point que le lecteur se demande s’il lit du Desproges, de l’Apollinaire ou du franglais, ce qui, je le rappelle aux étrangers de la comtesse et amateurs de télé réalité, est une contrepèterie. Et tout ça dans la collection Points. Il emprunte un titre aux Inrockuptibles. Le résultat nous donne Desproges est vivant, dont la meilleure partie reste les 175 dernières pages, c'est-à-dire le florilège (moi les bottes). Le livre en comptant 176, mieux vaut commencer après l'entracte.
Mais je médis et pas que de Nantes; la démarche était peut-être bien intentionnée. Qui sait, les bénéfices seront-ils reversés à l’association des cancéreux du bras gauche (ah non, ça c’était le cascadeur de Lederman) ou des lanceurs de boudin blanc. Un conseil, Professeur Rollin, vous qui aimeriez visiblement vous faire maître, ne vous attachez pas trop à votre idole, car c’est en s’attachant qu’on devient tâcheron !
Venons-en aux faits. Le collectif Les nouveaux Desproges, constitué principalement de moi-même, accusons monsieur Pierre Desproges, écrivain amuseur de l’époque fin Mike Brandt-début de soirée, d’être mort avant la fin de son contrat.
Premiero, nous contestons avec une fermeté de Viagréique les allégations faites ici et là que comme quoi Desproges y serait vivant. Nous nous sommes d’ailleurs déjà brillamment mais sobrement expliqué sur ce sujet dans une précédente chronique intitulée Desproges est vivant – mon cul ! (http://lesnouveauxdesproges.blogspot.com/2007/12/desproges-est-vivant-mon-cul.html) disponible sur la toile à un prix tellement dérisoire qu’avec ça tu fais même pas Paris-Roubaix avec Ryan Air.
Je vous le demande, messieurs les jurés sur la tête de votre mère, pouvez-vous croire une seule seconde que l’accusé, ici présent dans nos mémoires et sur nos économiseurs d’écran, puisse être encore en vie sans s’être une fois exprimé sur les grands événements de ces dernières années tels que la guerre en Irak ou la victoire de l’OM sur le PSG ? Sans lui, est-ce que tout, tout, tout, vous sauriez tout sur Lady Di ?Desproges est vivant ! N’importe quoi ! Il y a de quoi se les moissonner-lier. Et pourquoi pas Jean Pierre Foucault tant qu’on y est ? Au mieux, il est à Vientiane sur les lieux de son enfance. Je veux dire qu’il est lao sur la montagne.
Deuxiemo, nous accusons l’accusé de nous avoir abandonnés aux mains et surtout aux doigts peu graciles des "comiques" Français même pas troupiers ou l’inverse qui nous ramonent le PAF depuis 20 ans avec leur humour en plomb et leur nouilles encore. N’exagérons rien. On a quand même bien ri en France depuis la mort de Desproges. Balladur, les 35 heures, la dernière coupe du monde de Rugby, tout ça, ça valait quand même son pesant de vache folle. Mais vous ne m’enlèverez pas de la tête que même les rescapés du tapage sur le bide en perdent leur humour quand ils se sentent obligés d’évoquer, la larme au poing et l’hommage au désespoir, la mémoire du défunt. Te rends-tu compte, mon cher Pierre (je sais que tu as horreur qu’on te tutoie mais que veux tu que la bonne y fasse ?), qu’à cause de ton écrasante supériorité comique sur les meilleurs discours de Michel Rocard, Chabat n’a pas été drôle dans son hommage à ton génie. Quant à Decaunes, on aurait dit le chanteur homonyme... Chabat de l’aile et Antoine déconne. Je sais que, à l’instar du steak tartare, le cynisme n’est jamais du tout cuit mais tout de même, qu’ils suivent leur vocation les rigolos des années zéro (je veux dire de 2001 a 2010) ! Pas plus tard qu’hier un ami ougandais me confiait : "Moi la mine, c’est mon dada".
Trimo, l’avenir n’est pas rose. Anne ma sœur Anne, ne vois-tu rien venir ? Je ne vois que le sommeil qui foudroie et le comique qui merdoie.
Eu égard à la gravité des actes, je propose que l’accusé soit privé à jamais de toute espèce de digne successeur, que les hommages et pompages en tout genre se répandent comme le virus d’ebola à la Mecque et que les ersatz se multiplient comme les maris de Cecilia.
Mais je vous préviens, tout déni du génie littéraire de l’autre là-haut tombera à l’eau. Si vous attaquez Desproges, j’irai cracher sur Nothomb. Evian!
Donc Desproges est coupable, mais son avocat de force majeure vous en convaincra mieux que moi.
Merci a toi qui me retouche avec les doigts.
Nicolas,
utilisateur de QWERTY depuis son Australie pas natale.
AVERTISSEMENT – Toute ressemblance avec des textes de Desproges est totalement non fortuite (neuf à la rigueur) puisqu’il s’agit d’un hommage. Pour l’hommage à Ray Charles, veuillez palper la section en braille en bas à droite de votre écran. Et surtout, attention... à la marche.
