J'y pense et puis j’écris

Tous les textes de ce site sont écrits par ses auteurs (voir à droite) et classés par rubriques (voir à droite mais plus bas et voir http://www.lesnouveauxdesproges.net/2009/09/lnd-note-rubriques-en-vrac-auteur.html pour les explications).


Si, comme eux, vous entendez parfois une petite voix qui vous dit "J'y pense et puis j’écris.", rejoignez les mes frères, en suivant les instructions suivantes -> http://lesnouveauxdesproges.blogspot.com/2007/12/application-pour-devenir-un-nouveau.html

Copier-coller, plagiats et extraits d'autres textes (y compris de Pierre Desproges) sont proscrits.

Si vous voulez contribuer sans devenir auteur, vouz pouvez soumettre des commentaires ou des réactions sur les articles, partager vos aphorismes d'origine contrôlée (commentez http://www.lesnouveauxdesproges.net/2009/09/lnd-aoc-aphorismes-dorigine-controlee.html) ou douteuse (commentez http://www.lesnouveauxdesproges.net/2008/01/aphorismes-et-prils.html), ou simplement envoyer l'adresse du site dans la nature, de préférence du coté des éditeurs...

LND

PS: Les contrepèteries potentielles sont parfois suggérées par des (*)


lundi 28 décembre 2009

[LND] [Criticon] Si vous voulez mon Na’vi (critique du film Avatar) (auteur : Nicolas Delaye)

AVERTISSEMENT – A ne pas lire avant de ne pas avoir vu le film.
Cette critique contient des « gâcheurs » (un beau néologisme pour occuper nos académiciens entre deux lavements). Par exemple, elle nous révèle que le héros meurt à la fin… enfin presque. On vous aura prévenus.


Apres une attente interminable d’environ 20 minutes (le temps d’acheter les tickets sur Internet), j’ai enfin vu le film le plus attendu de la décennie… que dis-je, du cap, de la péninsule : Avatar, de James Cameron, en 3D, si vous le voulez.

Lecteur de critiques de films depuis environ 18 ans, je peste régulièrement d’avoir à parcourir des pages entières avant de savoir ce que le critique pense (ou du moins écrit…) vraiment. En réaction, voici donc le résumé de la critique :
  • Dans l’ensemble, bien mais pas top
  • Effets spéciaux tops mais pas parfaits
  • Scénario américano-manichéen super bof, i.e. déjà vu et prévisible.

Et maintenant, la critique…

Résumé de l’histoire
NDLR : le nom des personnages est tiré de la version berrichonne.

Robert (gentil) a perdu ses jambes et surtout sa tête puisqu’il a décidé de donner ses abats à la science sur l’hostile planète Pandora au lieu de montrer son colt à tous les passants dans le troquet du coin, comme tout ancien marine qui ne se respecte plus. Avec l’aide de Simone (gentille), qui vient de finir sa thèse sur les habitants de Pandora, les Na’vi, créatures mi-schtroumpf, mi-Tony Parker, il fait peau neuve grâce à 12 heures d’UV par jour. Avec un ingénieux système inventé par Nintendo, Robert peut naviguer un avatar, c’est-à-dire un être mi-autochtone mi-beauf, sans bouger les oreilles.

Pour de basses raisons mercantiles (le sol de Pandora regorge de truffes géantes, dont on se demande ce qu’elles foutent à plus de 12 années lumière du Périgord, qui s’échangent au kilo à trois fois le PIB de la Zambie), Charles Henri Gekko (méchant), le PDG de Mauvaise Mine Inc. et l’adjudant Carrier (méchant), champion du monde de cicatrices invraisemblables, convainquent Robert d’infiltrer les Na’vi afin de leur demander gentiment de quitter leur terre ancestrale pour aller s’entasser dans les HLM tout neufs de la cité des Bordées.

If lui faudra pour cela apprendre le patois local, proche du verlan Gallois, apprivoiser des mouettes géantes en haut de la tour Eiffel et séduire Josianne (gentille), la fille du chef, à grand coups de clé USB dans la prise réseau. A bout de force, il s’inscrit au BAC local et obtient son Na’vi de passage. Conquis, les Na’vi l’accueillent dans leur groupe en chantant Auprès de mon arbre a cappella et en effectuant une séance de yoga synchronisé fortement recommandée pour l’arthrose du cou. Ils lui confient également les coordonnées GPS du meilleur arbre à truffes de la région, qu’il s’empresse de transmettre aux méchants.

Armés de Wii Baston dernier modèle et encouragés par l’absence de progrès à la conférence de Copenhague, les méchants déforestent à cœur joie. Se sentant trahis, les Na’vi sont verts mais s’avouent technologiquement impuissants (ils n’ont même pas de WiFi, c’est tout dire).

Rongé par le remord et les moustiques géants de Pandora, Robert range son cœur du coté des vaincus (*) et parvient, à la surprise générale des spectateurs de moins de 3 ans, à faire triompher les Na’vi, ce qui lui permettra enfin de jouer à la bébête à deux dos avec Josianne dans la case Bigorneau.

Forcé de choisir entre une vie d’infirme dormant dans les rues de la banlieue de Détroit ou une retraite dorée de prince consort assez souvent dans les soirées mondaines du tout Pandora, Robert se sépare de son corps d’humain et du même coup de son cancer de la peau naissant.

The end.

Les effets spéciaux
Certes, c’est beau. Les décors, sponsorisés par l’office de tourisme de Pandora, feront de superbes écrans de veille. La représentation de la technologie en 2150 est intéressante (Windows 19 – j’achète tout de suite !). Les Na’vi font presque aussi humains que des starlettes américaines maquillées au Karcher et jouent plutôt mieux que les acteurs pas numériques. En revanche la faune, dans l’ensemble, fait encore très carton pâte. Surenchère, mais pas en os…

La nouvelle technologie 3D mise au point par le réalisateur fonctionne bien : les migraines ne sont pas plus importantes que celles causées par le vacarme et les vertiges de la version 2D. On frémit à l’idée d’une version 3D de l'adaptation de La grande traversée par Rocco Siffredi.

Le scénario
Le grand oubli du film… Après le fameux : « Hasta la vista, baby !», James Cameron persévère dans les langues latines avec le tout aussi efficace « Vamos à la plagiat ». La plupart des thèmes sont aussi éculés que les supporters du PSG à Marseille (ou l’inverse) et les ressorts dramatiques, hormis celui de mon siège façon Olympia post-Johnny pré-Francis Lalanne, tombent à plat (ce qui est un comble pour un ressort).

Des preuves ? L’assimilation artificielle de Robert chez les Na’vi a été vue maintes fois, par exemple dans Tarzan (l’histoire est quasiment identique), Danse avec les loups ou Pocahontas (des références !). Le pilotage des avatars rappelle sévèrement Matrix. Les rencontres avec la faune ressemblent fortement à celles de King Kong ou de Star Wars (exemple : le monstre effrayé par le monstre plus grand est un pompage intégral de l’épisode I).

Le thème central du panthéisme (à l’intention des bacheliers qui essaient de nous lire par milliers, le panthéisme n’est pas le culte du Panthéon, mais la croyance d’une présence divine partout partout, y compris sous les jupes des filles), très présent dans le film, a lui aussi été archi rabâché, entre autres dans certains des films cités ci-dessus (les expériences mystiques de Kevin Costner dans Danse avec les loups, la Force dans Star Wars, etc.). Ayant pourtant un certain penchant pour l’écologie (je mets régulièrement du Schnaps de betteraves dans le réservoir de mon jet privé), je suis resté de glace devant l’écologie de cuisine qui suinte du film.

Trois autres exemples de fautes élémentaires d’écriture. Primo, les racines de la colère apparemment gratuite de l’adjudant Carrier ne sont pas très claires. On se doute qu’il a été bercé trop près du mur, mais on aimerait bien que son personnage dépasse le stade anal autant que celui de la caricature. Deuxio, le fait que les Na’vi pardonnent Robert si rapidement alors qu’il les a quand même bien arnaqués, uniquement parce qu’il a passé le niveau 3 à Domptons les Dragons, est risible. Enfin, il eut été intéressant d’expliquer d’emblée si la mort ou la blessure d’un avatar aurait des répercussions sur la vie ou la santé du pilote humain, histoire de nous faire un peu frissonner.

Certes, le scenario est de James Cameron, pas de Quentin Tarantino, mais Terminator 2 était bien mieux écrit qu’Avatar.

Les acteurs ? A peine sortie de sa brume, Sigourney Weaver nous refait le coup des gorilles. Quant à la « révélation », l’Australien Sam Worthington, son imitation de la performance de Matthieu Amalric dans Le scaphandre et le papillon est impeccable.

Anecdote authentique : une association d’homosexuels, ai-je besoin de le préciser, américaine, s’est plainte que le monde représenté dans Avatar ne comprend pas d’homosexuels. Il est vrai que les minorités sont sous-représentées dans le film. Par exemple, on ne dénombre aucun Na’vi communiste.

Et après ?
Ceux qui en redemandent devraient être satisfaits par la parution prochaine, si le temps le permet, d’une édition super méga top ultime Armageddon coupe du metteur en scène payante en DVD et blu-ray … et gratuite en DIVX (je l’ai pas dit fort !) … dont nous vous livrons en exclusivité le contenu :

  • La version complète de 12 heures du film dans laquelle la psychologie de l’adjudant Carrier y est plus développée (on y apprend notamment que les raisins … pardon… les raisons de sa colère sont dues au fait qu’il a mis sa culotte en croco à l’envers) et la scène qui a scandalisé la Croisette, durant laquelle Josianne enduit d’huile de truffe la tresse de l’avatar de Robert, y est présentée dans les grandes longueurs
  • Une fin alternative dans laquelle les Na’vi font fortune en cotant les terres truffières en bourse
  • Des scènes coupées comme celle où Robert pénètre dans la c
  • En bonus caché, des courts métrages amateur réalisés par différentes communautés en hommage au film, notamment celui des tailleurs du Sentier (Na’vi de ma mère), des fonctionnaires (Na’vi de grève), des marins d'eau douce (Il était un petit Na'vi), des pêcheurs Bretons (Na’vi de grand frais), des lycéennes américaines pré-pubères (Na’vi en rose) et des SDF (Na’vi au grand air).
  • Le manga qui a inspiré James Cameron, Albatar, dans lequel un androïde mi figue mi raisin qui n’a plus la pêche décide de couper la poire en deux plutôt que de sucrer les fraises
  • La recette des Na’vi au lit à la pandoraise.

Conclusion
James mon petit, je crois savoir que tes ambitions pour ce film flottent encore plus haut que tes montagnes balnéaires. Certes, tu n’es pas passé loin du chef d’œuvre, mais tu n’es pas passé près non plus ! Mais puisque tu t’es quand même bien démené sur ton projet pendant 18 heures par jour ces 10 dernières années et que je ne me suis pas ennuyé pendant le visionnage, je te donne 14/20.

Tu viens d’annoncer que tu planches déjà sur Avatar 2 et 3, qui devraient permettre à tes mécènes de rentabiliser les investissements colossaux du premier film. Tu as donc une occasion unique de te rattraper en passant un peu plus de temps sur ton clavier et moins sur ta souris (ce qui ne veut pas dire plus de Splendid et moins de Mickey).

Et si tu veux laisser une trace indélébile dans l’histoire futile des films boum boum, essaie au moins de nous surprendre avec de la science-fiction qui ne fasse pas que retranscrire le mode de vie humain dans une galaxie lointaine, très lointaine (le commerce, l’armée, les gouvernements, la monogamie etc.), mais qui le transcende complètement, avec des modes de société complètement inédits… Si tu réussis, je te promets d’aller voir et revoir ton film, et même d’écrire un mot gentil pour tes parents.

