J'y pense et puis j’écris
Tous les textes de ce site sont écrits par ses auteurs (voir à droite) et classés par rubriques (voir à droite mais plus bas et voir http://www.lesnouveauxdesproges.net/2009/09/lnd-note-rubriques-en-vrac-auteur.html pour les explications).
Si, comme eux, vous entendez parfois une petite voix qui vous dit "J'y pense et puis j’écris.", rejoignez les mes frères, en suivant les instructions suivantes -> http://lesnouveauxdesproges.blogspot.com/2007/12/application-pour-devenir-un-nouveau.html
Copier-coller, plagiats et extraits d'autres textes (y compris de Pierre Desproges) sont proscrits.
Si vous voulez contribuer sans devenir auteur, vouz pouvez soumettre des commentaires ou des réactions sur les articles, partager vos aphorismes d'origine contrôlée (commentez http://www.lesnouveauxdesproges.net/2009/09/lnd-aoc-aphorismes-dorigine-controlee.html) ou douteuse (commentez http://www.lesnouveauxdesproges.net/2008/01/aphorismes-et-prils.html), ou simplement envoyer l'adresse du site dans la nature, de préférence du coté des éditeurs...
LND
PS: Les contrepèteries potentielles sont parfois suggérées par des (*)
jeudi 17 février 2011
Les Nouveaux Desproges sur Twitter
C'est fou comme le temps passe vite. Et je ne sais pas si vous avez remarque, mais plus on vieillit et plus le temps passe vite. Et du temps, pour le moment, je n'en ai plus depuis que la quarantaine rugissante m'a choppe par les coucougnettes. Ceci explique donc l'absence cruelle de nouveaux ecrits edifiants sur le site des Nouveaux Desproges, dont la pertinence du propos le dispute generalement a la finesse du ton (a l'huile).
Mais grace a Tweeter, les nouveaux Desproges vont pouvoir vous faire redecouvrir l'actualite avec tout le serieux et l'attention qu'elle merite (140 caracteres). Cliquez sur http://twitter.com/lndesproges, et ca fait Tweet!
A suivre...
LND
dimanche 8 août 2010
[LND] [En bref] Le roi des Cons est mort (auteur : Nicolas Delaye)
Il a succombé des suites d’une maladie longue et cruelle (surtout pour les autres) : l’incompétence chronique aigüe, maladie extrêmement contagieuse, qu’il transmit à tous des disciples, à commencer par le ‘petit’ Nicolas, un disciple inné, qui s’illustra à la cour en déclarant au roi lors de la pause café: «Hé, ta mère, c’est le cadeau d’anniversaire de Ribéry !»
Malgré le mépris qu’ils lui portaient depuis le début de son règne, les Cons sont en déroute. Les langues se délient. Les voitures brulent. Les bombes explosent dans les écoles. Et, pour ne rien arranger, la conjonction Jupiter/ Uranus se prolonge dans le Bélier.
Même les hauts dignitaires du royaume ne lui ont pas survécu. Jean Pierre, le Super Doyen, a pris la poudre d’Escallettes. Gérard est rouillé. Noel regrette. Evra quitte le navire. Il y a bien quelque chose de pourri au royaume de Domenech.
Les Cons, qui excellent tellement dans l’analyse de problèmes qu’ils en oublient souvent de les résoudre, s’agitent comme une armée de staphylocoques dans une troisième mi-temps et se réaniment les neurones pour tenter de comprendre les raisons de l’effondrement du royaume, autrefois si puissant, survenu en moins de temps qu’il n’en faut à Ribéry pour réussir un / être mis en (rayer la mention inutile) examen.
Certains fâcheux y voient la conséquence de la présence de trop nombreux non-Auvergnats de souche dans la garde royale, surnommée l’EdF (l’équipe des fainéants). De Sousse ? Non, de souche. A quand la déchéance de la nationalité pour les membres de l’EdF d’origine étrangère qui rateraient des penaltys ? Il est certain que si l’EdF était composée exclusivement de limousins de cinquième génération, les Cons verraient beaucoup de buts… pour l’adversaire. D’autres blâment les notables de la Basse Cour. Le Con s’émeut des hôtels particuliers aux hôtels de passe. Lasses, les chutes appâtent les foules (*).
Tout avait pourtant bien commencé lorsque le roi Raymond vit le jour sous le signe du cancre tandis que les chinois célébraient l’année du blaireau. Quelques années plus tard, Raymond citait pour la première fois, dans une émission de radio populaire, L´effronté parle aux Français, «On ne change pas une équipe qui perd». Il fit de cette devise sa ligne de conduite après la bataille perdue sur un coup de tête lors de la campagne de Germanie. Il ne s’en remit jamais.
Son œuvre ultime, Bienvenue chez les j’tés, réalisée lors de la campagne de Sudafriquie, vit sa diffusion brutalement interrompue après seulement trois représentations. Trois petits fours et puis s’en vont. Raymond et ses modanais rentrèrent la queue entre les jambes (pas nécessairement les leurs) et le Roi refusera même de serrer de la louche (*) lors de sa sortie.
Les Cons exultent. Le roi est mort. Vive Laurent.
jeudi 3 juin 2010
[LND] [En bref] Mets de l’huile (auteur : Nicolas Delaye)
Voici donc, chers dirigeants de British Petroleum, vous qui me semblez assez raffinés, vous qui avez du pétrole mais pas d’idées, la vraie recette de La bouillabaisse de mammifères marins de Louisiane à la nage, cuits à l’étouffée, servis dans leur lit d’hydrocarbures et parsemés de sauce grands voleurs, également connue sous le petit nom de La marée noire à l’Anglaise.
Notez que la recette fonctionne également très bien avec les mammifères marins de Floride et de toute la côte Est des États-Unis. Il suffit de laisser reposer quelques jours.
Pour commencer, choisissez un écosystème marin bien préservé, peuplé d’espèces protégées toutes rigolotes, si possible à fourrure (ça retient mieux les boulettes). Faites sauter au gaz et arrosez abondamment de pétrole première pression à froid (ne lésinez pas). Comptez environ 500,000 barils pour 2 millions de personnes. Laisser frémir le président et faites bouillir la population à petit feu (faites attention, le président gémit sans bouillir). Ajoutez un soupçon d’hypocrisie et de profit immédiat, et quelques larmes de pécheurs. Laissez macérer longtemps, très longtemps. Ecumez bien à l’épuisette sur les bords. Prenez l’accent Anglais et dites fièrement : « That’s me que je l’ai fait ! »
Attendez encore quelques mois que les carottes soient cuites et filez à l’Anglaise de façon théâtrale, car on ne fait pas d’Hamlet sans casser des os. Et si par bonheur vos péchés (sans fautes d’orthographes) vous rattrapent, préparez-vous à la grande bouffe.
Messieurs les englués, tirez les premiers.
vendredi 21 mai 2010
[LND] [En bref] Visions d’euro (auteur : Nicolas Delaye)
Nous voici en direct de la salle Ambiance du Parlement Européen pour la diffusion en direct du concours Visions d’euro 2010. Thème de l’année : régime sans Grèce.