Françaises, Français
Comiques, comiques
Rollin, Roldeux
Mon président, sa chienne
Carla Bruni, Sarko blêmit
Chère pierre tombale,
Je viens d’acheter avec un peu de scepticisme et l’équivalent de 4 Big Mac d’euros le livre hommage d’un collectif de gens plus ou moins connus qui comprend également un florilège de vos œuvres (bref, une compil) dont le maître d’ouvrage, un certain Professeur Rollin, ne nous a pas exactement pondu un ouvrage de maître. Je résume le concept. Attention, ça va aller vite.
François, à la recherche de sousous sans temps perdu, envoie 33 textos à des amis désœuvrés et leur demande d’épeler Desproges en moins de 3000 signes et de temps qu’il n’en faut au prix du riz pour s’aligner sur celui du caviar. Il paie, pas cher, un rat de bibliothèque pour extraire et compiler le "top" des œuvres de l’accusé, un certain Pierre Desproges. Il mélange le tout en oubliant au passage accents, points et autres signes de ponctuation, à tel point que le lecteur se demande s’il lit du Desproges, de l’Apollinaire ou du franglais, ce qui, je le rappelle aux étrangers de la comtesse et amateurs de télé réalité, est une contrepèterie. Et tout ça dans la collection Points. Il emprunte un titre aux Inrockuptibles. Le résultat nous donne Desproges est vivant, dont la meilleure partie reste les 175 dernières pages, c'est-à-dire le florilège (moi les bottes). Le livre en comptant 176, mieux vaut commencer après l'entracte.
Mais je médis et pas que de Nantes; la démarche était peut-être bien intentionnée. Qui sait, les bénéfices seront-ils reversés à l’association des cancéreux du bras gauche (ah non, ça c’était le cascadeur de Lederman) ou des lanceurs de boudin blanc. Un conseil, Professeur Rollin, vous qui aimeriez visiblement vous faire maître, ne vous attachez pas trop à votre idole, car c’est en s’attachant qu’on devient tâcheron !
Venons-en aux faits. Le collectif Les nouveaux Desproges, constitué principalement de moi-même, accusons monsieur Pierre Desproges, écrivain amuseur de l’époque fin Mike Brandt-début de soirée, d’être mort avant la fin de son contrat.
Premiero, nous contestons avec une fermeté de Viagréique les allégations faites ici et là que comme quoi Desproges y serait vivant. Nous nous sommes d’ailleurs déjà brillamment mais sobrement expliqué sur ce sujet dans une précédente chronique intitulée Desproges est vivant – mon cul ! (http://lesnouveauxdesproges.blogspot.com/2007/12/desproges-est-vivant-mon-cul.html) disponible sur la toile à un prix tellement dérisoire qu’avec ça tu fais même pas Paris-Roubaix avec Ryan Air.
Je vous le demande, messieurs les jurés sur la tête de votre mère, pouvez-vous croire une seule seconde que l’accusé, ici présent dans nos mémoires et sur nos économiseurs d’écran, puisse être encore en vie sans s’être une fois exprimé sur les grands événements de ces dernières années tels que la guerre en Irak ou la victoire de l’OM sur le PSG ? Sans lui, est-ce que tout, tout, tout, vous sauriez tout sur Lady Di ?Desproges est vivant ! N’importe quoi ! Il y a de quoi se les moissonner-lier. Et pourquoi pas Jean Pierre Foucault tant qu’on y est ? Au mieux, il est à Vientiane sur les lieux de son enfance. Je veux dire qu’il est lao sur la montagne.
Deuxiemo, nous accusons l’accusé de nous avoir abandonnés aux mains et surtout aux doigts peu graciles des "comiques" Français même pas troupiers ou l’inverse qui nous ramonent le PAF depuis 20 ans avec leur humour en plomb et leur nouilles encore. N’exagérons rien. On a quand même bien ri en France depuis la mort de Desproges. Balladur, les 35 heures, la dernière coupe du monde de Rugby, tout ça, ça valait quand même son pesant de vache folle. Mais vous ne m’enlèverez pas de la tête que même les rescapés du tapage sur le bide en perdent leur humour quand ils se sentent obligés d’évoquer, la larme au poing et l’hommage au désespoir, la mémoire du défunt. Te rends-tu compte, mon cher Pierre (je sais que tu as horreur qu’on te tutoie mais que veux tu que la bonne y fasse ?), qu’à cause de ton écrasante supériorité comique sur les meilleurs discours de Michel Rocard, Chabat n’a pas été drôle dans son hommage à ton génie. Quant à Decaunes, on aurait dit le chanteur homonyme... Chabat de l’aile et Antoine déconne. Je sais que, à l’instar du steak tartare, le cynisme n’est jamais du tout cuit mais tout de même, qu’ils suivent leur vocation les rigolos des années zéro (je veux dire de 2001 a 2010) ! Pas plus tard qu’hier un ami ougandais me confiait : "Moi la mine, c’est mon dada".
Trimo, l’avenir n’est pas rose. Anne ma sœur Anne, ne vois-tu rien venir ? Je ne vois que le sommeil qui foudroie et le comique qui merdoie.
Eu égard à la gravité des actes, je propose que l’accusé soit privé à jamais de toute espèce de digne successeur, que les hommages et pompages en tout genre se répandent comme le virus d’ebola à la Mecque et que les ersatz se multiplient comme les maris de Cecilia.