A la revoyure.

dimanche 13 décembre 2009

[LND] [En bref] En vert et contre tous (auteur : Nicolas Delaye)

A l’intention des ermites agoraphobes et sourds qui nous lisent par milliers, sachez que, depuis le 7 Décembre 2009, ça chauffe à Copenhague (COP, pour les intimes) où d’habitude on se les gèle à cette époque de l’année, sauf chez la grosse Helga, mais ceci est une autre histoire.

Il s’agirait de la conférence la plus importante de ce siècle encore jeune, à en juger par le nombre colossal de tickets vendus qui, selon la police, avoisinerait celui de la récente tournée de Britney Spears, c’est tout dire. La signification considérable de cet événement unique… depuis la conférence de Bali il y a deux ans… se reflète dans son immense couverture médiatique, qui en oublierait presque l’autre sujet de fond qui tracasse l’humanité ces derniers temps, à savoir les déboires de Tiger Woods, dont le stakhanovisme devrait être loué. Pensez-donc que ce géant de la balle n’hésite pas à sortir son club la nuit pour se taper 9 trous !

Peu après la projection du dernier Jean-Claude Van Damme, Methanor, filmé pour l’occasion, les délégués sont allés directement au charbon afin de sauver Willy et surtout faire leurs courses de Noel avant le peuple. Ayons une pensée émue pour ces travailleurs de l’ombre, qui refoulent de la houille de bon cœur (*), dont la seule récompense consiste à fumer un paquet de Gitanes après avoir âprement négocié la réduction de 3 grammes de CO2 d’ici 2050. Et pendant ce temps, ça gaze dans le reste du monde.

Pour les ignorants d’entre vous qui peinent à comprendre comment faire fortune avec un pet de vache sur les marches financiers (réponse : c’est odieux), la rédaction des nouveaux Desproges s’est mise au vert pour expliquer enfin avec des mots que même les animateurs de radio FM y peuvent comprendre tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le texte (de la conférence) sans jamais oser le demander.

A ma droite, les riches, c'est-à-dire vous, moi et Barack qui, avec le prix Nobel, a eu un bonus de labo (*).Parmi eux, les Ricains, qui sont amers. Le fond de leur pensée peut se résumer à cette tirade des Bronzés 3 : « Pourquoi y a que nous qui paye ? ». Ils ont raison.

A ma gauche, les presque riches, c'est-à-dire les BRIC, que les riches ne cassent pas, sauf l’Amérique. La Chine, c’est sûr, l’appâte (*). Ils veulent bien payer… un peu… mais ne veulent pas dire combien ni quand, sous prétexte qu’ils ne sont pas encore assez riches et que les riches d’aujourd’hui s’en sont mis plein les fouilles pendant 200 ans. Ils ont raison.

Au milieu, les pauvres, c’est-à-dire, euh.., en fait on s’en fout. Comme d’habitude, bien que sans le sou, ils vont prendre cher. Ils n’ont même pas la décence de remercier les autres de leur inaction qui résoudra pourtant à moindre frais leurs menus problèmes de surpopulation. Ils ont raison.

En dessous, représentés par Bouddu, sauvé des eaux, les iles du niveau de la mer (ce qui, à notre humble avis, constitue la majorité des iles) et le Bengladesh qui, prévoyant, se nomme maintenant les Bains Gladesh et s’est reconverti dans le tourisme thermal. Contrairement aux pauvres, qui voudraient bien un peu d’eau dans leur manioc, ils en ont jusque là, voir Figure 1. Ils ont raison.

Nulle part, les sans opinion comme la Suisse et la Corée. Ce cas de Corée nous turlupine (*). Quant aux Suisses, en avance de dix minutes précises sur le monde qui se demande encore s’il faut interdire l’ouverture des mines, ils ont déjà interdit l’ouverture des minarets. Ils ont raison.

Partout, les autres, tels que Vincent, Francois, Paul et l’Australie, qui ont des idées mais aussi du pétrole. Ils veulent des objectifs importants et sont prêts à donner l’exemple, si les autres s’y mettent d’abord ! Ils ont raison.

Dans la fosse, les septiques. Ils croient à la théorie du complot. L’assassinat de Kennedy, les pas de l’homme sur la lune, les camps de concentration et même la main d’Henry contre l’Irlande sont des conspirations. Le consensus sans équivoque d’une majorité écrasante de scientifique de la plupart des pays du globe sur le réchauffement climatique lié aux activités de l’homme ? Encore un complot écolo pour empêcher les patrons de faire caca dans nos rivières. Ils ont raison.

Et, en haut, les gaz à effet de serre, dont les effluves font tourner la tête du créateur, qui n’avait pourtant pas besoin de ça pour se fendre la pipe (ndlrdnd : que les féministes de tout bois nous excusent, mais nous avons fait ici l’hypothèse que le créateur serait un homme ce qui, au regard de la réussite éclatante du résultat, est plus que plausible…).

On en oublierait presque, au milieu de la cohue du plus grand festival de carbone au monde, que la solution à tous nos problèmes est devant nos yeux. La seule source d’énergie renouvelable à l’infini, disponible dès maintenant et accessible en quantité égale aux riches comme aux pauvres. La connerie humaine.

dimanche 22 novembre 2009

[LND] [En bref] On est les champions (auteur : Nicolas Delaye)

L’équipe de France de football s’est qualifiée haut la main pour le championnat du monde de baballe en disposant d’une équipe d’Irlande qui a dépensé beaucoup d’énergie en essayant de jouer au ballon comme tout le monde, alors qu’il ne suffisait pour gagner que d’un capitaine ad hoc menant son équipe d’une main de maitre. Les joueurs Français ont réussi l’exploit de filer les boules à l’adversaire sans toucher la balle.

Totalement verts après la défaite, les Irlandais ont tenté la tactique dite du grand vizir qui consiste à réclamer des qualifs à la place des qualifs. It’s no good les gars ! Que ceux qui n’ont jamais marqué un but décisif les qualifiant pour la coupe du monde dans les dernières minutes des prolongations en touchant le ballon de la main deux fois alors qu’il y avait un double hors-jeu et que tout le monde a vu la faute sauf les trois arbitres qui pourtant étaient à coté de l’action jettent la première pierre ! Bon.

L’affaire a pris depuis des proportions abracadabrantesques, permettant aux medias du monde entier d’oublier un moment la mutation du virus H1N1 dont le ralenti est beaucoup plus ennuyeux. Tandis que les joueurs irlandais se succèdent sur les plateaux de l’émission Passe moi le Celte, les joueurs Français montrent leur but à tous les passants, s’attirant l’ire du peuple de France, dont l’étonnant soutien à l’ennemi s’était fait bien rare depuis le tournoi de Vichy.

Tandis que Mireille Mathieu, un peu perdue sur la géographie, planche sur une reprise de Allez les verts, Eric Cantona, à l’instar du descendant de Geronimo un jour de turista aigue, est sorti de sa réserve en déclarant que Raymond Domenech était l’entraineur le plus nul depuis Louis XVI. Tout d’abord, c’est pas très gentil pour Louis XVI. Et puis souvenons-nous ce n’est qu’à la fin de sa vie que Louis XVI a perdu la tête.

Pas en reste, notre rédaction à écrit à la FIFA pour réclamer que France-Allemagne 1982 soit rejoué, afin d’essuyer la faute terrible de Schumacher sur Battiston qui lui était resté dans les dents. Depuis leur maison de retraite, les intéressés ont confirmé qu’ils étaient prêts à rechausser les crampons, à condition que le match soit fini avant la soupe de 18h.

Devant l’échec de la méthode dure, les Irlandais ont tenté de flatter l’arbitre. Mais, un règlement très clair de la FIFA interdit l’arbitre au cirage après le coup de sifflet.

Bien sûr, au delà du fait que cet indicent tout à fait anodin peut éventuellement soulever le problème potentiellement pertinent de l’absence d’arbitrage vidéo alors que, rappelons le, le grand public ne peut pas se polir les noix discrètement sans être pris, si l’on peut dire, par des cameras de surveillance ou de télévision, il ne faut pas oublier que c’est celui qui dit qui est. C’est vrai quoi ! Ils n’avaient qu’à pas la ramener les eunuques au trèfle ! Traiter Domenech de gros nul avant le match, c’était risqué ! Du coup, ils se sont pris un anneau de Taureau dans le Verseau et un d’Uranus dans la lune.

Résignés, les Irlandais seraient en train de composer une chanson dont l’intégralité des droits sera reversée aux épouses des joueurs de foot biaisés par l’arbitre. Chantée par U2, cette reprise d’une chanson de Daniel Balavoine commence par ces mots bouleversants : « La FIFA, je te veux si tu veux de moi. »

La morale de cette histoire, c’est que les preux et le foot (*) font certes des étincelles mais abiment les vaincus. L’Irlande en pleure. Thierry Henry.

samedi 7 novembre 2009

[LND] [Essai] Tectonik, ta mère ! (auteur: Vaild)

Aujourd’hui, je voudrais m’exprimer sur un sujet qui me tiens particulièrement à cœur. Il s’agit d’un des plus grands fléaux de notre temps, aussi dramatique que le cancer, aussi contagieux que le sida, aussi destructeur que l’Alzheimer, ce mal terrible, tellement abominable que j’ose à peine le nommer. Je le ferais cependant, car je ne pourrais pas critiquer à mon aise si je ne le fais pas, ce qui est mon devoir en tant que citoyen responsable et sarcastique. Cette apocalyptique vomissure de la prétendue civilisation occidentale a pour nom tectonik.

Originellement issue de bas besoins marketings, revendiqués (à tort) par des gens peu scrupuleux qui en ont fait la promotion, plus intéressés par le profit qu’ils pouvaient en tirer que de la catastrophique influence qu’a cette nouvelle (et pitoyable) mode sur nos jeunes, si stupidement malléables. De plus, on peut éventuellement relever le complot international, la coalition à l’échelle mondiale des différentes marques de gel pour cheveux qui sponsorisent gaiment (sont-elles fourbes !) ce mouvement.

Comme la plupart des modes basées sur ce que certains imbéciles cocaïnomanes prennent pour de la musique (doivent-ils être sourds, les pauvres !), elle se compose de trois axes. Du plus important au plus navrant : la musique, la danse, et le mode de vie et de pensée. Enfin, quand je dis pensée…La musique est en fait un ensemble de bruits, désagréables et forts, mélangés n’importe comment sur fond de percussion. En gros, ça donne ça : « BOUM » fois 10, et on recommence. Il n’y a rien à en dire de plus.La danse, elle, a un intérêt. A la seule condition que l’on arrête d’appeler ça une danse. Ces gesticulations spasmodiques de décérébrés hydrophobes encéphaliquement atrophiés, tellement imbibés d’alcool et de bêtise qu’ils sont incapables de distinguer une sonate de Mozart d’une symphonie de Beethoven, ne peut en aucun cas être qualifiée de danse. L’intérêt en question est de permettre à une centaine de jeunes de faire autre chose que de sautiller stupidement sur place sur des bruits marteaupiqueuriens, et de s’esbaudir devant leur « performances ». Grand amateur de valse irlandaise, de tango argentin et de rock acrobatique, pratiquant en plus d’être croyant dans le noble art de la danse (de salon en l’occurrence), et fils, frère et neveux de danseuses douées, je m’insurge à l’idée que l’on puisse comparer cela à nos arts. Surtout quand on a la prétention l’élever à ce niveau. Il est malheureux, de plus, de constater que ces spasmes nerveux de bulots éthyliques ont détoné le break dance. Moi qui me passionnait à regarder ces athlètes véritables rechercher le dépassement de soi, avec talent et imagination (et parfois une touche de personnification), je suis consterné de constater maintenant que les pratiquants stupidifiés de la tectonik les remplaces, eux qui sont tous pareils, font tous la même chose (parfois tous en même temps !). Amusant pour une mode prônant la distinction.