Tout reste ouvert, malgré la fracassante entrée en matière des Grecs, toujours boute-en-train, avec leur énorme tube Ménage à Troie. Les membres du groupe étant partis avec la caisse avant la représentation, la Grèce a envoyé des diapos. Heureusement, les autres pays ont de vrais artistes alors que les Grecs, eux, des faux (*).
Autre candidat sérieux, le Portugal, qui présente A plou loche patatache pour la première fois en Moruvision. Pour une raison inconnue, le chanteur barbu semble s’être encombré d’une combinaison intégrale en poil de yack. Rectificatif, on m’annonce qu’il s’agit d’une chanteuse et qu’elle ne porte qu’un bikini.
En outsider, l’Espagne, présente le remake du toujours frais Vamos a la playa, deuxième succès du groupe Nada pesos, et suite logique du primesautier Vamos a la banca.
Toujours bourrus, des Irlandais des chais (*) (de Jameson) n’y vont pas de main morte avec une complainte éperdue, J’ai perdu à Paris, c’est la faute à Henry. Le lien de la chanson avec le thème de la compétition n’étant pas trivial, les observateurs s’interrogent sur l’impact de la main d’Henry sur la crise économique du pays.
Derrière ce quatuor de ténors du bas Euro, l’Italie, représentée par Rocco Siffredi, pointe le bout de son nez avec Vaf EncEuro, et l’Allemagne hurle son amour pour l’Europe avec Vatte Fer Fut.
La délégation Française, elle, peine à rivaliser. Pourtant, ce n’est pas faute d’avoir essayé, au regard des efforts déployés par tout le pays depuis de nombreuses années pour accroitre la dette publique et freiner la croissance. Pour une fois qu’on avait l’occasion de briller !
Les Français devront aller faire revoir leur copie. Tant qu’ils y sont, qu’ils aillent se la faire revoir chez les Grecs.
vendredi 7 mai 2010
[LND] [En bref] Ni buts ni soumises (auteur : Nicolas Delaye)
Les femmes sont en colère aux portes du Moulin
Déborde la vodka, sur du Brut de Mennen,
Le temps s'est écoulé, ils ont passé pour rien
Puisqu'aucun dieu du stade ne s'intéresse à nous
Zinedine relève-toi
Ils sont devenus fous
Un grand froid venu de Ribéry vient en effet de s’abattre sur l’équipe de France de foot, qui n’en demandait pas tant à moins de 60 jours de la quille (c'est-à-dire la fin du premier tour de la coupe du monde).
La presse en délire, en manque de sujet de fond depuis que Tiger Woods a rangé son club et ses balles, ne cesse de s’extasier sur les aventures extraconjugales de Franck Ribéry, notre Luke Skywalker national (ndlr : notre seul espoir), dont les apparitions médiatiques sont généralement peu érotiques au delà du raisonnable. La nouvelle se serait répandue comme une trainée de…, comme une trainée…, bref, en moins de temps qu’il n’en faut au joueur pour épeler « péripatéticienne ».
Aux dernières nou…(traces de bave)…velles, l’inculpé… pardon, l’accusé, aurait reconnu avoir joué à la baballe à deux dos avec une prostituée mineure, après une partie de bridge (sick !), lors d’une troisième mi-temps ordinaire avec d’autres arpenteurs de pelouse professionnels. Il aurait omis de demander la carte d’identité de la demoiselle au moment où son slip tombait sur ses crampons (je voudrais vous y voir).
Les agités du lieu commun auront vite fait de s’interroger sur le choix de Franck Ribéry par les filles de joie qui animent les soirées érotico-footballistiques sponsorisées par les impôts des supporters, lui qui, en toute objectivité, incarne autant la beauté grecque que Nicolas Sarkozy la méditation transcendantale. Pourquoi ne pas jeter leur dévolu sur d’autres athlètes de l’équipe, dont le corps taillé dans l’ébène fait chavirer le cœur des filles, même chez les vaincus (*) ? Certes, quand on compte, on n’aime pas. Et puis, il parait que l’amour est aveugle. Il doit également être sourd.
Dans cette affaire, la question qui préoccupe le plus les Français semble être la participation de Franck Ribéry à la coupe du monde, et non le fait que la nouvelle star jetable eut pu être mineure au moment des faits. L’alternative risque de laisser l’intéressé indifférent. La brigade des mœurs ou la brigade des morts…
Mais laissons la justice suivre son cours (si possible à partir du 15 juillet) et évitons de sombrer dans la vulgarité et le sensationnalisme. Afin d’informer nos lecteurs sur un sujet de société aussi profond, nous publions ici, en exclusivité, les derniers échanges bouleversants entre Franck Ribéry et la nouvelle mascotte de l’équipe de France, qui, comme en témoignent les photos circulant sur le net, est assez gonflée.
FRANCK
Eh, poupée, t’as vu comme j’ai bien tiré aujourd’hui ?
LA MASCOTTE
Oh oui Franck, tire encore un coup franc. Fais-moi un grand pont !
FRANCK
Attention, je rentre dans la surface !
LA MASCOTTE
Oui, mais fais gaffe, là, t’es hors jeu !
Comme chantait le grand Georges, « la suite serait délectable, malheureusement je ne peux, pas la dire et c’est regrettable, ça nous aurait fait rire un peu ».
Selon la secrétaire d’État chargée des sports, cette affaire ne serait pas drôle. Je diverge. Ribéry qui rira bien le dernier, mais si possible la bouche fermée.
Quant à nous, les vrais supporters, que seules les deux premières mi-temps préoccupent, partons enfants de la patrie.
lundi 28 décembre 2009
[LND] [Criticon] Si vous voulez mon Na’vi (critique du film Avatar) (auteur : Nicolas Delaye)
Cette critique contient des « gâcheurs » (un beau néologisme pour occuper nos académiciens entre deux lavements). Par exemple, elle nous révèle que le héros meurt à la fin… enfin presque. On vous aura prévenus.
Apres une attente interminable d’environ 20 minutes (le temps d’acheter les tickets sur Internet), j’ai enfin vu le film le plus attendu de la décennie… que dis-je, du cap, de la péninsule : Avatar, de James Cameron, en 3D, si vous le voulez.
Lecteur de critiques de films depuis environ 18 ans, je peste régulièrement d’avoir à parcourir des pages entières avant de savoir ce que le critique pense (ou du moins écrit…) vraiment. En réaction, voici donc le résumé de la critique :
- Dans l’ensemble, bien mais pas top
- Effets spéciaux tops mais pas parfaits
- Scénario américano-manichéen super bof, i.e. déjà vu et prévisible.
Et maintenant, la critique…
Résumé de l’histoire
NDLR : le nom des personnages est tiré de la version berrichonne.
Robert (gentil) a perdu ses jambes et surtout sa tête puisqu’il a décidé de donner ses abats à la science sur l’hostile planète Pandora au lieu de montrer son colt à tous les passants dans le troquet du coin, comme tout ancien marine qui ne se respecte plus. Avec l’aide de Simone (gentille), qui vient de finir sa thèse sur les habitants de Pandora, les Na’vi, créatures mi-schtroumpf, mi-Tony Parker, il fait peau neuve grâce à 12 heures d’UV par jour. Avec un ingénieux système inventé par Nintendo, Robert peut naviguer un avatar, c’est-à-dire un être mi-autochtone mi-beauf, sans bouger les oreilles.