Mais je vous préviens, tout déni du génie littéraire de l’autre là-haut tombera à l’eau. Si vous attaquez Desproges, j’irai cracher sur Nothomb. Evian!
Donc Desproges est coupable, mais son avocat de force majeure vous en convaincra mieux que moi.
samedi 22 mars 2008
[LND] [Note] Je suis pas un PD (auteur: Nicolas Delaye)
Cher(s) fidèle(s) lecteur(s),
3 mois déjà. 3 mois que Carla Bruni et Sarko blanchit. 3 mois que Hollande nous en fait tout un fromage. Mais surtout, 3 mois que le blog Les Nouveaux Desproges (LND pour les initiés et les accros de Nîmes) se répand sur la toile comme [rayez les mentions inutiles] :
- une trainée de poudre
- un pet sur une toile cirée
- « Casse-toi connard !» sur YouTube
- la rosée du printemps sur ta peau nue et nacrée dont les senteurs fiévreuses encore vives de la nuit passée me font se dresser entre autres le pont levis du château imprenable de notre amour trop jeune pour tolérer les effluves ordinaires des matins sans télé.
Devant l’abondant courrier qui ferait passer Gaston pour un fonctionnaire (relisez bien, je ne suis pas sur que ca veuille dire ce que c’est sensé dire, mais je me comprends, c’est l’essentiel – je ne vais quand même pas me mettre à écrire pour les autres), je me vois presque contraint de prendre du recul et d’expliquer certaines choses à certaines personnes que la dignité a moins que ce ne soit la frousse ne me permettent pas de citer, alors qu’on me reproche de faire des phrases trop longues et ampoulées (c’est pour mieux t’éclairer mon enfant), avec des parenthèses partout (c’est de la diffamation !), et de copier en moins bien (tant qu’à faire) feu Pierre Desproges alors que c’est même pas vrai, et non je ne me justifie pas et d’abord c’est çui qui dit qui est.
Personne n’a accusé Mimie Mathy de plagiat quand elle a publié ses Chroniques de la naine ordinaire. J’en suis tombé de haut. Puisque vous voulez parler de Mimie Mathy, il parait, d’après la presse pipelette, qu’elle aurait épousé un grand homme, enfin un homme grand. Ça doit sûrement être plus facile pour s’envoyer en l’air, mais pour mettre bas… En tout cas ils doivent faire des trucs pas prévus dans le Kama Sutra. Je précise à l’intention des mauvaises langues à l’esprit court que la réponse a la question « Qu’est-ce qui sent a la fois la foufoune, les fesses et les pieds ? » n’est pas « Mimie Mathy » mais « un collant roulé en boule ». Mais je digresse de phoque.
Pour résumer le fond de ma pensée, je commence à me dire que j’aurais suscité moins de polémiques eussé-je créé un manuel en ligne du petit terroriste bourré de révélations explosives. Mais même si la critique est aisée (l’enfer !), son dard acéré sent bon le sabre chaud. J’ai d’ailleurs (notez l’inutilité de cet adverbe qui n’en est sans doute pas un) toujours pensé que l’intérêt principal de la critique était le transfert d’importance (de l’artiste vers le critique). Mais parfois la critique, à l’instar des racistes comme disait Senghor et sans reproches, se trompe de colère, a moins que ce ne soit de couleur.
Toutefois … quel mot magnifique qui en dit long sans vraiment le dire comme ce même petit sourire… toutefois disais-je, il me semble opportun d’apporter à la critique quelques éclaircissements sur l’esprit de LND qui Lui permettra, à l’avenir et à l’avenant, de pester plus haut que son cru:
- Je ne suis pas Pierre Desproges – étonnant non?
- Je ne copie ni ne plagie Pierre Desproges, en tout ca pas consciemment – mon style est certainement inspiré de mes lectures dont Desproges fait partie au même titre que San Antonio, Audiard et Desforges (pensez que seul un ‘p’ sépare Desproges de Desforges).
- Le but principal de LND est de permettre à des gens comme vous et moi (enfin surtout comme moi pour le moment) qui écrivent corectement avec deux ‘r’ d’auto publier leurs boutades pour que des gens comme vous et moi puissent lire des trucs plus ou moins rigolos et surtout inédits, au lieu de n’en faire partager que trois clampins en copie cachée de leurs emails futiles – c’est à mon avis aussi productif que de gaver la toile d’aphorismes du maitre, certes géniaux, mais connus de tous et plus éculés qu’une tirade des Bronzés
- Les textes de LND sont pleins de défauts parce que nous ne sommes pas professionnels et ils sont souvent écrits en 10 minutes.
Spéciale dédicace a Mister Kiss : Desproges n’a rien d’intello – c’est sans prétention et accessible a la plupart des QI à trois chiffres
Pour tout vous dire, puisqu’on est entre nous, le seul truc qui me tracasse l’entendement, c’est l’épidémie de modestie qui semble frapper tous les ecriveurs brillants de mon entourage (j en ai plein mes salons – tenez Maurice ca c’est du plagiat par exemple), qui ne s’estiment pas à la hauteur d’un tel challenge. Mais quel challenge ? Vous e-commettez tous les jours de superbes conneries rigolotes sans bouger les oreilles. Pourquoi ne pas en faire profiter les autres ?