En parlant de ça, je me permet une digression en rappelant que la différentiation du reste de la société n’est pas une obligation pour l’accomplissement personnel : les schizophrènes paranoïdes se différencient tous des gens dis « normaux » (laissez-moi rire), tout en reproduisant, eux aussi, tous le même schéma d’actions et de perceptions. Sont-ils plus heureux ou mieux appréciés par leur différenciation ? Allons, réfléchissez, vous qui vous croyez originaux mais qui êtes tous les mêmes. Au moins une fois. Je sais, c’est dur.Dans le cas (probable, pour ne pas dire évident) ou certaines choses vous auraient échappées, je vous enjoint fortement à vous documenter. Lisez et achetez ce livre fascinant (un peu épais certes, mais tellement riche) que l’on nomme couramment « dictionnaire de la langue française ».

Et maintenant, pour en revenir au sujet qui nous occupe, et au risque de provoquer ces éclatements neuronaux chez les (très rares) tectonik-killers qui m’écoutent passons au mode de vie et de pensée.

Le tectonik s’habille d’une manière très schématique et caricaturale. Rayé, rosé et têtedemortisé, leurs habits sans originalité ne sont que la combinaison comique mais hideuse de plusieurs autres genres. Mélange de bagnard, de métalleux ou participant au cortège de la gay-pride, ce cruel manque d’imagination et d’innovation met mon intelligence et mon sens esthétique au supplice.

Pour terminer, remarquons que le tectonik, indépendamment de son sexe, arbore fièrement en haut de ses rares cheveux une crête, probablement un inconscient lien patriotique mélangé au fait de n’approcher que difficilement le quotient intellectuel de nos chers gallinacés. De plus, rappelez-vous qu’ils sont influencés par la coalition capillaro-marketing citée plus haut.

Le dernier point à aborder est un rituel tribal, appelé « battle », qui consiste à réunir deux de ces jeunes gens, qui sautilleront sur des tambours, gesticulant de la même manière mais ordonnant leurs mouvements dans un différement. Le perdant est le premier à rendre son diner.

Ma conclusion est la suivante : la peine de mort n’ayant pas cour en ce moment, il faut parquer ces gens dans une de leurs salle de réunion (appelée « boite »), et leur passer, à fond, toutes les sonates et symphonies citées plus tôt, pour tenter de leur faire comprendre ce qu’ils nous font subir.

Je vous remercie de votre attention.

[LND] [Note] Allongement des membres (auteur : Nicolas Delaye)

Les nouveaux Desproges ont l’immense plaisir d’exposer au grand jour l’allongement de leurs membres. En effet, ils seront dorénavant quatre à vous faire partager quotidiennement… chaque semaine…quand le temps le permet … leurs blagues de comptoir, voire de pub sur la toile (*), dont la pertinence du propos le dispute ordinairement au raffinement du verbe, poil au Serbe.

Notre nouveau camarade, dont le texte Tectonik, ta mère !, bientôt sur les écrans, résume avec brio la pensée urbaine post-Chirac, pré-pubère, se nomme Vaild, ce qui ne s’écrit pas comme ça se prononce, car c’est imprononçable.

Je rappelle que si, comme Vaild, vous entendez parfois une petite voix qui vous dit "J'y pense et puis j’écris.", rejoignez nous mes frères, en suivant les instructions suivantes -> http://lesnouveauxdesproges.blogspot.com/2007/12/application-pour-devenir-un-nouveau.html

A la relecture !
LND

PS : je profite de l’occasion que je me suis offerte de vous faire perdre votre temps pour vous faire découvrir un blog d’autant plus rigolo qu’il n’est pas de moi, le Moore York Times -> http://stephane.moore.free.fr/

vendredi 30 octobre 2009

[LND] [Bio] Au revoir les enfants (auteur : Nicolas Delaye)

La vie de Roman Polanski aura été marquée par quelques succès et d’innombrables tuiles. Ça commence très fort. Né le 18 aout 1933 à Paris, le petit Roman est privé de lait pendant une semaine car tous les magasins sont fermés pour cause de pont prolongé du 15 août. Il faut dire qu’à cette époque l’immigration de commerçants aux échoppes ouvertes après les Guignols n’avait pas encore commencé. En substitut, la famille lui fait profiter des nombreuses bouteilles de champagne achetées pour l’occasion. Il s’en barbouille la grenouillère, ce qui est à l’origine de sa passion pour l’habit au champagne.

Les 10 premières années de sa vie se passent à peu près sans encombres, si l’on excepte les quelques parties de cache-cache avec ses camarades allemands dans le ghetto de Cracovie, dont le nom n’est pas sans évoquer une fêlure qui le tiendra jusqu’au bout.

C’est par hasard qu’il se découvre des talents de cinéaste, en filmant sa petite cousine de 2 ans, la polonaise Skaslée, en train de faire pipi sur le pot. Pour l’empêcher de cafter, Roman lui fait fumer un bout de moquette qui trainait.

Ses films rencontrent un succès critique et populaire immédiat. Rosemary, oh yeah, baby ! fait frémir les jeunes générations tandis que L’épée d’Eraste revisite avec profondeur un mythe grec jugé inébranlable.

Mais les tuiles reviennent un soir de 1977. Après être resté de façon incompréhensible en stationnement interdit toute la nuit devant la maison de Jack Nicholson alors que les 34 garages de cette dernière étaient vides, il se prend un énorme PV dont il ne se remettra jamais.

Pour ne pas payer l’amende, il fuit les Etats-Unis à la nage pour rejoindre Cannes, prétextant au juge américain, à moitié endormi, qu’il y avait oublié ses palmes. Il fait rapidement son trou dans les écoles du coin en y exhibant son dernier long métrage. Au delà de la déconstruction baroque du récit en trois actes et des plans plein de goût (*), les écoliers apprécient tout particulièrement les distributions gratuites de vodka et de cigarettes qui font rire à l’entracte.

32 ans plus tard, alors que le montant du PV, quand on y ajoute les pénalités de retard et les intérêts, atteint l’équivalent du budget américain de la santé, la cavalerie le rattrape à Zurich et lui ouvre un contentieux, alors qu’il ne demandait qu’un compte en Suisse.

Malgré le support de nombreuses personnalités telles que Fréderic Mitterrand, Charles Trenet, Michael Jackson et Marc Dutroux, dont je me demande si elles sont toutes encore vivantes, Roman Polanski se réveille le lendemain avec la geôle. Afin de ne pas être en reste avec la justice française, la justice américaine demande la castration physique de Roman Polanski, ce qui semble assez disproportionné malgré, il est vrai, l’ampleur non négligeable de l’amende.

Aux dernières nouvelles, Lio, la pervenche qui lui colla le fameux PV, rangée depuis des voitures, aurait demandé l’abandon des poursuites judiciaires parce que, dit-elle, les burnes comptent pas pour des prunes.

vendredi 23 octobre 2009

[LND] [En bref] Attention, ça va couper (auteur : Nicolas Delaye)

MAM (Michèle Alliot-Marie), la Ministre de la Justice, vient de proposer que la castration physique des délinquants sexuels soit discutée au Parlement.

La plus grande association de pédophiles, la CGT (confédération des gourmets de la tétine), a réagi mollement au discours de la Ministre, en déclarant simplement, depuis son siège social de Castres, avoir « les boules ». Qu’ils en profitent !

Les principaux arguments de MAM seraient que certains pédophiles, conscients de l’irréversibilité de leurs pulsions (pourtant, il leur suffirait, pendant les attaques, d’imaginer Jean-Marie Le Pen en tutu) auraient demandé le droit de subir « une ablation des testicules par chirurgie », et que la castration physique serait déjà pratiquée dans d’autres pays.

Une fois n’est pas coutume, la rédaction des nouveaux Desproges prend parti et décide de soutenir le gouvernement dans sa quête, afin de permettre à la France de rattraper son retard judiciaire sur l’Afghanistan, le Nigéria et la Corée du Nord.

Nous allons même plus loin en proposant l’amputation des pieds pour les joueurs de l’équipe de France de football, l’écartèlement des centristes et l’ablation pure et simple de la tête pour tous les filles plus grandes que moi.

Et si nos revendications ne sont pas suivies, nous n’hésiterons pas à nous jeter dans la gueule du loup en allant marcher jusqu'au Parlement pour demander la trépanation des cons. Les chirurgiens non-pédophiles n’ont pas fini de se faire des nouilles encore (*).

mardi 20 octobre 2009

[LND] [AOC] Aphorismes – spécial USA (auteur : Nicolas Delaye)

Aphorismes. Cékoidon ? Pourquoi ? Comment ? Réponse sur http://www.lesnouveauxdesproges.net/2009/09/lnd-aoc-aphorismes-dorigine-controlee.html

  • Les Etats-Unis, c’est vraiment le pays des extrêmes !
  • Aux Etats-Unis, tu peux montrer des tètes coupées à la télé, mais un sein, ca fait scandale !
  • Les Américains sont nuls en gastronomie. D’ailleurs, dès qu’ils viennent en France, ils viennent au MacDo (suraphorisme). Et quand tu vas aux Etats-Unis, tu prends un kilo par semaine (re suraphorisme – ça marche avec tous les poids et toutes les fréquences).
  • Le système éducatif est nul aux Etats-Unis. La preuve, les écoliers américains ne savent même pas situer l’Europe sur une carte (suraphorisme). D’un autre coté, leur système leur apprend à être plus sociaux et plus efficaces et leurs universités sont mieux que les nôtres (contre-aphorisme).
  • Le système de santé est vraiment lamentable aux USA. Il est même pire que dans certains pays sous-développés (suraphorisme) !
  • Le système juridique est complètement fou aux USA. Par exemple, une femme a gagné des millions de dollars en dommages et intérêts parce qu’elle a mis son chat dans la machine a laver et la notice ne précisait pas que c’était déconseillé !
  • La Californie, c’est pas mal, mais elle peut s’effondrer à tout moment à cause de la faille de San Andrea.
  • Si j’habitais aux USA, ce serait seulement à New York ou San Francisco. Il n’y a aucune culture dans les autres villes.
  • Le cinéma américain est uniquement commercial. Ce n’est pas de l’art, c’est du business (suraphorisme). En même temps, leur cinéma indépendant est quand même très bon (contre-aphorisme).
  • Barack Obama a de grandes chances de se faire assassiner avant la fin de son mandat.

lundi 19 octobre 2009

[LND] [En bref] Vol au vent (auteur : Nicolas Delaye)

Depuis que la police du Colorado a découvert que l’affaire du ballon à la dérive était un canular publicitaire, les médias sont partagés entre les retombées (si l’on peut dire) financières de ce type d’info sensation, qui fait bander les téléspectateurs en moins de temps qu’il n’en faut à Diego Maradona pour être ridicule, et la morale, que la plupart de leurs cadres confondent toujours avec une marque de moutarde.

Tenus par une ligne éditoriale irréprochable qui refuse de privilégier le profit au détriment de l’intérêt public (il faut dire qu’on ne gagne pas une thune), les nouveaux Desproges ont enquêté et vérifié que les informations suivantes étaient bien des canulars :

  • Roman Polanski serait en train de préparer, depuis sa cellule, un remake d’Au revoir les enfants.
  • Raymond Domenech aurait fait une déclaration pertinente à l’annonce du tirage au sort des barrages de la Coupe du Monde 2010.
  • Le parti socialiste aurait défini une politique commune.
  • Aucun employé de France Telecom n’aurait tenté de se suicider la semaine dernière.
  • Suite à l’affaire Fréderic Mitterrand, les Français auraient enfin compris la différence entre « pédophile » et « homosexuel ».

Nous avons gardé le canular le plus gros pour la fin : « Ayant besoin de vacances, l’ensemble des syndicats Français se sont mis d’accord pour proposer une semaine sans grève ».