Pour de basses raisons mercantiles (le sol de Pandora regorge de truffes géantes, dont on se demande ce qu’elles foutent à plus de 12 années lumière du Périgord, qui s’échangent au kilo à trois fois le PIB de la Zambie), Charles Henri Gekko (méchant), le PDG de Mauvaise Mine Inc. et l’adjudant Carrier (méchant), champion du monde de cicatrices invraisemblables, convainquent Robert d’infiltrer les Na’vi afin de leur demander gentiment de quitter leur terre ancestrale pour aller s’entasser dans les HLM tout neufs de la cité des Bordées.
If lui faudra pour cela apprendre le patois local, proche du verlan Gallois, apprivoiser des mouettes géantes en haut de la tour Eiffel et séduire Josianne (gentille), la fille du chef, à grand coups de clé USB dans la prise réseau. A bout de force, il s’inscrit au BAC local et obtient son Na’vi de passage. Conquis, les Na’vi l’accueillent dans leur groupe en chantant Auprès de mon arbre a cappella et en effectuant une séance de yoga synchronisé fortement recommandée pour l’arthrose du cou. Ils lui confient également les coordonnées GPS du meilleur arbre à truffes de la région, qu’il s’empresse de transmettre aux méchants.
Armés de Wii Baston dernier modèle et encouragés par l’absence de progrès à la conférence de Copenhague, les méchants déforestent à cœur joie. Se sentant trahis, les Na’vi sont verts mais s’avouent technologiquement impuissants (ils n’ont même pas de WiFi, c’est tout dire).
Rongé par le remord et les moustiques géants de Pandora, Robert range son cœur du coté des vaincus (*) et parvient, à la surprise générale des spectateurs de moins de 3 ans, à faire triompher les Na’vi, ce qui lui permettra enfin de jouer à la bébête à deux dos avec Josianne dans la case Bigorneau.
Forcé de choisir entre une vie d’infirme dormant dans les rues de la banlieue de Détroit ou une retraite dorée de prince consort assez souvent dans les soirées mondaines du tout Pandora, Robert se sépare de son corps d’humain et du même coup de son cancer de la peau naissant.
The end.
Les effets spéciaux
Certes, c’est beau. Les décors, sponsorisés par l’office de tourisme de Pandora, feront de superbes écrans de veille. La représentation de la technologie en 2150 est intéressante (Windows 19 – j’achète tout de suite !). Les Na’vi font presque aussi humains que des starlettes américaines maquillées au Karcher et jouent plutôt mieux que les acteurs pas numériques. En revanche la faune, dans l’ensemble, fait encore très carton pâte. Surenchère, mais pas en os…
La nouvelle technologie 3D mise au point par le réalisateur fonctionne bien : les migraines ne sont pas plus importantes que celles causées par le vacarme et les vertiges de la version 2D. On frémit à l’idée d’une version 3D de l'adaptation de La grande traversée par Rocco Siffredi.
Le scénario
Le grand oubli du film… Après le fameux : « Hasta la vista, baby !», James Cameron persévère dans les langues latines avec le tout aussi efficace « Vamos à la plagiat ». La plupart des thèmes sont aussi éculés que les supporters du PSG à Marseille (ou l’inverse) et les ressorts dramatiques, hormis celui de mon siège façon Olympia post-Johnny pré-Francis Lalanne, tombent à plat (ce qui est un comble pour un ressort).
Des preuves ? L’assimilation artificielle de Robert chez les Na’vi a été vue maintes fois, par exemple dans Tarzan (l’histoire est quasiment identique), Danse avec les loups ou Pocahontas (des références !). Le pilotage des avatars rappelle sévèrement Matrix. Les rencontres avec la faune ressemblent fortement à celles de King Kong ou de Star Wars (exemple : le monstre effrayé par le monstre plus grand est un pompage intégral de l’épisode I).
Le thème central du panthéisme (à l’intention des bacheliers qui essaient de nous lire par milliers, le panthéisme n’est pas le culte du Panthéon, mais la croyance d’une présence divine partout partout, y compris sous les jupes des filles), très présent dans le film, a lui aussi été archi rabâché, entre autres dans certains des films cités ci-dessus (les expériences mystiques de Kevin Costner dans Danse avec les loups, la Force dans Star Wars, etc.). Ayant pourtant un certain penchant pour l’écologie (je mets régulièrement du Schnaps de betteraves dans le réservoir de mon jet privé), je suis resté de glace devant l’écologie de cuisine qui suinte du film.
Trois autres exemples de fautes élémentaires d’écriture. Primo, les racines de la colère apparemment gratuite de l’adjudant Carrier ne sont pas très claires. On se doute qu’il a été bercé trop près du mur, mais on aimerait bien que son personnage dépasse le stade anal autant que celui de la caricature. Deuxio, le fait que les Na’vi pardonnent Robert si rapidement alors qu’il les a quand même bien arnaqués, uniquement parce qu’il a passé le niveau 3 à Domptons les Dragons, est risible. Enfin, il eut été intéressant d’expliquer d’emblée si la mort ou la blessure d’un avatar aurait des répercussions sur la vie ou la santé du pilote humain, histoire de nous faire un peu frissonner.
Certes, le scenario est de James Cameron, pas de Quentin Tarantino, mais Terminator 2 était bien mieux écrit qu’Avatar.
Les acteurs ? A peine sortie de sa brume, Sigourney Weaver nous refait le coup des gorilles. Quant à la « révélation », l’Australien Sam Worthington, son imitation de la performance de Matthieu Amalric dans Le scaphandre et le papillon est impeccable.
Anecdote authentique : une association d’homosexuels, ai-je besoin de le préciser, américaine, s’est plainte que le monde représenté dans Avatar ne comprend pas d’homosexuels. Il est vrai que les minorités sont sous-représentées dans le film. Par exemple, on ne dénombre aucun Na’vi communiste.
Et après ?
Ceux qui en redemandent devraient être satisfaits par la parution prochaine, si le temps le permet, d’une édition super méga top ultime Armageddon coupe du metteur en scène payante en DVD et blu-ray … et gratuite en DIVX (je l’ai pas dit fort !) … dont nous vous livrons en exclusivité le contenu :
- La version complète de 12 heures du film dans laquelle la psychologie de l’adjudant Carrier y est plus développée (on y apprend notamment que les raisins … pardon… les raisons de sa colère sont dues au fait qu’il a mis sa culotte en croco à l’envers) et la scène qui a scandalisé la Croisette, durant laquelle Josianne enduit d’huile de truffe la tresse de l’avatar de Robert, y est présentée dans les grandes longueurs
- Une fin alternative dans laquelle les Na’vi font fortune en cotant les terres truffières en bourse
- Des scènes coupées comme celle où Robert pénètre dans la c
- En bonus caché, des courts métrages amateur réalisés par différentes communautés en hommage au film, notamment celui des tailleurs du Sentier (Na’vi de ma mère), des fonctionnaires (Na’vi de grève), des marins d'eau douce (Il était un petit Na'vi), des pêcheurs Bretons (Na’vi de grand frais), des lycéennes américaines pré-pubères (Na’vi en rose) et des SDF (Na’vi au grand air).