Pour finir, je voudrais remercier Traou Max qui, bien que n’ayant publié qu’un texte (http://lesnouveauxdesproges.blogspot.com/2007/12/ben-tiens-le-vla-lsolstice-dhiver.html), a eu le courage de se lancer. Lors de l’unique interview qu’il donna à la sortie du texte, il fit cette déclaration sublime au sujet de la publication sur LND, a moins que ce ne fût au sujet d’Angelina Jolie : « C’est comme entrer dans l’eau froide. Au début, c’est froid. Une fois qu’on est dedans, elle est bonne. ».
Quant à ces râleurs qui font rien qu’à mugir dans nos campagnes, moi ce que j’en dis c’est qu’ils passeront pas l’hiver.
3 mois déjà. 3 mois que Carla Bruni et Sarko blanchit. 3 mois que Hollande nous en fait tout un fromage. Mais surtout, 3 mois que le blog Les Nouveaux Desproges (LND pour les initiés et les accros de Nîmes) se répand sur la toile comme [rayez les mentions inutiles] :
- une trainée de poudre
- un pet sur une toile cirée
- « Casse-toi connard !» sur YouTube
- la rosée du printemps sur ta peau nue et nacrée dont les senteurs fiévreuses encore vives de la nuit passée me font se dresser entre autres le pont levis du château imprenable de notre amour trop jeune pour tolérer les effluves ordinaires des matins sans télé.
Devant l’abondant courrier qui ferait passer Gaston pour un fonctionnaire (relisez bien, je ne suis pas sur que ca veuille dire ce que c’est sensé dire, mais je me comprends, c’est l’essentiel – je ne vais quand même pas me mettre à écrire pour les autres), je me vois presque contraint de prendre du recul et d’expliquer certaines choses à certaines personnes que la dignité a moins que ce ne soit la frousse ne me permettent pas de citer, alors qu’on me reproche de faire des phrases trop longues et ampoulées (c’est pour mieux t’éclairer mon enfant), avec des parenthèses partout (c’est de la diffamation !), et de copier en moins bien (tant qu’à faire) feu Pierre Desproges alors que c’est même pas vrai, et non je ne me justifie pas et d’abord c’est çui qui dit qui est.
Personne n’a accusé Mimie Mathy de plagiat quand elle a publié ses Chroniques de la naine ordinaire. J’en suis tombé de haut. Puisque vous voulez parler de Mimie Mathy, il parait, d’après la presse pipelette, qu’elle aurait épousé un grand homme, enfin un homme grand. Ça doit sûrement être plus facile pour s’envoyer en l’air, mais pour mettre bas… En tout cas ils doivent faire des trucs pas prévus dans le Kama Sutra. Je précise à l’intention des mauvaises langues à l’esprit court que la réponse a la question « Qu’est-ce qui sent a la fois la foufoune, les fesses et les pieds ? » n’est pas « Mimie Mathy » mais « un collant roulé en boule ». Mais je digresse de phoque.
Pour résumer le fond de ma pensée, je commence à me dire que j’aurais suscité moins de polémiques eussé-je créé un manuel en ligne du petit terroriste bourré de révélations explosives. Mais même si la critique est aisée (l’enfer !), son dard acéré sent bon le sabre chaud. J’ai d’ailleurs (notez l’inutilité de cet adverbe qui n’en est sans doute pas un) toujours pensé que l’intérêt principal de la critique était le transfert d’importance (de l’artiste vers le critique). Mais parfois la critique, à l’instar des racistes comme disait Senghor et sans reproches, se trompe de colère, a moins que ce ne soit de couleur.
Toutefois … quel mot magnifique qui en dit long sans vraiment le dire comme ce même petit sourire… toutefois disais-je, il me semble opportun d’apporter à la critique quelques éclaircissements sur l’esprit de LND qui Lui permettra, à l’avenir et à l’avenant, de pester plus haut que son cru:
- Je ne suis pas Pierre Desproges – étonnant non?
- Je ne copie ni ne plagie Pierre Desproges, en tout ca pas consciemment – mon style est certainement inspiré de mes lectures dont Desproges fait partie au même titre que San Antonio, Audiard et Desforges (pensez que seul un ‘p’ sépare Desproges de Desforges).
- Le but principal de LND est de permettre à des gens comme vous et moi (enfin surtout comme moi pour le moment) qui écrivent corectement avec deux ‘r’ d’auto publier leurs boutades pour que des gens comme vous et moi puissent lire des trucs plus ou moins rigolos et surtout inédits, au lieu de n’en faire partager que trois clampins en copie cachée de leurs emails futiles – c’est à mon avis aussi productif que de gaver la toile d’aphorismes du maitre, certes géniaux, mais connus de tous et plus éculés qu’une tirade des Bronzés
- Les textes de LND sont pleins de défauts parce que nous ne sommes pas professionnels et ils sont souvent écrits en 10 minutes.