En revanche, nous sommes dans le regret de confirmer qu’un analphabète de 23 ans a de grandes chances de devenir dirigeant de l'Etablissement public d'aménagement de la Défense (EPAD). A Patrick Jarry, le sparring partner, qui l’attaquait sur ses projets de gouvernance de l’établissement, il aurait répondu : « C’est celui qui dit qui est ! »

samedi 17 octobre 2009

[LND] [En bref] Jean qui rit et gens qui pleurent (auteur : Nicolas Delaye)

La candidature de Jean Sarkozy à la tête de l'Etablissement public d'aménagement de la Défense (EPAD) semble plonger une majorité de Français (y compris de la majorité) dans une certaine perplexité, voire un certain émoi. Alors que le réchauffement climatique et la misère dans le monde, non. Il faut dire que le brushing Charnier, très en vogue à Abidjan, passe moins bien à l’écran que celui de Hihan, fils de Sarko.

Il est toutefois assez rafraichissant de constater que l’incompétence des « hommes » politiques entre parfois en ligne de compte dans leur (in)succès populaire. Pour peu que les Italiens nous imitent, leur parlement comptera bientôt un bronzé de moins.

Certes, Junior semble passer plus de temps dans ses copines que dans ses copies, mais après tout, la bite ne fait pas le moine, comme disait récemment Benoît XVI à l’UMP (Union des Moines Pédophiles) de La Queue-en-Vrille près de la frontière belge (ndlrdnd: amis Belges, il s’agit de la frontière française). A l’intention de ceux qui ne connaissent pas Benoît XVI, c’est le mec en blanc à coté de Jean Sarkozy sur la photo.

Bien plus que l’incompétence supposée de Flipper (il faut tout de même rappeler qu’il est l’auteur d’un célèbre exposé sur Virgile lors de sa première année de droit, Les Virgile selon Saint-Jean), ce qui semble effarer le votant ordinaire, c’est l’avantage déloyal dont bénéficierait Jordy Sarkozy, du fait que Papa Noël tiendrait les rennes. Je veux bien, mais depuis quand elle-est équitable la société des hommes ? Combien d’enfants énucléés d’ouvriers afghans finiront-ils énarques ? Pourquoi l’inculte et vulgaire banquier d’affaires gagne t-il en une semaine autant que ce que le chercheur acharné et insomniaque gagne en un an ? Pourquoi Josette Roubouché est-elle considérée comme un immonde thon et Priscilla de la Founenfeu comme une bombe atomique par l’homo erectus moyen, alors que seuls quelques bouts de viande plus ou moins mal placés les distinguent l’une de l’autre ? Pourquoi les nageuses danoises préfèrent-elles les basketteurs congolais aux jockeys pékinois ? Et pourquoi ma femme, qui n’est pas suédoise, aime-t-elle les basketteurs congolais, elle aussi ? Je vous le demande.

Au moins, Barbijean a le sourire. Ne l’avez-vous point entendu mugir dans sa campagne « Voici venir les Fissapapa, toujours contents » ? Inégalité ou pas, pour paraphraser Coluche, cette affaire illustre clairement que l’homme est ego.

Notez que, à l’instar de Jose Bové, Mowgli n’a pas que des tracteurs. Son association Touche pas au népote rencontre un vif succès, en particulier au Gabon et en Corée du Nord. Oui, le mot « népote » n’existe pas, mais comme il dit lui-même, peu importe de savoir, pourvu qu’on ait Ivry (et les Hauts de Seine). Et puis, n’oublions pas que cette association a créé de nouveaux emplois jeunes à la Foire du Trône.

Pour clore cette brillante démonstration, je dirai aux fâcheux et aux fâchés que, dans la vraie vie, il est assez courant que des descendants surpassent leurs géniteurs dans la fulgurance du succès. Prenez Luke Skywalker par exemple. Un peu de cross-country dans la forêt de Fontainebleau, quelques combats d’escrime et hop, Jedi Master ! Certes, il a perdu un peu la main, mais pensez que son père a du se cogner Jar Jar et finir ses jours asthmatique dans un poumon de PVC ! On n’arrête pas le progrès.

Alors laissez le vivre, le petit Jean ! Laissez-le frétiller de la queue dans la cour des arrivistes! Tel le morpion hyperactif perdu dans une usine Velcros, il finira un jour la colle.

Mon petit Jean, il semble que l’EPAD de Damoclès pende au dessus de ta tête de mannequin Petrole Hahn. Que la farce soit avec toi !

samedi 10 octobre 2009

[LND] [Courrier] Explication de texte pour lecteurs de Paris Match (auteur : Nicolas Delaye)

Un(e) lecteur(rice) anonyme tellement en colère qu’il(elle) a oublié de signer s’offusque en prétendant que mon texte « Paris Match » aurait un caractère raciste qui critiquerait les origines multiples des joueurs de l’équipe de France (https://www.blogger.com/comment.g?blogID=7009025190529002628&postID=6138281001313212973).

Si cette personne en colère veut bien se donner la peine de relire ce texte (en dessous), elle se rendra compte que ce n’est en rien le cas. Tout simplement, si j’y écris que la France devrait se qualifier par forfait, c’est parce que je fais référence au fait que les joueurs actuels (indépendamment de leurs origines) forment une belle équipe de « tapettes ». Donc, à la grande rigueur, ce texte pourrait être taxé d’offensant à l’encontre des homosexuels (mais mes nombreux amis homos savent bien que c’est pour de rire), mais certainement pas de raciste.

La personne en colère, m’ayant appelé par mon petit nom et connaissant certains détails de ma vie de famille, est donc certainement un(e) ami(e). Il(elle) devrait donc savoir que parmi mes nombreux défauts, le racisme ne figure pas.

Léopold Sédar Senghor (premier président du Sénégal) a dit un jour : « les racistes sont des gens qui se trompent de colère. » Il semblerait que certains antiracistes en fassent parfois autant.

Au final, une équipe de foot a refusé de jouer contre une autre, semble-t-il parce que cette dernière était composée d’homosexuels. Même si la première a tenté de se rattraper aux branches en acceptant finalement le match, ça a quand même le gout et l'odeur de l’intolérance.

A bon entendeur(se).

jeudi 8 octobre 2009

[LND] [En bref] Paris Match (auteur : Nicolas Delaye)

Le club de foot du Créteil Bébel, principalement composé de «musulmans pratiquants», a refusé de jouer un match dimanche contre le Paris Foot Gay (PFG), principalement composé, comme son nom l’indique, de non-musulmans. Allah merci, les joueurs du PFG n’ont rien contre Belmondo.

Cette nouvelle aurait rempli de joie Raymond Domenech, qui aurait demandé illico que l’équipe de France joue désormais ses matches de qualification pour la Coupe du Monde dans la zone Moyen Orient. Au regard de l’équipe actuelle, la France devrait se qualifier par forfait.

[LND] [Courrier] 'Fair' part (auteur : Nicolas Delaye)

Les Nouveaux Desproges se répandent de joie pour vous annoncer la naissance d’une nouvelle rubrique, Courrier en retard. Pesant moins de trois paragraphes, Courrier, pour les intimes, a été conçue pour vous faire partager les meilleurs morceaux des lecteurs, ou du moins de leur innombrable courrier (deux par mois minimum, même en Février !).

Pour son premier jour parmi nous, Courrier n’a pas résisté à l’envie de vous faire profiter du pertinent commentaire de Pascaloo sur l’usage abusif du mot ‘aphorisme’ par LND (https://www.blogger.com/comment.g?blogID=7009025190529002628&postID=8241158904089365041).

Cher Pascaloo. Vous permettez que je vous appelle Pascaloo ? Oui ? Bon. Cher Pascaloo. La rédaction des nouveaux Desproges et moi-même (ce qui confine légèrement au pléonasme compte tenu de la constipation éditoriale actuelle de mes acolytes) vous sommes extrêmement reconnaissants d’avoir, à juste titre et à base d’extraits de wikipedia.fr, fait remarquer que les phrases que LND qualifient glorieusement d’aphorismes ne sont que de vulgaires lieux communs (re-pléonasme ?), le lieu commun étant, je cite, « la figure de style qui est fondée sur des banalités sur lesquelles tout le monde est d'accord et qui permet de ne pas s'engager dans la conversation, tandis que l'aphorisme est une sentence énoncée en peu de mots, qui cherche la singularité et du coup est le contraire du lieu commun ».

Certes. Mais dans la bouche et parfois la tête de l’assujetti ordinaire, le lieu commun ne serait-il pas qu’une tentative désespérée et désespérante d’aphorisme ? Quand il nous confie, en sortant du cinéma, qu’il ne faut pas voir un film après avoir lu le livre car on est souvent déçu, l’intellectuel de cuisine ne crois-t-il pas nous illuminer de son savoir concis ? A cela j’ajoute que c’est celui qui dit qui est.

Merci encore à toi (vous permettez que je vous appelle ‘toi’ ?), ô mon lecteur unique et préféré. Je te laisse car je dois me coucher tôt. Le ciel est dégagé, donc il va faire beau demain.

LND

PS : Les plus à cheval sur les virgules (chacun son truc) auront noté que ce courrier pèse plus de trois paragraphes. Oui, mais quand on nait, on ne compte pas.

Message perso : le petit Sébastien Vidal, qui a soumis un texte pour devenir un nouveau Desproges, est prié de nous faire parvenir son adresse email pour que nous puissions lui répondre !

[LND] [En bref] Jeu, set et mate (auteur : Nicolas Delaye)

Sans qu’on comprenne vraiment pourquoi, ESPN a demandé à Serena Williams de poser nue en couverture d’un magazine hors-série. D’autres sportifs en activité seraient sur les rangs. Le monde entier retient son souffle, si l’on peut dire, dans l’attente de la réponse de Caster Semenyan, et surtout d’Amélie Mauresmo, dont la retraite se fait décidément tardive…

jeudi 1 octobre 2009

[LND] [AOC] Aphorismes en vrac pour alimenter toutes conversations sans valeur ajoutée (auteur : Nicolas Delaye)

Culture
- Je ne regarde que les films en VO !
- Moi non, parce que le problème des films en VO, c’est qu’on reste concentré sur les sous-titres et qu’on ne voit pas bien l’écran. (ndlrdnd : notez le contre-aphorisme)

Le son des vinyles est meilleur que celui ces CDs. La preuve, regarde les DJs, ils utilisent encore des vinyles.
Les photos en noir et blanc sont plus artistiques que les photos en couleurs (ndlrdnd : ça marche aussi avec les films).
La culture, ça n’a rien à voir avec l’intelligence.
Les maths, peu importe si ça ne sert pas plus tard, car ça apprend à raisonner.

Economie
En France, on a encore beaucoup la culture du diplôme. Aux USA, on ne regarde pas le diplôme mais les compétences [Traou Max]
Le BAC n’a plus aucune valeur.
Depuis qu’il y les calculatrices et les ordinateurs, les gens ne savent plus écrire ni faire de calcul mental.
C’est pas la peine de s’emmerder à faire des études. Quand on voit ce que gagnent les plombiers !
Les statistiques, on leur fait dire ce qu’on veut.
Le golf, c’est important pour faire des affaires.
Ça ne sert à rien de cotiser pour la retraite, de toute façon, on ne la touchera pas.
Payer un loyer, c’est de l’argent jeté par les fenêtres.

Géographie
Les bébés noirs sont plus beaux que les bébés blancs (ndlrdnd : ça marche aussi avec les bébés asiatiques).
Le problème avec les restaus chinois ou vietnamiens, c’est qu’on ne sait jamais que choisir et après on prend toujours la même chose.
Quand on va au Club Med, on ne visite pas le pays.

Mode
Le noir, c’est indémodable et ça va avec tout.

Sport
C'est bien connu, les arbitres avantagent toujours les grosses équipes..., surtout à domicile ! [Anonyme]
La corde à sauter est un excellent sport. La preuve, tous les sportifs en font.
La natation, c’est le meilleur sport.
En foot, les Allemands ne sont jamais battus.
Il n’y a plus de petites équipes en foot.
Les buts avant la mi-temps sont les pires.