- Le manga qui a inspiré James Cameron, Albatar, dans lequel un androïde mi figue mi raisin qui n’a plus la pêche décide de couper la poire en deux plutôt que de sucrer les fraises
- La recette des Na’vi au lit à la pandoraise.
Conclusion
James mon petit, je crois savoir que tes ambitions pour ce film flottent encore plus haut que tes montagnes balnéaires. Certes, tu n’es pas passé loin du chef d’œuvre, mais tu n’es pas passé près non plus ! Mais puisque tu t’es quand même bien démené sur ton projet pendant 18 heures par jour ces 10 dernières années et que je ne me suis pas ennuyé pendant le visionnage, je te donne 14/20.
Tu viens d’annoncer que tu planches déjà sur Avatar 2 et 3, qui devraient permettre à tes mécènes de rentabiliser les investissements colossaux du premier film. Tu as donc une occasion unique de te rattraper en passant un peu plus de temps sur ton clavier et moins sur ta souris (ce qui ne veut pas dire plus de Splendid et moins de Mickey).
Et si tu veux laisser une trace indélébile dans l’histoire futile des films boum boum, essaie au moins de nous surprendre avec de la science-fiction qui ne fasse pas que retranscrire le mode de vie humain dans une galaxie lointaine, très lointaine (le commerce, l’armée, les gouvernements, la monogamie etc.), mais qui le transcende complètement, avec des modes de société complètement inédits… Si tu réussis, je te promets d’aller voir et revoir ton film, et même d’écrire un mot gentil pour tes parents.
A la revoyure.
dimanche 13 décembre 2009
[LND] [En bref] En vert et contre tous (auteur : Nicolas Delaye)
Il s’agirait de la conférence la plus importante de ce siècle encore jeune, à en juger par le nombre colossal de tickets vendus qui, selon la police, avoisinerait celui de la récente tournée de Britney Spears, c’est tout dire. La signification considérable de cet événement unique… depuis la conférence de Bali il y a deux ans… se reflète dans son immense couverture médiatique, qui en oublierait presque l’autre sujet de fond qui tracasse l’humanité ces derniers temps, à savoir les déboires de Tiger Woods, dont le stakhanovisme devrait être loué. Pensez-donc que ce géant de la balle n’hésite pas à sortir son club la nuit pour se taper 9 trous !
Peu après la projection du dernier Jean-Claude Van Damme, Methanor, filmé pour l’occasion, les délégués sont allés directement au charbon afin de sauver Willy et surtout faire leurs courses de Noel avant le peuple. Ayons une pensée émue pour ces travailleurs de l’ombre, qui refoulent de la houille de bon cœur (*), dont la seule récompense consiste à fumer un paquet de Gitanes après avoir âprement négocié la réduction de 3 grammes de CO2 d’ici 2050. Et pendant ce temps, ça gaze dans le reste du monde.
Pour les ignorants d’entre vous qui peinent à comprendre comment faire fortune avec un pet de vache sur les marches financiers (réponse : c’est odieux), la rédaction des nouveaux Desproges s’est mise au vert pour expliquer enfin avec des mots que même les animateurs de radio FM y peuvent comprendre tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le texte (de la conférence) sans jamais oser le demander.
A ma droite, les riches, c'est-à-dire vous, moi et Barack qui, avec le prix Nobel, a eu un bonus de labo (*).Parmi eux, les Ricains, qui sont amers. Le fond de leur pensée peut se résumer à cette tirade des Bronzés 3 : « Pourquoi y a que nous qui paye ? ». Ils ont raison.
A ma gauche, les presque riches, c'est-à-dire les BRIC, que les riches ne cassent pas, sauf l’Amérique. La Chine, c’est sûr, l’appâte (*). Ils veulent bien payer… un peu… mais ne veulent pas dire combien ni quand, sous prétexte qu’ils ne sont pas encore assez riches et que les riches d’aujourd’hui s’en sont mis plein les fouilles pendant 200 ans. Ils ont raison.
Au milieu, les pauvres, c’est-à-dire, euh.., en fait on s’en fout. Comme d’habitude, bien que sans le sou, ils vont prendre cher. Ils n’ont même pas la décence de remercier les autres de leur inaction qui résoudra pourtant à moindre frais leurs menus problèmes de surpopulation. Ils ont raison.
En dessous, représentés par Bouddu, sauvé des eaux, les iles du niveau de la mer (ce qui, à notre humble avis, constitue la majorité des iles) et le Bengladesh qui, prévoyant, se nomme maintenant les Bains Gladesh et s’est reconverti dans le tourisme thermal. Contrairement aux pauvres, qui voudraient bien un peu d’eau dans leur manioc, ils en ont jusque là, voir Figure 1. Ils ont raison.
Nulle part, les sans opinion comme la Suisse et la Corée. Ce cas de Corée nous turlupine (*). Quant aux Suisses, en avance de dix minutes précises sur le monde qui se demande encore s’il faut interdire l’ouverture des mines, ils ont déjà interdit l’ouverture des minarets. Ils ont raison.
Partout, les autres, tels que Vincent, Francois, Paul et l’Australie, qui ont des idées mais aussi du pétrole. Ils veulent des objectifs importants et sont prêts à donner l’exemple, si les autres s’y mettent d’abord ! Ils ont raison.
Dans la fosse, les septiques. Ils croient à la théorie du complot. L’assassinat de Kennedy, les pas de l’homme sur la lune, les camps de concentration et même la main d’Henry contre l’Irlande sont des conspirations. Le consensus sans équivoque d’une majorité écrasante de scientifique de la plupart des pays du globe sur le réchauffement climatique lié aux activités de l’homme ? Encore un complot écolo pour empêcher les patrons de faire caca dans nos rivières. Ils ont raison.
Et, en haut, les gaz à effet de serre, dont les effluves font tourner la tête du créateur, qui n’avait pourtant pas besoin de ça pour se fendre la pipe (ndlrdnd : que les féministes de tout bois nous excusent, mais nous avons fait ici l’hypothèse que le créateur serait un homme ce qui, au regard de la réussite éclatante du résultat, est plus que plausible…).
On en oublierait presque, au milieu de la cohue du plus grand festival de carbone au monde, que la solution à tous nos problèmes est devant nos yeux. La seule source d’énergie renouvelable à l’infini, disponible dès maintenant et accessible en quantité égale aux riches comme aux pauvres. La connerie humaine.
dimanche 22 novembre 2009
[LND] [En bref] On est les champions (auteur : Nicolas Delaye)
Totalement verts après la défaite, les Irlandais ont tenté la tactique dite du grand vizir qui consiste à réclamer des qualifs à la place des qualifs. It’s no good les gars ! Que ceux qui n’ont jamais marqué un but décisif les qualifiant pour la coupe du monde dans les dernières minutes des prolongations en touchant le ballon de la main deux fois alors qu’il y avait un double hors-jeu et que tout le monde a vu la faute sauf les trois arbitres qui pourtant étaient à coté de l’action jettent la première pierre ! Bon.