Spéciale dédicace a Mister Kiss : Desproges n’a rien d’intello – c’est sans prétention et accessible a la plupart des QI à trois chiffres
Pour tout vous dire, puisqu’on est entre nous, le seul truc qui me tracasse l’entendement, c’est l’épidémie de modestie qui semble frapper tous les ecriveurs brillants de mon entourage (j en ai plein mes salons – tenez Maurice ca c’est du plagiat par exemple), qui ne s’estiment pas à la hauteur d’un tel challenge. Mais quel challenge ? Vous e-commettez tous les jours de superbes conneries rigolotes sans bouger les oreilles. Pourquoi ne pas en faire profiter les autres ?
Pour finir, je voudrais remercier Traou Max qui, bien que n’ayant publié qu’un texte (http://lesnouveauxdesproges.blogspot.com/2007/12/ben-tiens-le-vla-lsolstice-dhiver.html), a eu le courage de se lancer. Lors de l’unique interview qu’il donna à la sortie du texte, il fit cette déclaration sublime au sujet de la publication sur LND, a moins que ce ne fût au sujet d’Angelina Jolie : « C’est comme entrer dans l’eau froide. Au début, c’est froid. Une fois qu’on est dedans, elle est bonne. ».
Quant à ces râleurs qui font rien qu’à mugir dans nos campagnes, moi ce que j’en dis c’est qu’ils passeront pas l’hiver.
lundi 28 janvier 2008
[LND] [Essai] Le courage, à demain (auteur: Nicolas Delaye)
Dans quel monde vivons-nous, je vous le demande?
Je rentre à l’instant pas frais et complètement moulu du turbin, rempli de la frustration ordinaire qu’on doit aux autres bipèdes dépressifs qui font rien qu’à vivre leur vie insipide devant nos yeux éteints qui n’en demandent pas tant. Pour tout vous dire, j’ai les boules.
J’avais décidé, vers 22h30, de prendre mon après-midi au taf, et de rentrer en train pour pouvoir me taper une expo de graffitis a l’œil. J’étais confiné dans un wagon de seconde zone lorsque j’aperçus deux préposées à l’entretien des lignes, mais surement pas de la leur, décoller de leur banquette avec la mollesse d’un sumotori hémorroïdaire en laissant choir un énorme gobe laid transpercé de deux pailles, encore à moitié plein d’un liquide pestilentiel d’une couleur indéterminée, mi figue mi Tampax, dont je n’aurais même pas confié le contenu à un jeune sprinter sahélien assoiffé.
Devant mes yeux qui n’en croyaient pas leur tête, l’une des deux bovines de service lança courageusement à sa compagnonne de beuglement : « He Cindy, ouais, c’est pas top cool de laisser ton Cloque Zero par terre ! ». « Rien a péter, » glapit élégamment la charolaise, « y a pas marqué ‘balayeuse’». Et d’une, elle avait tort, car son sac à viande indiquait bien, en langage politiquement correct, quelque chose proche du balai. Et de deux, la nonchalance de son style néo-néanderthalien, qui fait croire aux jeunes du 21ème siècle que même le ciel ne peut pas leur tomber sur la tête, me fit éjaculer l’adrénaline en moins de temps qu’il n’en faut à un socialiste pour ne rien dire ou à Sarkozy pour se contredire.
C’en était trop. Je me mis à bouillir dans ma chemise déjà bien macérée de sueur journalière de cadre ordinaire. J’avais décidé de leur montrer de quel bois je me mêle. J’allais leur faire avaler leur arrogance sans sucre et sans paille. J’étais sur le point de leur apprendre les bonnes manières façon Sébastien Chabal. Quand soudain le train s’arrêta a la station de Moisy-le-sec, près de la cité des Troglodytes, et les deux coupables partirent comme un pet dans une cathédrale, sans le moindre scrupule sur le crime abominable qu’elles venaient de commettre. Et dire que j’allais leur apprendre la vraie vie, celle qu’on ne voit ni dans Voici ni à Koh Lanta.
Je suis une merde.
Je rentre à l’instant pas frais et complètement moulu du turbin, rempli de la frustration ordinaire qu’on doit aux autres bipèdes dépressifs qui font rien qu’à vivre leur vie insipide devant nos yeux éteints qui n’en demandent pas tant. Pour tout vous dire, j’ai les boules.
J’avais décidé, vers 22h30, de prendre mon après-midi au taf, et de rentrer en train pour pouvoir me taper une expo de graffitis a l’œil. J’étais confiné dans un wagon de seconde zone lorsque j’aperçus deux préposées à l’entretien des lignes, mais surement pas de la leur, décoller de leur banquette avec la mollesse d’un sumotori hémorroïdaire en laissant choir un énorme gobe laid transpercé de deux pailles, encore à moitié plein d’un liquide pestilentiel d’une couleur indéterminée, mi figue mi Tampax, dont je n’aurais même pas confié le contenu à un jeune sprinter sahélien assoiffé.
Devant mes yeux qui n’en croyaient pas leur tête, l’une des deux bovines de service lança courageusement à sa compagnonne de beuglement : « He Cindy, ouais, c’est pas top cool de laisser ton Cloque Zero par terre ! ». « Rien a péter, » glapit élégamment la charolaise, « y a pas marqué ‘balayeuse’». Et d’une, elle avait tort, car son sac à viande indiquait bien, en langage politiquement correct, quelque chose proche du balai. Et de deux, la nonchalance de son style néo-néanderthalien, qui fait croire aux jeunes du 21ème siècle que même le ciel ne peut pas leur tomber sur la tête, me fit éjaculer l’adrénaline en moins de temps qu’il n’en faut à un socialiste pour ne rien dire ou à Sarkozy pour se contredire.