Santé
C’est très difficile de faire manger des légumes aux enfants.
Le weekend, il vaut mieux sortir le vendredi que le samedi, sinon on est fatigué le lundi. Et puis, c’est pas parce que c’est Samedi qu’on doit se forcer à sortir (ndlrdnd : notez le suraphorisme).
Il faut toujours se mettre de la crème solaire, même s’il y a des nuages, car les UV passent a travers.
Dans les pates, c’est la sauce qui fait grossir mais on peut en manger autant qu’on veut. En fait, on peut manger de tout, mais avec modération (ndlrdnd : notez le suraphorisme).
L’eau froide, il faut y aller d’un seul coup mais dès que t’es dedans elle est bonne (ndlrdnd : ma voisine aussi)
La cigarette la plus dure à éliminer, c’est celle après le repas ou pendant les soirées.
Le champagne rosé, c’est quand même le meilleur.
La pastèque, finalement, c’est que de l’eau et des pépins.
Les psys sont souvent les gens les plus perturbés.

Relations
Les relations, c’est toujours merveilleux au début, et puis un jour ça se dégrade et on ne peut rien y faire.
Apres 30 ans, on ne se fait plus vraiment d’amis (ndlrdnd : ça marche aussi avec 40, 50, etc.)
La maturité sexuelle chez l’homme, c’est 25 ans et chez les femmes, c’est vers 35-40.
L’argent peut tout détruire, y compris familles, amour et amitié.

Sagesse
Il faut vivre dans le présent, sinon on ne profite pas de la vie.
C’est dans les trois premières années de la vie que tout se joue.
Un bon schéma vaut mieux qu’un long discours.
La première impression est souvent la bonne.
On apprend beaucoup de ses défaites.
Le Bouddhisme n’est pas une religion, c’est une philosophie.

Technologie
Un PC, à peine tu l’achètes, il est déjà dépassé.

mercredi 30 septembre 2009

[LND] [En bref] Fenêtre sur cour (auteur : Nicolas Delaye)

Afin de pénétrer en masse le marché de la séquestration familiale longue durée, dont la demande augmente exponentiellement chaque jour si l’on en croit la rubrique Faits divers des organes de presse sérieux, Ikea vient de lancer une nouvelle gamme de meubles vraiment compacts et fonctionnels : Kidnåpi.

Outre son concept révolutionnaire qui permet à ses meubles d’être rangés dans d’autres meubles tels que placards ou étagères de garage, la gamme propose tout le confort nécessaire dans un espace vraiment optimisé : un trou de serrure pour les toilettes, un compte-goutte à hauteur réglable pour la douche et une cage à lucioles pour le chauffage. Sans oublier, pour les parents consciencieux, un range fouets vraiment pratique. Et la fonction ultime : tous les meubles de la gamme sont repliables et prêts à poster dans un format agréé par la Poste, ce qui permet de se débarrasser une bonne fois pour toutes de sa progéniture sans faire la queue.

Ikea, le marchand de meubles est passé.

[LND] [En bref] C’est de la balle (auteur : Nicolas Delaye)

Nicolas Sarkozy, dont on se demande où il trouve le temps de lire son courrier, vient de recevoir une deuxième lettre de menaces contenant une balle de revolver. Les enquêteurs tentent d’y voir plus clair en essayant de déchiffrer les mystérieuses initiales que l’auteur présumé du délit a laissées sur le papier à entête : « Dominique d. V. ».

[LND] [En bref] Le Bronzé en Italie (auteur : Nicolas Delaye)

Silvio Berlusconi a pour la troisième fois raillé la couleur de peau de Barack Obama de façon assez cavalière, en évoquant aussi celle de la femme de ce dernier. A peine rentré du G20, il a en effet cassé la Barack à la fête de son parti en déclarant, sous des applaudissements amusés, « Vous ne le croirez pas, mais ils sont deux à être allés à la plage pour prendre le soleil parce que même sa femme est bronzée ! » (ndlrdnd : authentique). Lors de ses précédents écarts, il avait qualifié ses propres déclarations de « plaisanteries affectueuses ».

Bien entendu, les antiracistes primaires s’offusquent de par le monde, sans vraiment tenter de comprendre les motivations du commandeur des croulants. Par exemple, il était certainement fatigué par son voyage à New York. Il faut dire que les Italiens sont tous des fainéants ! Non, Silvio, je plaisante ! Et puis, il se donnait peut-être en spectacle, ce qui est courant chez les ritals. Tout dans la forme, rien dans le fond ! Je déconne Sylvio ! Nous pouvons également observer que Berlusconi n’a jamais fait de telle remarques devant Obama lui-même, sans doute parce que les Italiens n’ont pas de coucougnettes. Hé, Silvio, c’est une blague ! Je l’aime bien ton pays de voleurs ! Humour !

De là à dire que Berlusconi est un vieux beauf bedonnant, racoleur, incompétent et infidèle, il n’y a qu’un pas. J’ai dit.

mardi 29 septembre 2009

[LND] [Essai] Faites la moue, pas la guerre (auteur : Nicolas Delaye)

Mettons les choses au clair… Non, messieurs, gardez vos slips (ce n’est que parties remises) ! Je reprends. Je suis d’une humeur massacrante ce matin car les voisins du dessus ont fait rien qu’à jouer à « prends mi et prends moi sont dans un bateau (ivre) » hier soir tandis que ma femme et moi buvions de la verveine en écoutant Francois Fillon débattre de la taxe carbone. Pour me calmer, il me faut absolument casser quelqu'un.

Mais qui ? Nicolas Sarkozy ? C’est petit. Les Africains ? Je ne tiens pas à ce que l’Afrique me fasse la tête (*). Les juifs ? Je ne veux pas me mettre à dos des gens qui comptent. Les musulmans ? Je n’ai pas assez de coran pour ça. Les catholiques ? C’est la croix et la bannière, et sans vouloir les vexer, j’ai l’impression que tout le monde s’en fout.

Non, ce qu’il me faut, c’est des victimes sans risque. Allez, tiens, je vais taper sur les femmes ! Toutes les femmes ! Sauf sur la mienne, bien sûr. J’en ai encore besoin pour repasser mes chemises pendant les 82 prochains trimestres.

Ah, casser de la meuf ! Je me sens mieux rien que d’y penser ! Ma femme elle, en jaunit à l’idée. Ça fait des millénaires que, nous, les hommes, tapons sur les femmes sans avoir besoin de nous justifier. Jusqu’ici, on s’en sort plutôt bien, à part le mari de Caster Semenyan, toujours aux urgences après avoir affectueusement tenté de lui arracher son short pour vérifier la validité de son contrat de mariage.

J’ai mes victimes. Il me reste à trouver un mobile. Je n’ai que l’embarras du choix. Tiens, par exemple, pourquoi, quand elles sont légèrement tourmentées par leurs hommes, les femmes se mettent-elle à bouder sans donner d’explication ? De quel droit exigent-elles de leurs moitiés des talents de voyant extralucide (ce qui est surement un pléonasme) pour deviner l’objet de leur courroux (coucou) ? Et d’où vient cette logique cornélienne qui pousse la femme contrariée par, par exemple, la vue de sa meilleure amie nue dans le lit conjugal, à pleurer sur son sort pendant OM-Bordeaux plutôt que d’essayer de trouver une solution logique en trois points, si possible pendant la mi-temps? Pourquoi se compliquer la vie inutilement alors qu’à l’inverse, nous, les hommes, en cas de contentieux, on se la simplifie ? On se fout la gueule ! Un problème, une bonne guerre, et on n’en parle plus !

Tenez, prenons ma femme… C’est une image. Ma femme, disais-je, italienne de souche, est généralement ravie au lit. Il faut dire que c’est une bonne pâte. Et bien figurez-vous que hier matin, alors que je regardais les informations gauloises à la télévision (nous résidons hors du royaume de France) depuis notre chambre, elle se mit à me faire la gueule, comme ça, sans préavis ni raison apparente. Comment voulez-vous que nous nous comprenions, elle qui se réveille avec la gueule et moi avec la Gaule ? Comme dit mon ami Hilima Seck, marabout sénégalais, il y a des jours où les lions sacrés du mariage nous les brisent !

Qu’auriez-vous fait à ma place ? En bonne logique masculine, j’interroge madame sur le motif de son ire. Autant uriner dans un Stradivarius ! Les Anglais, qui ne disent pas que des conneries, utilisent deux expressions assez imagées pour évoquer l’attitude des femmes atteintes de mutisme spontané : le silent treatment et la cold shoulder. Noel doit approcher car j’ai droit aux deux. Je lui demande ce qui ne va pas. Elle me répond : « Rien !». Rien, tu parles ! Rien ne va plus, ouais !

Du coup, j’hypothèse. Je lui demande si elle pense encore à cette récente soirée un peu arrosée où nous avons failli ramener sa meilleure amie à la maison pour une partie carrée à trois (géométriquement parlant, c’est stimulant). Entre parenthèses, c’est moi qui devrais être fâché. Dire que j’étais à deux doigts de faire l’amour à deux femmes en même temps… Je devine à un haussement de sourcil que je fais fausse route. Donc, forcément, je diverge. Je tente de savoir si elle est fâchée depuis le diner d’hier soir quand, à son voisin de table qui lui demandait sa profession, j’ai répondu, en plaisantant bien sûr, « mannequin chez Justin Bridou ». Encore raté ! Me reprocherait-elle de l’avoir un peu poussée au train samedi dernier pour copuler une seconde fois alors que la migraine elle aussi la prenait ? Donner c’est donner, reprendre c’est violer avait elle amèrement déclaré à l’issue du match retour. Il faut me comprendre, je suis comme ça, moi, j’ai mes envies, mes pulsions d’homme ! Ma femme, elle, appelle ça mes travers de porc. Rien à faire, je plaque encore à coté.

Excédé par cette cure de silence imposée et dévoré par la curiosité, je perds mes gonds et j´éructe. Je lui avoue, je me demande encore pourquoi, cette soirée entre hommes qui s’est finie sur un « big mac » (une tranche de thon saisie dessus dessous entre deux tranches de skaï et parsemée d’une grosse couche de fond de teint tiède). J’ai du toucher une corde sensible car elle consent enfin à jeter son regard sur moi, qui Dieu merci n’est pas de plomb. Oh joie ! Ma verve incontrôlée va à la chute contre la bonne pate! (*) C’est Verdun dans la chambre. Tout objet de la communauté maritale devient, entre ses mains devenues folles, un projectile mortel. Entre deux obus de biens sociaux, j’apprends que son mutisme était tout simplement destiné à réprimander mon absence blasphématoire de remarques sur le récent changement de sa coupe de cheveux. J’ai, semble-t-il, commis l’irréparable en n’observant pas que la raie de son crane avait changé de coté. Comment eut-il été possible que je m’en aperçusse ? Si je mettais un euro dans l’écureuil chaque fois que mon épouse se fait déplacer la raie, j aurais de quoi rembourser le découvert de Jérôme Kerviel qui, par ailleurs, marcherait en canard (l’écureuil).

Je vous passe les détails sordides de la journée qui s’ensuivit, entre métros ratés, patron et clients en colère et queues interminables entre la Porte Jarretelles et la Porte à Gauche. Une crise d’aquabonisme, pour citer Gainsbourg, m’envahit peu à peu après le troisième demi du midi. Dans ces moments là, j’envie les solitaires, qui savent se prendre en main quand tout devient dur.

Tiens, pour me remonter le moral, je vais me refaire un « big mac » en sortant du boulot. C’est de bonne guerre.

jeudi 24 septembre 2009

[LND] [En bref] Pris de court (auteur : Nicolas Delaye)

Selon la presse européenne, lors de la visite d’une usine normande, Nicolas Sarkozy aurait sélectionné les employés devant apparaitre à ses cotés à la télévision uniquement sur leur taille, de façon à n’être entouré que de personnes plus petites que lui.

L’affaire aurait pris des dimensions pharaoniques, voire napoléoniennes. Pris de court, le président serait monté sur ses grands chevaux et aurait déclaré avec hauteur à des journalistes étrangers : « C’est petit ! C’est nabot de réduire les faits et de les présenter hors de leur contexte !». Il voulait naturellement dire : « C’est pas beau… ». Décidemment, depuis l’affaire des ‘coupables’ du procès Clearstream, le lapsus l’habite. Puis le président serait parti prendre son petit déjeuner, car il avait l’estomac dans les talons. Il se serait rendu au café de l’exposition de bonsaïs avoisinante où il aurait semé les journalistes.