L’affaire a pris depuis des proportions abracadabrantesques, permettant aux medias du monde entier d’oublier un moment la mutation du virus H1N1 dont le ralenti est beaucoup plus ennuyeux. Tandis que les joueurs irlandais se succèdent sur les plateaux de l’émission Passe moi le Celte, les joueurs Français montrent leur but à tous les passants, s’attirant l’ire du peuple de France, dont l’étonnant soutien à l’ennemi s’était fait bien rare depuis le tournoi de Vichy.
Tandis que Mireille Mathieu, un peu perdue sur la géographie, planche sur une reprise de Allez les verts, Eric Cantona, à l’instar du descendant de Geronimo un jour de turista aigue, est sorti de sa réserve en déclarant que Raymond Domenech était l’entraineur le plus nul depuis Louis XVI. Tout d’abord, c’est pas très gentil pour Louis XVI. Et puis souvenons-nous ce n’est qu’à la fin de sa vie que Louis XVI a perdu la tête.
Pas en reste, notre rédaction à écrit à la FIFA pour réclamer que France-Allemagne 1982 soit rejoué, afin d’essuyer la faute terrible de Schumacher sur Battiston qui lui était resté dans les dents. Depuis leur maison de retraite, les intéressés ont confirmé qu’ils étaient prêts à rechausser les crampons, à condition que le match soit fini avant la soupe de 18h.
Devant l’échec de la méthode dure, les Irlandais ont tenté de flatter l’arbitre. Mais, un règlement très clair de la FIFA interdit l’arbitre au cirage après le coup de sifflet.
Bien sûr, au delà du fait que cet indicent tout à fait anodin peut éventuellement soulever le problème potentiellement pertinent de l’absence d’arbitrage vidéo alors que, rappelons le, le grand public ne peut pas se polir les noix discrètement sans être pris, si l’on peut dire, par des cameras de surveillance ou de télévision, il ne faut pas oublier que c’est celui qui dit qui est. C’est vrai quoi ! Ils n’avaient qu’à pas la ramener les eunuques au trèfle ! Traiter Domenech de gros nul avant le match, c’était risqué ! Du coup, ils se sont pris un anneau de Taureau dans le Verseau et un d’Uranus dans la lune.
Résignés, les Irlandais seraient en train de composer une chanson dont l’intégralité des droits sera reversée aux épouses des joueurs de foot biaisés par l’arbitre. Chantée par U2, cette reprise d’une chanson de Daniel Balavoine commence par ces mots bouleversants : « La FIFA, je te veux si tu veux de moi. »
La morale de cette histoire, c’est que les preux et le foot (*) font certes des étincelles mais abiment les vaincus. L’Irlande en pleure. Thierry Henry.
samedi 7 novembre 2009
[LND] [Essai] Tectonik, ta mère ! (auteur: Vaild)
Originellement issue de bas besoins marketings, revendiqués (à tort) par des gens peu scrupuleux qui en ont fait la promotion, plus intéressés par le profit qu’ils pouvaient en tirer que de la catastrophique influence qu’a cette nouvelle (et pitoyable) mode sur nos jeunes, si stupidement malléables. De plus, on peut éventuellement relever le complot international, la coalition à l’échelle mondiale des différentes marques de gel pour cheveux qui sponsorisent gaiment (sont-elles fourbes !) ce mouvement.
Comme la plupart des modes basées sur ce que certains imbéciles cocaïnomanes prennent pour de la musique (doivent-ils être sourds, les pauvres !), elle se compose de trois axes. Du plus important au plus navrant : la musique, la danse, et le mode de vie et de pensée. Enfin, quand je dis pensée…La musique est en fait un ensemble de bruits, désagréables et forts, mélangés n’importe comment sur fond de percussion. En gros, ça donne ça : « BOUM » fois 10, et on recommence. Il n’y a rien à en dire de plus.La danse, elle, a un intérêt. A la seule condition que l’on arrête d’appeler ça une danse. Ces gesticulations spasmodiques de décérébrés hydrophobes encéphaliquement atrophiés, tellement imbibés d’alcool et de bêtise qu’ils sont incapables de distinguer une sonate de Mozart d’une symphonie de Beethoven, ne peut en aucun cas être qualifiée de danse. L’intérêt en question est de permettre à une centaine de jeunes de faire autre chose que de sautiller stupidement sur place sur des bruits marteaupiqueuriens, et de s’esbaudir devant leur « performances ». Grand amateur de valse irlandaise, de tango argentin et de rock acrobatique, pratiquant en plus d’être croyant dans le noble art de la danse (de salon en l’occurrence), et fils, frère et neveux de danseuses douées, je m’insurge à l’idée que l’on puisse comparer cela à nos arts. Surtout quand on a la prétention l’élever à ce niveau. Il est malheureux, de plus, de constater que ces spasmes nerveux de bulots éthyliques ont détoné le break dance. Moi qui me passionnait à regarder ces athlètes véritables rechercher le dépassement de soi, avec talent et imagination (et parfois une touche de personnification), je suis consterné de constater maintenant que les pratiquants stupidifiés de la tectonik les remplaces, eux qui sont tous pareils, font tous la même chose (parfois tous en même temps !). Amusant pour une mode prônant la distinction.
En parlant de ça, je me permet une digression en rappelant que la différentiation du reste de la société n’est pas une obligation pour l’accomplissement personnel : les schizophrènes paranoïdes se différencient tous des gens dis « normaux » (laissez-moi rire), tout en reproduisant, eux aussi, tous le même schéma d’actions et de perceptions. Sont-ils plus heureux ou mieux appréciés par leur différenciation ? Allons, réfléchissez, vous qui vous croyez originaux mais qui êtes tous les mêmes. Au moins une fois. Je sais, c’est dur.Dans le cas (probable, pour ne pas dire évident) ou certaines choses vous auraient échappées, je vous enjoint fortement à vous documenter. Lisez et achetez ce livre fascinant (un peu épais certes, mais tellement riche) que l’on nomme couramment « dictionnaire de la langue française ».
Et maintenant, pour en revenir au sujet qui nous occupe, et au risque de provoquer ces éclatements neuronaux chez les (très rares) tectonik-killers qui m’écoutent passons au mode de vie et de pensée.
Le tectonik s’habille d’une manière très schématique et caricaturale. Rayé, rosé et têtedemortisé, leurs habits sans originalité ne sont que la combinaison comique mais hideuse de plusieurs autres genres. Mélange de bagnard, de métalleux ou participant au cortège de la gay-pride, ce cruel manque d’imagination et d’innovation met mon intelligence et mon sens esthétique au supplice.
Pour terminer, remarquons que le tectonik, indépendamment de son sexe, arbore fièrement en haut de ses rares cheveux une crête, probablement un inconscient lien patriotique mélangé au fait de n’approcher que difficilement le quotient intellectuel de nos chers gallinacés. De plus, rappelez-vous qu’ils sont influencés par la coalition capillaro-marketing citée plus haut.
