J'y pense et puis j’écris

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LND

PS: Les contrepèteries potentielles sont parfois suggérées par des (*)


dimanche 22 novembre 2009

[LND] [En bref] On est les champions (auteur : Nicolas Delaye)

L’équipe de France de football s’est qualifiée haut la main pour le championnat du monde de baballe en disposant d’une équipe d’Irlande qui a dépensé beaucoup d’énergie en essayant de jouer au ballon comme tout le monde, alors qu’il ne suffisait pour gagner que d’un capitaine ad hoc menant son équipe d’une main de maitre. Les joueurs Français ont réussi l’exploit de filer les boules à l’adversaire sans toucher la balle.

Totalement verts après la défaite, les Irlandais ont tenté la tactique dite du grand vizir qui consiste à réclamer des qualifs à la place des qualifs. It’s no good les gars ! Que ceux qui n’ont jamais marqué un but décisif les qualifiant pour la coupe du monde dans les dernières minutes des prolongations en touchant le ballon de la main deux fois alors qu’il y avait un double hors-jeu et que tout le monde a vu la faute sauf les trois arbitres qui pourtant étaient à coté de l’action jettent la première pierre ! Bon.

L’affaire a pris depuis des proportions abracadabrantesques, permettant aux medias du monde entier d’oublier un moment la mutation du virus H1N1 dont le ralenti est beaucoup plus ennuyeux. Tandis que les joueurs irlandais se succèdent sur les plateaux de l’émission Passe moi le Celte, les joueurs Français montrent leur but à tous les passants, s’attirant l’ire du peuple de France, dont l’étonnant soutien à l’ennemi s’était fait bien rare depuis le tournoi de Vichy.

Tandis que Mireille Mathieu, un peu perdue sur la géographie, planche sur une reprise de Allez les verts, Eric Cantona, à l’instar du descendant de Geronimo un jour de turista aigue, est sorti de sa réserve en déclarant que Raymond Domenech était l’entraineur le plus nul depuis Louis XVI. Tout d’abord, c’est pas très gentil pour Louis XVI. Et puis souvenons-nous ce n’est qu’à la fin de sa vie que Louis XVI a perdu la tête.

Pas en reste, notre rédaction à écrit à la FIFA pour réclamer que France-Allemagne 1982 soit rejoué, afin d’essuyer la faute terrible de Schumacher sur Battiston qui lui était resté dans les dents. Depuis leur maison de retraite, les intéressés ont confirmé qu’ils étaient prêts à rechausser les crampons, à condition que le match soit fini avant la soupe de 18h.

Devant l’échec de la méthode dure, les Irlandais ont tenté de flatter l’arbitre. Mais, un règlement très clair de la FIFA interdit l’arbitre au cirage après le coup de sifflet.

Bien sûr, au delà du fait que cet indicent tout à fait anodin peut éventuellement soulever le problème potentiellement pertinent de l’absence d’arbitrage vidéo alors que, rappelons le, le grand public ne peut pas se polir les noix discrètement sans être pris, si l’on peut dire, par des cameras de surveillance ou de télévision, il ne faut pas oublier que c’est celui qui dit qui est. C’est vrai quoi ! Ils n’avaient qu’à pas la ramener les eunuques au trèfle ! Traiter Domenech de gros nul avant le match, c’était risqué ! Du coup, ils se sont pris un anneau de Taureau dans le Verseau et un d’Uranus dans la lune.

Résignés, les Irlandais seraient en train de composer une chanson dont l’intégralité des droits sera reversée aux épouses des joueurs de foot biaisés par l’arbitre. Chantée par U2, cette reprise d’une chanson de Daniel Balavoine commence par ces mots bouleversants : « La FIFA, je te veux si tu veux de moi. »

La morale de cette histoire, c’est que les preux et le foot (*) font certes des étincelles mais abiment les vaincus. L’Irlande en pleure. Thierry Henry.

samedi 7 novembre 2009

[LND] [Essai] Tectonik, ta mère ! (auteur: Vaild)

Aujourd’hui, je voudrais m’exprimer sur un sujet qui me tiens particulièrement à cœur. Il s’agit d’un des plus grands fléaux de notre temps, aussi dramatique que le cancer, aussi contagieux que le sida, aussi destructeur que l’Alzheimer, ce mal terrible, tellement abominable que j’ose à peine le nommer. Je le ferais cependant, car je ne pourrais pas critiquer à mon aise si je ne le fais pas, ce qui est mon devoir en tant que citoyen responsable et sarcastique. Cette apocalyptique vomissure de la prétendue civilisation occidentale a pour nom tectonik.

Originellement issue de bas besoins marketings, revendiqués (à tort) par des gens peu scrupuleux qui en ont fait la promotion, plus intéressés par le profit qu’ils pouvaient en tirer que de la catastrophique influence qu’a cette nouvelle (et pitoyable) mode sur nos jeunes, si stupidement malléables. De plus, on peut éventuellement relever le complot international, la coalition à l’échelle mondiale des différentes marques de gel pour cheveux qui sponsorisent gaiment (sont-elles fourbes !) ce mouvement.