En bref et sans aucun rapport, Carla Bruni aurait subi une amputation des deux jambes à la suite d’un accident domestique stupide (son mari aurait, par étourderie, laissé sa tronçonneuse en marche dans le lit conjugal), Mimie Mathy aurait perdu son recours en cassation au procès qui l’oppose à Nicolas Sarkozy sur le montant de son allocation familiale, et les Petits Chanteurs du Jockey Club de Pékin se préparent avec impatience pour la visite du président Sarkozy. Selon La voix d’en bas, le journal populaire local, ils envisagent de faire faire à Nicolas Sarkozy le tour de la ville au galop sur un poney nain de la région des réducteurs de tête d’Amazonie. Notre président risque de tomber de haut.

lundi 21 septembre 2009

[LND] [AOC] Aphorismes d’origine contrôlée (auteurs : Nicolas Delaye et les autres)

[23 September 2009] - auteur: Nicolas Delaye (sauf # - Traou Max)
Relations hommes-femmes
Les femmes préfèrent les mauvais garçons.
Les bourgeoises et les catholiques pratiquantes sont souvent les plus perverses au lit.
La vulgarité chez les filles, ça passe beaucoup moins bien que chez les hommes.
Une femme doit s’arrêter de travailler à partir du troisième enfant.
Les femmes ne savent pas conduire, mais elles ont moins d’accident mortel que les hommes.

Economie
L’assurance-vie est le placement préféré des Français. (#)
Les garagistes sont tous des escrocs (surtout avec les femmes).

Santé
Les changements d’horaire sont mauvais pour l’organisme (Surtout pour les personnes âgées et les bébés).
C’est toujours pareil. Quand on arrive chez le docteur, on est guéri.
La musculation, quand on commence, il ne faut pas s’arrêter car on perd vite et ca se transforme en graisse.
Dans le train, il vaut mieux s’asseoir dans le sens de la marche, ça fatigue moins.
Toute heure dormie avant minuit compte double (comme les buts à l’extérieur, les hommes avertis, etc.).
80% des maladies sont d’origine psychosomatique.
Il ne faut pas boire froid, c’est mauvais pour l’estomac et en plus, ça désaltère mois (regarde les berbères, ils habitent dans le désert et ne boivent que du thé très chaud).

Sagesse
Quand on ment, ça finit toujours par nous retomber dessus.

Culture
Les Astérix, quand on les relit plus tard, on comprend mieux les blagues.
Les blagues, j’en connais plein mais je ne les retiens pas.
Jean-Michel Jarre est le père de la musique techno.
Le père Noël est une ordure : la pièce est bien meilleure que le film.

Sport
En formule 1, le plus intéressant c’est le départ et l’arrivée.
En foot, l’équipe qui joue à 10 gagne souvent.

Géographie
A Paris, on ne trouve les bons plans que par le bouche à oreille.
C’est souvent aussi rapide de prendre le train que l’avion, parce qu’au moins, avec le train, tu pars du centre et tu arrives au centre, et tu ne perds pas de temps a l’enregistrement.

[21 September 2009] - auteur: Traou Max

Ethnologie
Les chinois sont travailleurs. Les japonais sont cruels.

Santé
La faim ça va... c'est la soif qui est difficile à supporter...
La salade verte, ça aide à digérer.
Le coca c'est bon quand on a mal au ventre.

Culture
Audiard, c'était vraiment le roi pour les dialogues.

Sport
Au marathon, au 35ème kilomètre, c'est comme s'il y avait un mur (avec ses variantes, au 36ème kilomètre, 37ème etc.)

Météo
Dès qu'il y a du vent, il fait tout de suite plus froid.


[20 Septembre 2009] - auteur: Nicolas Delaye

Météo
La chaleur sèche est plus facile à supporter que la chaleur humide.
Les étés ne sont plus aussi chauds qu’avant.

Culture
Les films pornos, t’en as vu un tu les as tous vus. Les films de Woody Allen aussi.
Il ne faut jamais voir l’adaptation au cinéma d’un livre qu’on a aimé. On est toujours déçu.
Orange Mécanique, c’est surtout de la violence psychologique, qui est pire que la violence physique.

Santé
Il faut boire peu à table, ca dilue les sucs digestifs.
Il ne faut pas manger de féculents le soir.
Il ne faut pas manger trop de sel, ça bouche les artères.
Il faut boire un verre de vin par jour, c’est bon pour la santé.

Ethnologie
Les noirs ont le sens du rythme.
Les Allemands sont ordonnés chez eux, mais dès qu’ils viennent chez nous ils se lâchent.
Les Anglais ne savent pas cuisiner
Paris, ça roule mieux la nuit.
A Paris, il n’y a plus de Parisiens.

Relations hommes-femmes
Une fille doit avoir des sentiments pour coucher avec un homme alors que l’homme non.
Une fille, si tu la fais rire, tu as fais la moitié du boulot.

Sagesse
On a plus de chance de mourir d’un accident de voiture que mangé par un requin.

[LND] [Nécro] To be free (auteur : Nicolas Delaye)

Encore un succès damné de la chanson. Après Michael Jackson, c’est un autre soldat des gosiers asséchés et des cœurs vaincus (*), un mouille-culotte, qui disparait en laissant de grosses traces.

De qui m’émeus-je au fait ? De Filip Nikolic, leader du boys band Français les 2B3 qui vient de décéder à 35 ans d'une overdose médicamenteuse. A l’instar de Jacko, le Nikolic était un enfant de la balle (* - ndlrdnd : très technique… je vous donne la solution en échange de 2 timbres non léchés du Vikistan).

Les théoriciens du complot se demandent si ces surdoses suspectes ne seraient pas le fruit de la Sécu, qui viderait les trous des chanteurs hypocondriaques dépensiers pour boucher le sien.

Mais comment en vouloir à ces artistes déchirés dont les fins tragiques reflètent trop souvent une absence d’enfance et des berceaux positionnés un peu trop près du mur ? Comme disait Oscar Wilde, comment les convaincre de garder la tête froide sans qu’ils vous prennent au mot ?

Jamais à court d’exploitation, entre autres, commerciale, Mattel vient peut-être de trouver la solution en lançant une nouvelle gamme de poupées pour enfants stars, les Barbie Turiques.

dimanche 20 septembre 2009

[LND] [Note] Rubriques en vrac (auteur : Nicolas Delaye)

Le site LND fait peau neuve et revient avec une nouvelle formule toute puissante, c'est-à-dire principalement des nouvelles rubriques :

  • En bref et contre tous [En bref] – l’actualité comme vous ne la lirez jamais (Dieu merci !)
  • Essai transformant [Essai] – des essais sur tout et rien, ou l’inverse
  • Note de service [Note] – des notes, comme celle-ci, vous informant de choses et d’autres sans aucune importance mais relatives à LND
  • Nécro spirituelle [Nécro] – des nécrologies pour rire un peu de la mort sans (trop) rire de ses victimes
  • Aphorismes d'origine contrôlée [AOC] – des dizaines de phrases sans aucune valeur ajoutée (classées par thèmes) et pourtant tellement rabâchées – vous pouvez proposer vos aphorismes en soumettant des commentaires – les meilleurs seront intégrés dans les mises à jour
  • Aphorismes d'origine douteuse [AOD] – comme des AOC, mais dont l’authenticité laisse à désirer – là aussi, vous pouvez contribuer
  • Criticon [Criticon] – des critiques honnêtes et assassines de films, livres etc.
  • La belle bio [Bio] – des biographies essentielles et parfois méconnues, comme celle de Rocco Siffredi
  • Quiz [Quiz] – des tests qui vous envoient dans la culture (*)

Faites passer…
LND

[LND] [Essai] Aphorismes et périls (auteur : Nicolas Delaye)

Savez-vous que 90% de la communication est non-verbale ? Par exemple, le cadre moyen qui pousse une grand-mère sur la voie pour pouvoir attraper le RER A n’a pas besoin de parler pour exprimer son empressement. J’ajoute que 90% de la communication verbale est non-valable. Autrement dit, pour peu qu’il y fasse attention, l’homme de goût réalisera très vite la banalité affligeante de ses propos et surtout de celle des autres. A ce stade de l’argument, je voudrais prévenir les esprits taquins qu’une lecture complète de ce texte entrainera probablement une analyse permanente de la non-valeur ajoutée des dialogues dans lesquels ils sont impliqués, peu propice au développent de certaines relations (par exemple avec son coiffeur).

Comprenons nous bien, je n’ambitionne nullement d’apprendre aux jeunes à parler un tant soit peu le Français dans la mesure où à l’impossible nul n’est tenu. C’est vrai quoi, dans quelle époque vivons-nous ? De nos jours, les jeunes ne savent plus parler. De mon temps, on était beaucoup plus sérieux à l’école et on savait lire et écrire beaucoup plus jeunes.

Certes, nous sommes tous contraints, moi le premier, à divers moments de l’existence, à employer des phrases sans aucune valeur ajoutée sur des sujets plus ou moins éculés. N’êtes vous jamais allé à un mariage ? Était-il pluvieux (et donc heureux) ? Constatant que hier encore vous étiez sur un banc d’école avec le ou la mariée, ne vous êtes-vous pas dit que le temps passe vite quand même ? Si oui, vous avez proféré deux aphorismes qui n’auront sans doute apporté aucune valeur ajoutée à la conversation. Notez que ça aurait pu être pire. Vous auriez pu proférer un sur-aphorisme, qui ajoute des mots sans ajouter de valeur (par exemple, en référence à l’exemple précédent, « c’est vrai, et plus tu vieillis, plus le temps passe vite ! »), ou un contre-aphorisme, qui combat un aphorisme avec un autre aphorisme. Par exemple, à quelqu’un qui dirait qu’à la campagne on a une meilleure qualité de vie qu’à la ville (il est beau celui là !), vous pouvez contrer en répondant qu’à la ville, on a un meilleur accès à la culture.

Je vois déjà poindre à l’horizon les commentaires des railleurs les plus affûtés, arguant que les conversations ordinaires font partie intégrante des relations humaines et qu’on ne peut exiger de tout un chacun et dans toute circonstance de faire avancer le Schmilblik à chaque lâcher de syllabes, et que c’est très mal de se moquer de la platitude des dialogues voire des monologues de nos grand-mères ou de se gausser des discussions des classes les plus sociales. Que ceux-ci se rassurent, il s’entend sûrement autant de tirades philosophiques sur les frasques d’El Niño dans les jeunescadrodromes de la Défense que dans les déprimodromes du Pas-de-Calais, et inversement. Quant à nos aïeux, leur expérience météorologique est suffisamment respectable pour que nous consacrions du temps à nous délecter de leur avis sur l’évolution de la canicule en Provence depuis la fin de la Grande Guerre.

Fort de ces constats dont l’originalité le dispute à l’à-propos, j’ai décidé il y a bien longtemps, dans une galaxie très lointaine (Paris, 1994), de recenser les pensées courtes les plus populaires et par conséquent les moins pertinentes de mes contemporains, autrement dit, des aphorismes français modernes, pas encore assez murs pour devenir des proverbes. Bien entendu, tout doit s’apprécier avec modération. Je partagerai donc les aphorismes d’origine contrôlée (AOC) à petite dose sur http://www.lesnouveauxdesproges.net/2009/09/lnd-aoc-aphorismes-dorigine-controlee.html et les aphorismes d’origine douteuse (AOD), c'est-à-dire issus de mon imagination (comme je suis enfant unique, j’ai développé une plus grande imagination ; en plus, je suis gaucher donc j’ai mieux réussi que les autres), sur http://www.lesnouveauxdesproges.net/2008/01/aphorismes-et-prils.html.

Comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, LND vous offre la possibilité de contribuer à des dialogues sans valeur ajoutée dont vous êtes le héros (ou pas), en soumettant des AOC ou des AOD en commentaire sur les liens ci-dessus. Les meilleurs aphorismes seront intégrés aux mises à jour régulières de ces deux textes.

Afin d’évaluer votre niveau, comptez le nombre d’aphorismes dans ce texte. Si vous en avez trouvé plus de 10, vous devriez poser votre candidature pour devenir un nouveau Desproges ! Commentez, je vous attends ! Si vous en avez trouvé entre 5 et 10, persévérez. Un bon séjour au bistrot, chez votre coiffeur ou chez votre grand-mère devrait vous permettre de passer au niveau supérieur. Si vous en avez trouvé moins de 5, vous êtes peut-être un naturel, c'est-à-dire un qui aphorise sans effort. Mais dans ce cas, ne vous en faites pas. On apprend autant, si ce n’est plus, de ses défaites que de ses victoires. Il est beau celui là !

[LND] [AOD] Aphorismes d'origine douteuse (auteur: Nicolas Delaye)

Quand j'ai ressenti les effets du réchauffement climatique dans mon laboratoire alors que la clim était en panne, j'ai tombé la chemise et je suis devenu vert.
Hulk, Une vérité qui démange

J'ai appris aimer les femmes laides sur le tas mais après de nombreux changements de thon, ma vie s'est terminée en eau de boudin.
Marcel Prout, A la recherche du thon perdu

Si l'enfer, c'est les autres, le paradis, c'est ce que les autres n'ont pas.
Jean Paul Saque, Le diable et les mains sales

S’il vous vient des envies suicidaires tandis que vous êtes dans le train, priez. Dieu vous montrera la voie.
Job, La vie duraille

J’ai détesté Amélie chaque fois que je l’ai lue. D’ailleurs je ne l’ai lue qu’une fois.
Boris Vlan, J’irai cracher sur Nothomb

La souille de pauvreté, c’est quand on habite au dessous du niveau de la merde.
Don Cortisone, Voir Naples et pourrir

vendredi 18 septembre 2009

[LND] [En bref] Un ça va, trois, bonjour les dégâts ! (auteur : Nicolas Delaye)

« To be or not to be Auvergnat, raciste ze question » disait déjà le sarrasin Ali Ben Hamlet au VIIIème siècle dans son ouvrage Une année à Clermont – ma mise Auvergne.

Quelle tirade prophétique, tandis que 1300 ans plus tard l’Auvergne tout entière se réveille sous le choc, après les propos clairement anti-Auvergnats tenus par Brice Hortefeux, qui sort beaucoup pour un ministre de l’intérieur. C’est un drame d’être Auvergnat qu’il a dit le Brice, alors que lui-même prétend avoir joué avec des grues dans le coin (*) quand il était petit ! Ou alors c’est Copé qui l’a dit ? Peu importe, c’est un scandale et quelqu’un doit payer ! Hortefeux, tu nous les Brice ! Je reste sans joie devant ta verve (*).

Moi qui suis Auvergnat de souche, certes non pratiquant (je prononce les ‘s’ ‘s’ et, à l’instar du maroquinier ou d’Hannibal Lecter, je dépense sans compter (*)), je me sens meurtri dans mon auvergnatitude, prêt à entrer en éruption à ton prochain dérapage verbal incontrôlé.

Oui, parfaitement, tel un Berlusconi des jours normaux, Monsieur le Ministre, vous dérapâtes (mais des Panzani) ! Et ce n’est pas la première fois ! Quand, lors de votre dernière visite à Clermont-Ferrand, vous déclarâtes qu’il se dilate, en parlant de l’accent du maire, n’était-ce pas là encore une autre forme de racisme ?

Le pire, c’est que ces incidents sont révélateurs d’une auvergnatophobie latente au sein du gouvernement. On se souvient que le président Sarkozy lui-même, alors qu’il portait encore des Converse et une casquette Lacoste à l’envers, avait harangué le président sortant en Mai 81 « Hé, Giscard, redescend dans ton Puy, c’est ton Destaing ! ».

Tu a beau essayer de te rattraper en disant que tu n’as rien contre ces cons d’Auvergnats, les remarques encore plus choquantes de tes militants vraiment de base mon égard, alors que je voulais seulement me faire prendre entre deux vedettes, en disent plus qu’un long discours. En voilà, des beaux prototypes ! Les militants, c’est comme les cons dans un gouvernement, il en faut toujours un. Quand il y en a un ça va. C’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes.

Brice, trèfle de railleries, ta pique m’a laissé sur le carreau, le cœur brisé. J’ai l’aorte en feu.

mercredi 16 septembre 2009

[LND] [Nécro] Salut Patrick (*) (auteur : Nicolas Delaye)

Patrick Swayze n’est plus.

Cette expression appelle inévitablement la question suivante « N’est plus quoi ? ». Vous le saurez en regardant le nouvel épisode de Dirty Dancing que Patrick Swayze venait de tourner avec sa partenaire de Ghost, la revenante Demi Moore, et Rocco Siffredi, intitulé Dirty Dancing 3- Amis par le vit.

Selon les autorisés du milieu, Patrick aurait eu un accident de voiture en tentant de se faire Demi Moore au frein sur l’autoroute. En apprenant la nouvelle, Rocco, jaloux de la relation qu’entretenaient ses deux partenaires à l’écran, mais surtout dans la caravane, aurait déclaré « C’est Swayze qui dit qui est ! ».

Tout n’est pas perdu pour tout le monde. La responsable de l’atelier poterie du paradis se frotte les mains !

mardi 15 septembre 2009

[LND] [En bref] Orange, ô désespoir ! (auteur: Nicolas Delaye)

Jusqu’il y a peu, paraphrasant San Antonio, qui parlait des Hollandais, je disais n’avoir rien contre les polytechniciens, tout en me demandant bien à quoi ils servent. Je viens récemment de changer d’avis.

Rendez-vous compte qu’il a suffi aux dirigeants de France Telecom de sortir l’élite du bac (*) pour résoudre l’impossible équation de l’accroissement de la rentabilité financière de l’entreprise sans augmenter le nombre de chômeurs ? Pousser les employés au suicide (poil au bide), il fallait y penser ! Le projet Orange Mécanique aurait donc fonctionné ?

En tant qu’actionnaire vachement minoritaire (je ne possède aucune action et je ne paye pas d’impôts en France), je pose tout de même la question : le projet est-il vraiment rentable ? Prenons trois exemples.

Exemple 1 : Mercredi 9 Septembre, un technicien du centre d’intervention de Troyes tente de se poignarder en criant « Attention, ça va couper !» pendant la réunion de service durant laquelle il apprend que son poste est supprimé. L’entreprise doit débourser 112 euros de frais de pressing pour le costume du chef de service. Heureusement, ses collègues sont intervenus et s’y sont mis à trois.

Exemple 2: Vendredi 11 Septembre, une employée du service de recouvrement se défenestre en apprenant que son chef d’équipe n’est plus Raymond Domenech. Elle oublie d’ouvrir la fenêtre. Résultat : sept ans de malheur et un chihuahua aplati qui ne s’attendait pas à un tel tirlipimpon. Sans compter les géraniums qui trônaient là en attendant l’automne. Qui va payer les pots cassés ? Et les frais de recouvrement des petits bouts façon puzzle ? Et les 5 euros du café liégeois à peine entamé de la victime? Visiblement, chez France Telecom, y a du liégeois dans le ciel par-dessus les toits. Encore de l’agent jeté par les fenêtres !

Exemple 3 : Lundi 14 Septembre, un cadre travaillant dans une agence du service client absorbe des barbituriques pendant la pause déjeuner alors qu’il y avait de la langue de veau au menu. Sa mutation forcée lui serait restée sur l’estomac. Là encore, qui va payer les frais de lavage (ou de lavement, l’entreprise n’ayant pas encore révélé les dessous de l’affaire) ?

Conscients de tout cet argent gaspillé, nous avons posé la question de la rentabilité du projet à un cadre supérieur (ça veut dire qu’il est accroché plus haut que les autres sur le mur), une sorte de X-Mines-Pont-Centrale-Beaux Arts-ENA-Normale Sup-HEC-CAP coiffure qui vient d’obtenir un emploi jeune chez France Telecom. A moins de 10 ans de la retraite, Sigismond Subalterne, qui travaille à la DRH (direction des rescousses humaines) du groupe, nous a reçu durant sa pause déjeuner, vers 18h, pour parler du projet.

En bon énarque, Monsieur Subalterne a brillamment exposé son argument en trois points. Primo, le taux de suicide actuel chez les employés du groupe est d’environ 2.5 %, soit à peine plus que celui des restaurateurs siciliens et un peu moins que celui des talibanes adultères. Deuxio, les dirigeants sont à l’écoute des employés, mais les syndicats leur brouillent l’écoute (*) et il est assez regrettable que certains employés (environ 2.5%) ne se soient pas présentés aux réunions d’information. Tertio, la phase 2 du projet, la plus ambitieuse, aurait pour but d’inciter les employés à s’immoler en masse par le feu parce que, d’après la direction, le jeu en vaut la chandelle.

Malgré ses arguments brillants sur toute la ligne, Monsieur Subalterne n´a pas convaincu les petits épargnants, ni même les petits épargnés du groupe. A sa décharge, l’épidémie qui touche son entreprise est révélatrice de malaises plus profonds, originaires de Normandie, à savoir les malaises d’Etretat, et d’une certaine idée de la France. Je veux parler des cadres qui ne tournent pas rond, qui vous mettent la tête au carré quand vous osez prendre votre après-midi vers 22h pour vous occuper de vos familles convalescentes, de la France enfin championne du monde de quelque chose, c'est-à-dire de la présence futile, de la réunionite aigüe, de la perfection improductive, de la primauté des diplômes devant les compétences, du transfert des frustrations de mariages ratés du petit chef de service insignifiant vers ses employés en manque de soleil, bref, de la France qui gagne son pain par forfait.

Dirigeants du peuple de France, vous qui vous morfondez de la fuite des cerveaux sans vous soucier de celles des vôtres, je vous dirais ceci : je suis né a Toulx-Sainte-Croix dans la Creuse et suis exilé depuis plus de 10 ans en Australie. Certes, je suis maintenant loin de Toulx, mais j’y reste !

vendredi 11 septembre 2009

[LND] [En bref] Rira bien Kiribati le premier (auteur: Nicolas Delaye)

Chaud devant, l’une des nombreuses agences de sensibilisation contre le réchauffement climatique, dont le siège social se trouve à Mainon-Palaiseau,
a déclaré que la république de Kiribati serait la première nation à être fortement recouverte par les eaux, et ce dès 2020.

Kiri quoi ? Kiri qui ? Kiri qu’où ? La république de Kiribati est située assez loin de la Creuse dans la zone tropicale du Pacifique et se compose de 32 atolls, donc l’un fut récemment le théâtre d’une défaite historique 19-0 contre l’équipe de football du Brésil, et est depuis surnommé « la taule de Kiribati ». Pour l’anecdote, l’équipe nationale de football s’était ensuite rattrapée lors d’un match nul héroïque contre l’équipe de France à St-Denis (priez pour nous !).

Les habitants de Kiribati, fins gastronomes, sont appelés les Kiris et se reconnaissent généralement à leurs culottes courtes. Comme chez leur voisin, l’état de Tuvalu, le niveau de vie et de la mer à Kiribati dépassent à peine zéro.

A l’annonce de la nouvelle, le président des Kiris, Brice de Meaux, aurait répondu « On ne va pas en faire un fromage ! ». Descendant d’un navigateur Français du XVIIème siècle qui avait égaré son GPS mais pas son sens de l’humour, M. de Meaux est devenu célèbre pour ses jeux qui font pouffer tout l’ouest du pacifique. S’exprimant sur la possibilité que l’accroissement de la salinité des nappes phréatiques due à la montée des eaux pourrait ravager tous les cocotiers de la nation, le président aurait ajouté que, s’ils en arrivaient là, ils n’auraient plus rien à secouer.