Le dernier point à aborder est un rituel tribal, appelé « battle », qui consiste à réunir deux de ces jeunes gens, qui sautilleront sur des tambours, gesticulant de la même manière mais ordonnant leurs mouvements dans un différement. Le perdant est le premier à rendre son diner.
Ma conclusion est la suivante : la peine de mort n’ayant pas cour en ce moment, il faut parquer ces gens dans une de leurs salle de réunion (appelée « boite »), et leur passer, à fond, toutes les sonates et symphonies citées plus tôt, pour tenter de leur faire comprendre ce qu’ils nous font subir.
Je vous remercie de votre attention.
[LND] [Note] Allongement des membres (auteur : Nicolas Delaye)
Notre nouveau camarade, dont le texte Tectonik, ta mère !, bientôt sur les écrans, résume avec brio la pensée urbaine post-Chirac, pré-pubère, se nomme Vaild, ce qui ne s’écrit pas comme ça se prononce, car c’est imprononçable.
Je rappelle que si, comme Vaild, vous entendez parfois une petite voix qui vous dit "J'y pense et puis j’écris.", rejoignez nous mes frères, en suivant les instructions suivantes -> http://lesnouveauxdesproges.blogspot.com/2007/12/application-pour-devenir-un-nouveau.html
A la relecture !
LND
PS : je profite de l’occasion que je me suis offerte de vous faire perdre votre temps pour vous faire découvrir un blog d’autant plus rigolo qu’il n’est pas de moi, le Moore York Times -> http://stephane.moore.free.fr/
vendredi 30 octobre 2009
[LND] [Bio] Au revoir les enfants (auteur : Nicolas Delaye)
Les 10 premières années de sa vie se passent à peu près sans encombres, si l’on excepte les quelques parties de cache-cache avec ses camarades allemands dans le ghetto de Cracovie, dont le nom n’est pas sans évoquer une fêlure qui le tiendra jusqu’au bout.
C’est par hasard qu’il se découvre des talents de cinéaste, en filmant sa petite cousine de 2 ans, la polonaise Skaslée, en train de faire pipi sur le pot. Pour l’empêcher de cafter, Roman lui fait fumer un bout de moquette qui trainait.
Ses films rencontrent un succès critique et populaire immédiat. Rosemary, oh yeah, baby ! fait frémir les jeunes générations tandis que L’épée d’Eraste revisite avec profondeur un mythe grec jugé inébranlable.
Mais les tuiles reviennent un soir de 1977. Après être resté de façon incompréhensible en stationnement interdit toute la nuit devant la maison de Jack Nicholson alors que les 34 garages de cette dernière étaient vides, il se prend un énorme PV dont il ne se remettra jamais.
Pour ne pas payer l’amende, il fuit les Etats-Unis à la nage pour rejoindre Cannes, prétextant au juge américain, à moitié endormi, qu’il y avait oublié ses palmes. Il fait rapidement son trou dans les écoles du coin en y exhibant son dernier long métrage. Au delà de la déconstruction baroque du récit en trois actes et des plans plein de goût (*), les écoliers apprécient tout particulièrement les distributions gratuites de vodka et de cigarettes qui font rire à l’entracte.
32 ans plus tard, alors que le montant du PV, quand on y ajoute les pénalités de retard et les intérêts, atteint l’équivalent du budget américain de la santé, la cavalerie le rattrape à Zurich et lui ouvre un contentieux, alors qu’il ne demandait qu’un compte en Suisse.
Malgré le support de nombreuses personnalités telles que Fréderic Mitterrand, Charles Trenet, Michael Jackson et Marc Dutroux, dont je me demande si elles sont toutes encore vivantes, Roman Polanski se réveille le lendemain avec la geôle. Afin de ne pas être en reste avec la justice française, la justice américaine demande la castration physique de Roman Polanski, ce qui semble assez disproportionné malgré, il est vrai, l’ampleur non négligeable de l’amende.
Aux dernières nouvelles, Lio, la pervenche qui lui colla le fameux PV, rangée depuis des voitures, aurait demandé l’abandon des poursuites judiciaires parce que, dit-elle, les burnes comptent pas pour des prunes.
vendredi 23 octobre 2009
[LND] [En bref] Attention, ça va couper (auteur : Nicolas Delaye)
La plus grande association de pédophiles, la CGT (confédération des gourmets de la tétine), a réagi mollement au discours de la Ministre, en déclarant simplement, depuis son siège social de Castres, avoir « les boules ». Qu’ils en profitent !
Les principaux arguments de MAM seraient que certains pédophiles, conscients de l’irréversibilité de leurs pulsions (pourtant, il leur suffirait, pendant les attaques, d’imaginer Jean-Marie Le Pen en tutu) auraient demandé le droit de subir « une ablation des testicules par chirurgie », et que la castration physique serait déjà pratiquée dans d’autres pays.
Une fois n’est pas coutume, la rédaction des nouveaux Desproges prend parti et décide de soutenir le gouvernement dans sa quête, afin de permettre à la France de rattraper son retard judiciaire sur l’Afghanistan, le Nigéria et la Corée du Nord.
Nous allons même plus loin en proposant l’amputation des pieds pour les joueurs de l’équipe de France de football, l’écartèlement des centristes et l’ablation pure et simple de la tête pour tous les filles plus grandes que moi.
Et si nos revendications ne sont pas suivies, nous n’hésiterons pas à nous jeter dans la gueule du loup en allant marcher jusqu'au Parlement pour demander la trépanation des cons. Les chirurgiens non-pédophiles n’ont pas fini de se faire des nouilles encore (*).
mardi 20 octobre 2009
[LND] [AOC] Aphorismes – spécial USA (auteur : Nicolas Delaye)
Aphorismes. Cékoidon ? Pourquoi ? Comment ? Réponse sur http://www.lesnouveauxdesproges.net/2009/09/lnd-aoc-aphorismes-dorigine-controlee.html
- Les Etats-Unis, c’est vraiment le pays des extrêmes !
- Aux Etats-Unis, tu peux montrer des tètes coupées à la télé, mais un sein, ca fait scandale !
- Les Américains sont nuls en gastronomie. D’ailleurs, dès qu’ils viennent en France, ils viennent au MacDo (suraphorisme). Et quand tu vas aux Etats-Unis, tu prends un kilo par semaine (re suraphorisme – ça marche avec tous les poids et toutes les fréquences).
- Le système éducatif est nul aux Etats-Unis. La preuve, les écoliers américains ne savent même pas situer l’Europe sur une carte (suraphorisme). D’un autre coté, leur système leur apprend à être plus sociaux et plus efficaces et leurs universités sont mieux que les nôtres (contre-aphorisme).
- Le système de santé est vraiment lamentable aux USA. Il est même pire que dans certains pays sous-développés (suraphorisme) !
- Le système juridique est complètement fou aux USA. Par exemple, une femme a gagné des millions de dollars en dommages et intérêts parce qu’elle a mis son chat dans la machine a laver et la notice ne précisait pas que c’était déconseillé !