C’en était trop. Je me mis à bouillir dans ma chemise déjà bien macérée de sueur journalière de cadre ordinaire. J’avais décidé de leur montrer de quel bois je me mêle. J’allais leur faire avaler leur arrogance sans sucre et sans paille. J’étais sur le point de leur apprendre les bonnes manières façon Sébastien Chabal. Quand soudain le train s’arrêta a la station de Moisy-le-sec, près de la cité des Troglodytes, et les deux coupables partirent comme un pet dans une cathédrale, sans le moindre scrupule sur le crime abominable qu’elles venaient de commettre. Et dire que j’allais leur apprendre la vraie vie, celle qu’on ne voit ni dans Voici ni à Koh Lanta.
Je suis une merde.
vendredi 18 janvier 2008
[LND] [Nécro] Big grisou (auteur: Nicolas Delaye)
5 heures du mat après une nuit trop courte. J’allume la douche et entre dans la télé.
Carlos est mort. Non? Carlos? Mais quel Carlos au fait ? Le Juan d’Espagne ? Carlos de Monac ? Mais non, Carlos, le directeur commercial des jus de fruit Oasis ! Terrassé par un cancer de sprinter qui mis au moins 10 ans dans la vue au diabète pourtant bien parti. Une fermeture éclair en somme.
Pourtant, malgré nos divergences musicales (je ne tolère que les concertos de Ligeti, et encore, uniquement ceux de sa période pré Ray Ventura), je me sens comme absorbé par une mélancolie inexpliquée. Une musique inconnue m’envahit peu à peu, accompagnée de paroles que je pensais perdues dans un recoin de ma mémoire entre la déclaration des droits de l’homme et le code de la route. Papayou ! Mais qu’est-ce que t’as doudou (c’est mon surnom) dis donc ?
Dans mon silence, j’entends les sirènes de pompier. Mon chien aussi. Leur tirlipimpon passe sur le chihuahua. Un coup en l’air. Un coup en bas.
Cette musique, c’est un souvenir du joli temps passé. C’est passé. On s’en fout. Pas moi.
Carlos est mort. Non? Carlos? Mais quel Carlos au fait ? Le Juan d’Espagne ? Carlos de Monac ? Mais non, Carlos, le directeur commercial des jus de fruit Oasis ! Terrassé par un cancer de sprinter qui mis au moins 10 ans dans la vue au diabète pourtant bien parti. Une fermeture éclair en somme.
Pourtant, malgré nos divergences musicales (je ne tolère que les concertos de Ligeti, et encore, uniquement ceux de sa période pré Ray Ventura), je me sens comme absorbé par une mélancolie inexpliquée. Une musique inconnue m’envahit peu à peu, accompagnée de paroles que je pensais perdues dans un recoin de ma mémoire entre la déclaration des droits de l’homme et le code de la route. Papayou ! Mais qu’est-ce que t’as doudou (c’est mon surnom) dis donc ?
Dans mon silence, j’entends les sirènes de pompier. Mon chien aussi. Leur tirlipimpon passe sur le chihuahua. Un coup en l’air. Un coup en bas.
Cette musique, c’est un souvenir du joli temps passé. C’est passé. On s’en fout. Pas moi.
[LND] [Esai] Le sens de l'avide (auteur: Nicolas Delaye)
Tout petit déjà je voulais faire Dieu. Non pas par simple vanité, mais parce que je subodorais que dans ce métier, il y avait pas mal de pognon à se faire. Apres tout, quand on possède la clé de tous les mystères, on possède surement celle du coffre.
Cette idée ne m’a pas lâché jusqu’à ce soir de Noel où j’ai rencontré Dieu pour la première fois. Ce fut aussi la dernière.
C’était au Five Club à Eden Park. A l’intention des athées, cul-de-jatte et communistes qui me lisent par millions, le Five Club est une boite de nuit assez exclusive tenue par les manitous des 3 religions de base (je me comprends), ainsi que Bouddha et Confucius. Les Hindous tentèrent d’y rentrer en vain, mais on leur a dit « Vishnou, la paix !». Ron Hubbard, l’auteur de La Diarrhéique, tenta également de s’introduire en douce mais le videur, MC Soleil lui a dit « Bouge de la ! ».
C’est dire que c’est un club plutôt exclusif mais je connais bien la cousine de la demi-sœur au vaguemestre donc je réussis un soir à y rentrer (dans la boite).
A peine arrivé, je repère la table des VIP (Very Important Prêcheurs). Que des huiles ! La vue de tant de divinités réunies autour d’une même table me fait frissonner de bas en haut et un sentiment de plénitude me parcourt l’échine, ce qui n’est pas une contrepèterie. En d’autres termes, j’hallucine grave ma race.