Comme la plupart des modes basées sur ce que certains imbéciles cocaïnomanes prennent pour de la musique (doivent-ils être sourds, les pauvres !), elle se compose de trois axes. Du plus important au plus navrant : la musique, la danse, et le mode de vie et de pensée. Enfin, quand je dis pensée…La musique est en fait un ensemble de bruits, désagréables et forts, mélangés n’importe comment sur fond de percussion. En gros, ça donne ça : « BOUM » fois 10, et on recommence. Il n’y a rien à en dire de plus.La danse, elle, a un intérêt. A la seule condition que l’on arrête d’appeler ça une danse. Ces gesticulations spasmodiques de décérébrés hydrophobes encéphaliquement atrophiés, tellement imbibés d’alcool et de bêtise qu’ils sont incapables de distinguer une sonate de Mozart d’une symphonie de Beethoven, ne peut en aucun cas être qualifiée de danse. L’intérêt en question est de permettre à une centaine de jeunes de faire autre chose que de sautiller stupidement sur place sur des bruits marteaupiqueuriens, et de s’esbaudir devant leur « performances ». Grand amateur de valse irlandaise, de tango argentin et de rock acrobatique, pratiquant en plus d’être croyant dans le noble art de la danse (de salon en l’occurrence), et fils, frère et neveux de danseuses douées, je m’insurge à l’idée que l’on puisse comparer cela à nos arts. Surtout quand on a la prétention l’élever à ce niveau. Il est malheureux, de plus, de constater que ces spasmes nerveux de bulots éthyliques ont détoné le break dance. Moi qui me passionnait à regarder ces athlètes véritables rechercher le dépassement de soi, avec talent et imagination (et parfois une touche de personnification), je suis consterné de constater maintenant que les pratiquants stupidifiés de la tectonik les remplaces, eux qui sont tous pareils, font tous la même chose (parfois tous en même temps !). Amusant pour une mode prônant la distinction.

En parlant de ça, je me permet une digression en rappelant que la différentiation du reste de la société n’est pas une obligation pour l’accomplissement personnel : les schizophrènes paranoïdes se différencient tous des gens dis « normaux » (laissez-moi rire), tout en reproduisant, eux aussi, tous le même schéma d’actions et de perceptions. Sont-ils plus heureux ou mieux appréciés par leur différenciation ? Allons, réfléchissez, vous qui vous croyez originaux mais qui êtes tous les mêmes. Au moins une fois. Je sais, c’est dur.Dans le cas (probable, pour ne pas dire évident) ou certaines choses vous auraient échappées, je vous enjoint fortement à vous documenter. Lisez et achetez ce livre fascinant (un peu épais certes, mais tellement riche) que l’on nomme couramment « dictionnaire de la langue française ».

Et maintenant, pour en revenir au sujet qui nous occupe, et au risque de provoquer ces éclatements neuronaux chez les (très rares) tectonik-killers qui m’écoutent passons au mode de vie et de pensée.

Le tectonik s’habille d’une manière très schématique et caricaturale. Rayé, rosé et têtedemortisé, leurs habits sans originalité ne sont que la combinaison comique mais hideuse de plusieurs autres genres. Mélange de bagnard, de métalleux ou participant au cortège de la gay-pride, ce cruel manque d’imagination et d’innovation met mon intelligence et mon sens esthétique au supplice.

Pour terminer, remarquons que le tectonik, indépendamment de son sexe, arbore fièrement en haut de ses rares cheveux une crête, probablement un inconscient lien patriotique mélangé au fait de n’approcher que difficilement le quotient intellectuel de nos chers gallinacés. De plus, rappelez-vous qu’ils sont influencés par la coalition capillaro-marketing citée plus haut.

Le dernier point à aborder est un rituel tribal, appelé « battle », qui consiste à réunir deux de ces jeunes gens, qui sautilleront sur des tambours, gesticulant de la même manière mais ordonnant leurs mouvements dans un différement. Le perdant est le premier à rendre son diner.

Ma conclusion est la suivante : la peine de mort n’ayant pas cour en ce moment, il faut parquer ces gens dans une de leurs salle de réunion (appelée « boite »), et leur passer, à fond, toutes les sonates et symphonies citées plus tôt, pour tenter de leur faire comprendre ce qu’ils nous font subir.

Je vous remercie de votre attention.

[LND] [Note] Allongement des membres (auteur : Nicolas Delaye)

Les nouveaux Desproges ont l’immense plaisir d’exposer au grand jour l’allongement de leurs membres. En effet, ils seront dorénavant quatre à vous faire partager quotidiennement… chaque semaine…quand le temps le permet … leurs blagues de comptoir, voire de pub sur la toile (*), dont la pertinence du propos le dispute ordinairement au raffinement du verbe, poil au Serbe.

Notre nouveau camarade, dont le texte Tectonik, ta mère !, bientôt sur les écrans, résume avec brio la pensée urbaine post-Chirac, pré-pubère, se nomme Vaild, ce qui ne s’écrit pas comme ça se prononce, car c’est imprononçable.

Je rappelle que si, comme Vaild, vous entendez parfois une petite voix qui vous dit "J'y pense et puis j’écris.", rejoignez nous mes frères, en suivant les instructions suivantes -> http://lesnouveauxdesproges.blogspot.com/2007/12/application-pour-devenir-un-nouveau.html

A la relecture !
LND

PS : je profite de l’occasion que je me suis offerte de vous faire perdre votre temps pour vous faire découvrir un blog d’autant plus rigolo qu’il n’est pas de moi, le Moore York Times -> http://stephane.moore.free.fr/