- La Californie, c’est pas mal, mais elle peut s’effondrer à tout moment à cause de la faille de San Andrea.
- Si j’habitais aux USA, ce serait seulement à New York ou San Francisco. Il n’y a aucune culture dans les autres villes.
- Le cinéma américain est uniquement commercial. Ce n’est pas de l’art, c’est du business (suraphorisme). En même temps, leur cinéma indépendant est quand même très bon (contre-aphorisme).
- Barack Obama a de grandes chances de se faire assassiner avant la fin de son mandat.
lundi 19 octobre 2009
[LND] [En bref] Vol au vent (auteur : Nicolas Delaye)
Depuis que la police du Colorado a découvert que l’affaire du ballon à la dérive était un canular publicitaire, les médias sont partagés entre les retombées (si l’on peut dire) financières de ce type d’info sensation, qui fait bander les téléspectateurs en moins de temps qu’il n’en faut à Diego Maradona pour être ridicule, et la morale, que la plupart de leurs cadres confondent toujours avec une marque de moutarde.
Tenus par une ligne éditoriale irréprochable qui refuse de privilégier le profit au détriment de l’intérêt public (il faut dire qu’on ne gagne pas une thune), les nouveaux Desproges ont enquêté et vérifié que les informations suivantes étaient bien des canulars :
- Roman Polanski serait en train de préparer, depuis sa cellule, un remake d’Au revoir les enfants.
- Raymond Domenech aurait fait une déclaration pertinente à l’annonce du tirage au sort des barrages de la Coupe du Monde 2010.
- Le parti socialiste aurait défini une politique commune.
- Aucun employé de France Telecom n’aurait tenté de se suicider la semaine dernière.
- Suite à l’affaire Fréderic Mitterrand, les Français auraient enfin compris la différence entre « pédophile » et « homosexuel ».
Nous avons gardé le canular le plus gros pour la fin : « Ayant besoin de vacances, l’ensemble des syndicats Français se sont mis d’accord pour proposer une semaine sans grève ».
En revanche, nous sommes dans le regret de confirmer qu’un analphabète de 23 ans a de grandes chances de devenir dirigeant de l'Etablissement public d'aménagement de la Défense (EPAD). A Patrick Jarry, le sparring partner, qui l’attaquait sur ses projets de gouvernance de l’établissement, il aurait répondu : « C’est celui qui dit qui est ! »
samedi 17 octobre 2009
[LND] [En bref] Jean qui rit et gens qui pleurent (auteur : Nicolas Delaye)
Il est toutefois assez rafraichissant de constater que l’incompétence des « hommes » politiques entre parfois en ligne de compte dans leur (in)succès populaire. Pour peu que les Italiens nous imitent, leur parlement comptera bientôt un bronzé de moins.
Certes, Junior semble passer plus de temps dans ses copines que dans ses copies, mais après tout, la bite ne fait pas le moine, comme disait récemment Benoît XVI à l’UMP (Union des Moines Pédophiles) de La Queue-en-Vrille près de la frontière belge (ndlrdnd: amis Belges, il s’agit de la frontière française). A l’intention de ceux qui ne connaissent pas Benoît XVI, c’est le mec en blanc à coté de Jean Sarkozy sur la photo.
Bien plus que l’incompétence supposée de Flipper (il faut tout de même rappeler qu’il est l’auteur d’un célèbre exposé sur Virgile lors de sa première année de droit, Les Virgile selon Saint-Jean), ce qui semble effarer le votant ordinaire, c’est l’avantage déloyal dont bénéficierait Jordy Sarkozy, du fait que Papa Noël tiendrait les rennes. Je veux bien, mais depuis quand elle-est équitable la société des hommes ? Combien d’enfants énucléés d’ouvriers afghans finiront-ils énarques ? Pourquoi l’inculte et vulgaire banquier d’affaires gagne t-il en une semaine autant que ce que le chercheur acharné et insomniaque gagne en un an ? Pourquoi Josette Roubouché est-elle considérée comme un immonde thon et Priscilla de la Founenfeu comme une bombe atomique par l’homo erectus moyen, alors que seuls quelques bouts de viande plus ou moins mal placés les distinguent l’une de l’autre ? Pourquoi les nageuses danoises préfèrent-elles les basketteurs congolais aux jockeys pékinois ? Et pourquoi ma femme, qui n’est pas suédoise, aime-t-elle les basketteurs congolais, elle aussi ? Je vous le demande.
Au moins, Barbijean a le sourire. Ne l’avez-vous point entendu mugir dans sa campagne « Voici venir les Fissapapa, toujours contents » ? Inégalité ou pas, pour paraphraser Coluche, cette affaire illustre clairement que l’homme est ego.
Notez que, à l’instar de Jose Bové, Mowgli n’a pas que des tracteurs. Son association Touche pas au népote rencontre un vif succès, en particulier au Gabon et en Corée du Nord. Oui, le mot « népote » n’existe pas, mais comme il dit lui-même, peu importe de savoir, pourvu qu’on ait Ivry (et les Hauts de Seine). Et puis, n’oublions pas que cette association a créé de nouveaux emplois jeunes à la Foire du Trône.
Pour clore cette brillante démonstration, je dirai aux fâcheux et aux fâchés que, dans la vraie vie, il est assez courant que des descendants surpassent leurs géniteurs dans la fulgurance du succès. Prenez Luke Skywalker par exemple. Un peu de cross-country dans la forêt de Fontainebleau, quelques combats d’escrime et hop, Jedi Master ! Certes, il a perdu un peu la main, mais pensez que son père a du se cogner Jar Jar et finir ses jours asthmatique dans un poumon de PVC ! On n’arrête pas le progrès.
Alors laissez le vivre, le petit Jean ! Laissez-le frétiller de la queue dans la cour des arrivistes! Tel le morpion hyperactif perdu dans une usine Velcros, il finira un jour la colle.
Mon petit Jean, il semble que l’EPAD de Damoclès pende au dessus de ta tête de mannequin Petrole Hahn. Que la farce soit avec toi !
samedi 10 octobre 2009
[LND] [Courrier] Explication de texte pour lecteurs de Paris Match (auteur : Nicolas Delaye)
Si cette personne en colère veut bien se donner la peine de relire ce texte (en dessous), elle se rendra compte que ce n’est en rien le cas. Tout simplement, si j’y écris que la France devrait se qualifier par forfait, c’est parce que je fais référence au fait que les joueurs actuels (indépendamment de leurs origines) forment une belle équipe de « tapettes ». Donc, à la grande rigueur, ce texte pourrait être taxé d’offensant à l’encontre des homosexuels (mais mes nombreux amis homos savent bien que c’est pour de rire), mais certainement pas de raciste.
La personne en colère, m’ayant appelé par mon petit nom et connaissant certains détails de ma vie de famille, est donc certainement un(e) ami(e). Il(elle) devrait donc savoir que parmi mes nombreux défauts, le racisme ne figure pas.
Léopold Sédar Senghor (premier président du Sénégal) a dit un jour : « les racistes sont des gens qui se trompent de colère. » Il semblerait que certains antiracistes en fassent parfois autant.