Ils sont venus ils sont tous là : Jésus, Siddhârta, Elvis, Yahvé, Roboi (des Bains). Il y’a meme Giorgio le fils maudit. Tiens, voila du Buddha observe-je un instant. Et puis là, au détour d’un regard, je l’aperçois : Dieu. Beau comme un… comme lui même. Vif comme Guy. Brillant comme Danny. Sa barbe est si blanche et si longue qu’on peine à le distinguer de Jeanne Moreau. J’avais beau en avoir rêvé, même Sony ne l’avait pas fait.
Je vérifie que mes genoux sont bien huilés, prends mon courage et mon oseille à deux mains, si vous le voulez bien, et je m’introduis dans le cercle, non sans avoir graissé la patte aux cerbères de service, facilement repérables à leurs t-shirts Ceci est mon garde du corps. Les voies du seigneur sont impénétrables qu’y disaient…
Sans même me regarder, Il me demande ce que je veux. Balaise le mec ! Puis je réalise qu’Il se fout bien de ma gueule parce que si j’en crois les livres Mossieur sait déjà ce que je veux lui dire. Je bafouille et me déchire le pantalon avec un crucifix dont je me demande encore ce qu’il faisait là à servir de porte-manteaux. Avec mon teint vert et mes haillons j’ai tout du Yoda albanais. Finalement j’arrive à émettre des sons à peu près cohérents à plusieurs syllabes. « J’aime beaucoup ce que vous faites », Lui lâche-je d’une voix d’actrice de cinéma adulte abordant son premier essai. Pas un regard. Il continue sa discussion avec son fils qui lui dit « Papa je ne peux plus boire de mon sang, je suis nase.» ce a quoi Daddy répond « Si t’es nase arrete !». Fous rires garantis chez les sommités.
Malgré le refus assez clair du donneur, Dieu me propose du sang de son fils. En dépit du dégout qui me tatoue l’âme, j’avale comme une couleuvre. Comme quoi, dégout et des couleuvres, ca ne se discute pas. On se tape le bout de gras, c'est-à-dire le saucisson de licorne dont tout le monde a l’air friand. J’approche à grand pas de la crise de foie.
Je profite de notre intimité éphémère pour Lui poser une ou deux questions informelles sur les origines de l’univers ou c’est qui qu’a commencé au Moyen Orient. Finalement, je me lâche : je lui demande le sens de la vie. Il me regarde droit dans les yeux et me dit d’un ton solennel limite arrogant: « Première porte à droite. Tu y rencontreras une dame. Si elle vend des sacs, c’est le paradis. Si elle est aisée, c’est l’enfer. »
Sans plus attendre et après lui avoir file une sacrée aumône, je prends la porte. Littéralement, car elle ne s’ouvre pas malgré mon classique double axel du poignet droit.
Apres avoir tourné la poignée dans le bon sens, j’entre. Effectivement, il y a une dame. Elle ne porte comme habit qu’une gerbe de feuilles, ce qui n’est sûrement pas le bon terme ni la saison parce qu'on se les gerce un peu. Elle vend des sacs, mais des qui coûtent cher avec des lettres partout et une jolie couleur caca d’oie. Elle a l’air physiquement intelligente comme disait un éminent comique dont le nom échappe à 6 milliards de collègues et moi-même.
Pris d’une pulsion assez peu commune pour un expert comptable, je lui déballe « Vous êtes gironde! ». « Non, je suis normande » me répond-elle la bouche en cul de poule. Je tends la main vers sa poitrine himalayenne. Une main occulte, qui se détache et s’écroule devant mon air ahuri et légèrement contrarié. Lerenard (c’est le nom écrit sur sa gourmette) s’en saisit et me dit : « Mon bon monsieur, apprenez que tous flotteurs vivent au dépend de celui qui les couvent. Cette leçon vaut bien un feuillage sans doute. »
Morale : quand ils sont omnipotents les grands manient tout.
Cette idée ne m’a pas lâché jusqu’à ce soir de Noel où j’ai rencontré Dieu pour la première fois. Ce fut aussi la dernière.
C’était au Five Club à Eden Park. A l’intention des athées, cul-de-jatte et communistes qui me lisent par millions, le Five Club est une boite de nuit assez exclusive tenue par les manitous des 3 religions de base (je me comprends), ainsi que Bouddha et Confucius. Les Hindous tentèrent d’y rentrer en vain, mais on leur a dit « Vishnou, la paix !». Ron Hubbard, l’auteur de La Diarrhéique, tenta également de s’introduire en douce mais le videur, MC Soleil lui a dit « Bouge de la ! ».
C’est dire que c’est un club plutôt exclusif mais je connais bien la cousine de la demi-sœur au vaguemestre donc je réussis un soir à y rentrer (dans la boite).
A peine arrivé, je repère la table des VIP (Very Important Prêcheurs). Que des huiles ! La vue de tant de divinités réunies autour d’une même table me fait frissonner de bas en haut et un sentiment de plénitude me parcourt l’échine, ce qui n’est pas une contrepèterie. En d’autres termes, j’hallucine grave ma race.
Ils sont venus ils sont tous là : Jésus, Siddhârta, Elvis, Yahvé, Roboi (des Bains). Il y’a meme Giorgio le fils maudit. Tiens, voila du Buddha observe-je un instant. Et puis là, au détour d’un regard, je l’aperçois : Dieu. Beau comme un… comme lui même. Vif comme Guy. Brillant comme Danny. Sa barbe est si blanche et si longue qu’on peine à le distinguer de Jeanne Moreau. J’avais beau en avoir rêvé, même Sony ne l’avait pas fait.