Au final, une équipe de foot a refusé de jouer contre une autre, semble-t-il parce que cette dernière était composée d’homosexuels. Même si la première a tenté de se rattraper aux branches en acceptant finalement le match, ça a quand même le gout et l'odeur de l’intolérance.
A bon entendeur(se).
jeudi 8 octobre 2009
[LND] [En bref] Paris Match (auteur : Nicolas Delaye)
Cette nouvelle aurait rempli de joie Raymond Domenech, qui aurait demandé illico que l’équipe de France joue désormais ses matches de qualification pour la Coupe du Monde dans la zone Moyen Orient. Au regard de l’équipe actuelle, la France devrait se qualifier par forfait.
[LND] [Courrier] 'Fair' part (auteur : Nicolas Delaye)
Pour son premier jour parmi nous, Courrier n’a pas résisté à l’envie de vous faire profiter du pertinent commentaire de Pascaloo sur l’usage abusif du mot ‘aphorisme’ par LND (https://www.blogger.com/comment.g?blogID=7009025190529002628&postID=8241158904089365041).
Cher Pascaloo. Vous permettez que je vous appelle Pascaloo ? Oui ? Bon. Cher Pascaloo. La rédaction des nouveaux Desproges et moi-même (ce qui confine légèrement au pléonasme compte tenu de la constipation éditoriale actuelle de mes acolytes) vous sommes extrêmement reconnaissants d’avoir, à juste titre et à base d’extraits de wikipedia.fr, fait remarquer que les phrases que LND qualifient glorieusement d’aphorismes ne sont que de vulgaires lieux communs (re-pléonasme ?), le lieu commun étant, je cite, « la figure de style qui est fondée sur des banalités sur lesquelles tout le monde est d'accord et qui permet de ne pas s'engager dans la conversation, tandis que l'aphorisme est une sentence énoncée en peu de mots, qui cherche la singularité et du coup est le contraire du lieu commun ».
Certes. Mais dans la bouche et parfois la tête de l’assujetti ordinaire, le lieu commun ne serait-il pas qu’une tentative désespérée et désespérante d’aphorisme ? Quand il nous confie, en sortant du cinéma, qu’il ne faut pas voir un film après avoir lu le livre car on est souvent déçu, l’intellectuel de cuisine ne crois-t-il pas nous illuminer de son savoir concis ? A cela j’ajoute que c’est celui qui dit qui est.
Merci encore à toi (vous permettez que je vous appelle ‘toi’ ?), ô mon lecteur unique et préféré. Je te laisse car je dois me coucher tôt. Le ciel est dégagé, donc il va faire beau demain.
LND
PS : Les plus à cheval sur les virgules (chacun son truc) auront noté que ce courrier pèse plus de trois paragraphes. Oui, mais quand on nait, on ne compte pas.
Message perso : le petit Sébastien Vidal, qui a soumis un texte pour devenir un nouveau Desproges, est prié de nous faire parvenir son adresse email pour que nous puissions lui répondre !
[LND] [En bref] Jeu, set et mate (auteur : Nicolas Delaye)
jeudi 1 octobre 2009
[LND] [AOC] Aphorismes en vrac pour alimenter toutes conversations sans valeur ajoutée (auteur : Nicolas Delaye)
- Je ne regarde que les films en VO !
- Moi non, parce que le problème des films en VO, c’est qu’on reste concentré sur les sous-titres et qu’on ne voit pas bien l’écran. (ndlrdnd : notez le contre-aphorisme)
Le son des vinyles est meilleur que celui ces CDs. La preuve, regarde les DJs, ils utilisent encore des vinyles.
Les photos en noir et blanc sont plus artistiques que les photos en couleurs (ndlrdnd : ça marche aussi avec les films).
La culture, ça n’a rien à voir avec l’intelligence.
Les maths, peu importe si ça ne sert pas plus tard, car ça apprend à raisonner.
Economie
En France, on a encore beaucoup la culture du diplôme. Aux USA, on ne regarde pas le diplôme mais les compétences [Traou Max]
Le BAC n’a plus aucune valeur.
Depuis qu’il y les calculatrices et les ordinateurs, les gens ne savent plus écrire ni faire de calcul mental.
C’est pas la peine de s’emmerder à faire des études. Quand on voit ce que gagnent les plombiers !
Les statistiques, on leur fait dire ce qu’on veut.
Le golf, c’est important pour faire des affaires.
Ça ne sert à rien de cotiser pour la retraite, de toute façon, on ne la touchera pas.
Payer un loyer, c’est de l’argent jeté par les fenêtres.
Géographie
Les bébés noirs sont plus beaux que les bébés blancs (ndlrdnd : ça marche aussi avec les bébés asiatiques).
Le problème avec les restaus chinois ou vietnamiens, c’est qu’on ne sait jamais que choisir et après on prend toujours la même chose.
Quand on va au Club Med, on ne visite pas le pays.
Mode
Le noir, c’est indémodable et ça va avec tout.
Sport
C'est bien connu, les arbitres avantagent toujours les grosses équipes..., surtout à domicile ! [Anonyme]
La corde à sauter est un excellent sport. La preuve, tous les sportifs en font.
La natation, c’est le meilleur sport.
En foot, les Allemands ne sont jamais battus.
Il n’y a plus de petites équipes en foot.
Les buts avant la mi-temps sont les pires.
Santé
C’est très difficile de faire manger des légumes aux enfants.
Le weekend, il vaut mieux sortir le vendredi que le samedi, sinon on est fatigué le lundi. Et puis, c’est pas parce que c’est Samedi qu’on doit se forcer à sortir (ndlrdnd : notez le suraphorisme).
Il faut toujours se mettre de la crème solaire, même s’il y a des nuages, car les UV passent a travers.
Dans les pates, c’est la sauce qui fait grossir mais on peut en manger autant qu’on veut. En fait, on peut manger de tout, mais avec modération (ndlrdnd : notez le suraphorisme).
L’eau froide, il faut y aller d’un seul coup mais dès que t’es dedans elle est bonne (ndlrdnd : ma voisine aussi)
La cigarette la plus dure à éliminer, c’est celle après le repas ou pendant les soirées.
Le champagne rosé, c’est quand même le meilleur.
La pastèque, finalement, c’est que de l’eau et des pépins.
Les psys sont souvent les gens les plus perturbés.
Relations
Les relations, c’est toujours merveilleux au début, et puis un jour ça se dégrade et on ne peut rien y faire.
Apres 30 ans, on ne se fait plus vraiment d’amis (ndlrdnd : ça marche aussi avec 40, 50, etc.)
La maturité sexuelle chez l’homme, c’est 25 ans et chez les femmes, c’est vers 35-40.
L’argent peut tout détruire, y compris familles, amour et amitié.
Sagesse
Il faut vivre dans le présent, sinon on ne profite pas de la vie.
C’est dans les trois premières années de la vie que tout se joue.
Un bon schéma vaut mieux qu’un long discours.
La première impression est souvent la bonne.
On apprend beaucoup de ses défaites.
Le Bouddhisme n’est pas une religion, c’est une philosophie.
Technologie
Un PC, à peine tu l’achètes, il est déjà dépassé.