Je vérifie que mes genoux sont bien huilés, prends mon courage et mon oseille à deux mains, si vous le voulez bien, et je m’introduis dans le cercle, non sans avoir graissé la patte aux cerbères de service, facilement repérables à leurs t-shirts Ceci est mon garde du corps. Les voies du seigneur sont impénétrables qu’y disaient…
Sans même me regarder, Il me demande ce que je veux. Balaise le mec ! Puis je réalise qu’Il se fout bien de ma gueule parce que si j’en crois les livres Mossieur sait déjà ce que je veux lui dire. Je bafouille et me déchire le pantalon avec un crucifix dont je me demande encore ce qu’il faisait là à servir de porte-manteaux. Avec mon teint vert et mes haillons j’ai tout du Yoda albanais. Finalement j’arrive à émettre des sons à peu près cohérents à plusieurs syllabes. « J’aime beaucoup ce que vous faites », Lui lâche-je d’une voix d’actrice de cinéma adulte abordant son premier essai. Pas un regard. Il continue sa discussion avec son fils qui lui dit « Papa je ne peux plus boire de mon sang, je suis nase.» ce a quoi Daddy répond « Si t’es nase arrete !». Fous rires garantis chez les sommités.
Malgré le refus assez clair du donneur, Dieu me propose du sang de son fils. En dépit du dégout qui me tatoue l’âme, j’avale comme une couleuvre. Comme quoi, dégout et des couleuvres, ca ne se discute pas. On se tape le bout de gras, c'est-à-dire le saucisson de licorne dont tout le monde a l’air friand. J’approche à grand pas de la crise de foie.
Je profite de notre intimité éphémère pour Lui poser une ou deux questions informelles sur les origines de l’univers ou c’est qui qu’a commencé au Moyen Orient. Finalement, je me lâche : je lui demande le sens de la vie. Il me regarde droit dans les yeux et me dit d’un ton solennel limite arrogant: « Première porte à droite. Tu y rencontreras une dame. Si elle vend des sacs, c’est le paradis. Si elle est aisée, c’est l’enfer. »
Sans plus attendre et après lui avoir file une sacrée aumône, je prends la porte. Littéralement, car elle ne s’ouvre pas malgré mon classique double axel du poignet droit.
Apres avoir tourné la poignée dans le bon sens, j’entre. Effectivement, il y a une dame. Elle ne porte comme habit qu’une gerbe de feuilles, ce qui n’est sûrement pas le bon terme ni la saison parce qu'on se les gerce un peu. Elle vend des sacs, mais des qui coûtent cher avec des lettres partout et une jolie couleur caca d’oie. Elle a l’air physiquement intelligente comme disait un éminent comique dont le nom échappe à 6 milliards de collègues et moi-même.
Pris d’une pulsion assez peu commune pour un expert comptable, je lui déballe « Vous êtes gironde! ». « Non, je suis normande » me répond-elle la bouche en cul de poule. Je tends la main vers sa poitrine himalayenne. Une main occulte, qui se détache et s’écroule devant mon air ahuri et légèrement contrarié. Lerenard (c’est le nom écrit sur sa gourmette) s’en saisit et me dit : « Mon bon monsieur, apprenez que tous flotteurs vivent au dépend de celui qui les couvent. Cette leçon vaut bien un feuillage sans doute. »
Morale : quand ils sont omnipotents les grands manient tout.
jeudi 10 janvier 2008
[LND] [En bref] Les nouvelles bévues de l’agence Transgresse (auteur: Nicolas Delaye)
Au tournoi du grand Schla! de Mets-la-bourre, Roger fait des erreurs et Rafael, nada.
La posologie était pourtant claire: pas de Vegemite entre les prises. Heath l'a prise a la Ledger.
A l'approche la 42ème saison des Simpsons, les scénaristes de la série affichent leur solidarité avec ceux d’Hollywood en pratiquant une grève de la fin.
Pendant les préparatifs pour la candidature de Paris aux JO 2012, un représentant en pyrotechnie a déclaré sa flamme au maire. Ce dernier l’a pris au mot.
Jean-Jacques Debout, le mari de la reine de la peinture enfantine vient enfin de révéler ce qu’il faisait le soir de ses noces, ce qui est peut-être un détail pour vous. Il jouait du piano. Et pour moi ca veut dire beaucoup.
La posologie était pourtant claire: pas de Vegemite entre les prises. Heath l'a prise a la Ledger.
A l'approche la 42ème saison des Simpsons, les scénaristes de la série affichent leur solidarité avec ceux d’Hollywood en pratiquant une grève de la fin.
Pendant les préparatifs pour la candidature de Paris aux JO 2012, un représentant en pyrotechnie a déclaré sa flamme au maire. Ce dernier l’a pris au mot.
Jean-Jacques Debout, le mari de la reine de la peinture enfantine vient enfin de révéler ce qu’il faisait le soir de ses noces, ce qui est peut-être un détail pour vous. Il jouait du piano. Et pour moi ca veut dire beaucoup.
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