Ce relatif détachement de la nation concernée n’a pas empêché la communauté internationale de se mobiliser. Isabelle Adjani serait prête à faire le voyage pour y chanter Pull marine, à condition d’avoir la suite du Ritz local (faut pas déconner non plus). Les représentants du G20, qui ont bien rigolé leur du dernier sommet, puisqu’ils se sont enfin mis d’accord sur l’intitulé de leur livre d’or, G20 : J’ai vaincu dans mon tome (*), se sont penché sur le sujet lors d’une session plénière mais vide aujourd’hui. Nous avons pu 0btenir en exclusivité la retranscription de ce dialogue historique entre Gordon Brown et Silvio Berlusconi :
[Gordon Brown] Nous devons réduire nos émissions de carbone pour sauver Kiribati !
[Silvio Berlusconi] Et Tuvalu ?
[Gordon Brown] Qui ?[Silvio Berlusconi] Mon cul !

jeudi 10 septembre 2009

[LND] [En bref] La France est mal barrée, capitaine (auteur: Nicolas Delaye)

Ah, qu’il est bon de retrouver la vraie équipe de France de football ! Celle qui ne craint pas l’humiliation parce qu’elle se ridiculise toujours avec panache. Celle des regrets eternels et des tragédies grecques, « Ah si on n’avait pas eu ce penalty contre nous ! », « Ah, si seulement on avait pu mettre quelques ballons dans les buts adverses ! », « Ah, si Domenech en avait ! » etc.

Tandis que les vraies grandes nations de football, à une ou deux exceptions, ont parfaitement rempli leur contrat, la France, pour faire son intéressante, se dirige tout droit vers des vacances d’été 2010 à St-Tropez, où les joueurs pourront laisser leur doigts où bon leur semble plutôt que d’essayer de se les sortir. L’Angleterre étant, elle, qualifiée pour la prochaine coupe du monde, les Français résidant en terre anglo-saxonne vont pouvoir savourer leur bonheur.

Ce matin, un quotidien sportif titre La France arrache le nul. Nicolas, si tu nous entends, sache que des millions de votants et moi-même n’ont maintenant qu’un seul espoir : que la Fédération Française de Football en fasse autant. Entre temps, les fans en pouffent (*), Thierry Henry et les serbo-croates.

lundi 7 septembre 2009

[LND] [En bref] Bonne in the USA (auteur: Nicolas Delaye)

Décidemment, un vent d’Autriche souffle sur la Californie.

Une jeune femme, enlevée il y a dix-huit ans en Californie à l'âge de 11 ans, a été retrouvée après avoir été séquestrée pendant des années dans le jardin d'une maison de la région de San Francisco, avec deux enfants conçus avec son ravisseur.

Les évangélistes de la réhabilitation vont trouver une nouvelle fois la pilule dure à avaler, puisque le ravissant ravisseur était un récidiviste relâché dans la nature par la police, sans doute en préparation de la saison de la chasse.

Il est donc grand temps, mes frères, de rétablir la peine de mort par pendaison et rôtissage combinés pour les séquestreurs en série, telle que pratiquée en Bretagne quand c’était le bon temps. Ce châtiment, introduit par les Sarrasins à Plumors-Tumeurs lors de la vague d’immigration clandestine du 8ème siècle, consistait à embrocher le condamné pour le rôtir à chaleur tournante, la corde au cou, façon chawarma à la ficèle. Les condamnés, comme tous les pendus, avaient donc le nœud coulant et, après un tel traitement, n’avaient pas fini d’s’taire.

Quand ce châtiment sera rétabli, nous pourrons de nouveau entamer l’hymne de la région : ils ont l’échafaud rond, vive la Bretagne !

[LND] [Nécro] La grosse tête (auteur: Nicolas Delaye)

Sim est mort le 6 Septembre 2009. Comme le temps passe vite ! Moi qui croyais qu’il était mort au siècle dernier !

Trêve d’humour douteux, la mort de Sim, comme la mort de Carlos, à qui LND rendirent hommage il y a quelques années, ne m’incite pas à la gaudriole verbale, parce que toute personne qui essaie de faire rire en pratiquant l’autodérision a pour moi plus de valeur humaine ajoutée que la plupart des PDG, des hommes politiques et même des militaires birmans.

Je clorai donc mon hommage posthume à la Baronne de la Tronche-en-Biais, comme il aimait se faire appeler, en rappelant la citation mythique de Jacques Tati à son égard lors d’un casting, alors que Sim enchainait mauvais film sur mauvais film pour gagner sa croute : « Sim attend tant de navets qu’on l’appellerait à Mon oncle. »

dimanche 6 septembre 2009

[LND] [En bref] La France à Carpates (auteur: Nicolas Delaye)

Au lendemain du nouvel exploit de l’Equipe de France de ballon prisonnier… Pause café. A l’intention des manchots qui nous applaudissent des deux mains par milliers, le but principal du « ballon prisonnier » est d’éviter le ballon. Au lendemain de cet exploit, disais-je, l’EdF… Pause café. A l’intention des footophobes dont le nombre croit plus vite que le nombre de banquiers chômeurs , l’acronyme EdF est souvent employé en référence à l’équipe de France. Au regard du caractère soporifique de leur jeu, l’acronyme GdF parait plus approprié. On reprend. Au lendemain du match vraiment très nul contre la Roumanie, LND reviennent sur trois des plus grandes pages stratégiques de l’histoire de France, qui illustrent l’adage bien de chez nous : « On ne change pas une équipe qui gagne. »

1914 – Les pantalons rouges
En 1914, parce que les généraux vivent encore au temps des guerres napoléoniennes, les soldats français portent des uniformes à pantalon rouge et veste bleue (excellents pour le camouflage) et chargent sabre au clair droit sur l'ennemi, tandis que l'Allemagne utilise déjà des mitrailleuses. C’est une boucherie.

1945 – Tous en défense
En Septembre 1939, la France déclare la guerre à l’Allemagne mais n’intervient pas, car l’État-major a une stratégie défensive héritée de 1914. Les Français restent derrière la ligne Maginot jusqu’en mai 1940 tandis que les Allemands avancent sans douter dans leurs chars (*). C’est la déroute.

2008 – Héros pointés
En Juillet 2008, après avoir déclaré qu’il démissionnerait si la France n’atteignait pas les quarts-de-finale de l’Euro 2008, Raymond Domenech est reconduit dans ses fonctions par les fadas de la fédé, alors que la France est éliminée au premier tour. Le soir de l’élimination, Raymond demande à sa fiancée, en direct à la télé : « Estelle, veux-tu me pousser ? ». On attend toujours.

Selon Le Canard enchaîné, Nicolas Sarkozy aurait déclaré que «le maintien de Domenech participerait à la désespérance française. Une idée bien de chez nous : tout foire et tout reste en place.» Coïncidence du calendrier, en 2012, les élections présidentielles et l’Euro nous permettront de savoir s’il avait raison.

Dans l’intervalle, la Serbie pourra bientôt paraphraser le Comte d’Auteroche, lieutenant durant la bataille de Fontenoy contre les Anglais (une autre grande réussite) en s’exclamant : « Messieurs les Français, tirez-vous les premiers ! »

[LND] [En bref] Elles vont montrer leurs seins, elles vont soulever nos vits (auteur: Nicolas Delaye)

Dix Françaises célèbres vont montrer leurs seins le 9 septembre prochain dans le magazine Marie-Claire, pour une campagne d’incitation au dépistage du cancer du sein. On frémit à l’idée que la campagne aurait pu être axée sur le cancer du colon.

vendredi 4 septembre 2009

[LND] [En bref] Attaque carbone (auteur: Nicolas Delaye)

La taxe carbone est dans l’air du temps. Mais les Français sont dans le noir car les opinions des partis politiques divergent, et comme dit le dicton populaire, « Dix partis divergent, et c’est le bordel. » Pour y voir plus clair, notre rédaction a réussi à la force du poignet à illustrer les positions des partis qui penchent à droite, à gauche, ou vers le plancher.

Le FN est pour la simplicité. La taxe carbone devrait être indexée sur la couleur de la peau. Plus elle se rapproche de celle du charbon, plus tu payes.

Pour la majorité, ce sont les ouvriers et les mineurs qui devraient payer, car ils n’ont même pas la décence de s’acheter des panneaux solaires et des Lexus hybrides pour réduire leurs émissions de carbone, alors que les 5 étoiles des Seychelles sont menacés d’engloutissement et que les habitants des iles du Pacifique n’auront bientôt plus que la peau et les eaux. Pour montrer l’exemple, Nicolas Sarkozy a déclaré qu’il serait prêt à taxer tous les mineurs de charbon résidant à Neuilly-sur-Seine. Il a également nommé son épouse à la tête d’une association d’information sur les méfaits du carbone. Pourquoi elle ? Carbone, elle est. L’association planche déjà sur sa première campagne d’information visant à inciter ses membres à profiter des derniers jours de l’été dehors plutôt que de rester enfermés à consommer de l’énergie chez eux. Le slogan: « Bruni en Septembre, sors ton membre ».

Pour le Modem, la taxe carbone devrait être appliquée de façon équitable, soit sur les particuliers, soit sur les entreprises, soit les deux. Elle touchera tant les énergies fossiles que les énergies moins fossiles (mais pas toutes). Elle pourra s’appliquer aux entreprises françaises, mais peut être également aux entreprises étrangères. Mais ça dépend. Merci François.

Nous n’avons pas réussi à obtenir l’opinion du PS, qui est en train d’organiser des primaires pour élire un porte-parole qui s’exprimera sur le sujet. Ségolène Royal a tout de même éclairé le débat en déclarant: « Je vous l’avais dit !»

Quant au parti communiste… Quant à la LCR, elle s’insurge contre tout projet de taxe carbone…et par ailleurs contre tout projet.

Sans le savoir, la classe politique possède la clef du réchauffement climatique puisqu’elle dispose en ses rangs d’immenses réserves d’énergie fossile renouvelable.

jeudi 3 septembre 2009

[LND] [En bref] Allez, une piqûre et au lit ! (auteur: Nicolas Delaye)

A réception de la facture des funérailles de Michael Jackson, la mairie de LA aurait déclaré : « Pourquoi y a que nous qui paye ? ». Les frais exorbitants seront donc réglés par le fonds des héritiers, qui ne s’inquiètent pas plus que ça puisque ce fonds est supporté par de grosses caisses (*).

Nous avons obtenu une copie de la fameuse facture. Parmi les dépenses les plus onéreuses figurent les droits de la chanson Papa chanteur pour l’inévitable minute lacrymale lors de la mise en bière et l’achat de 12 emplacements pour profiter des taux d’intérêts avantageux. Les spéculations vont bon train quant à l’usage des 11 autres emplacements que le sien. Il est vrai que signer des autographes et entendre les beuglements d’adolescentes pré-pubères pour l’éternité, ça doit être long, surtout vers la fin comme aurait dit l’autre. Pourtant, de son vivant le chanteur ne faisait pas le mou devant la foule (*).

Nous pouvons en revanche confirmer que Michael Jackson aurait demandé à être enterré près d’autres chanteurs célèbres tels qu’Elvis Presley (oh oui, plus fort) ou Michel Sardou. Oups. La rédaction vient de m’annoncer que Michel Sardou n’est pas mort. Autant pour moi, vieux.

Seule bonne nouvelle pour les comptes, l’absence de frais d’embaumement, jugés superflus.

mardi 1 septembre 2009

[LND] [En bref] Ce four, away from LA (auteur: Nicolas Delaye)

Les anges, qui n’ont pas de sexe, ont tout de même le feu aux ailes. Le gouverneur Schwarzy a reconnu son impuissance devant les flammes qui menacent de ravager Hollywood, Malibu et les bidonvilles avoisinants. Afin de contrer l’opposition qui l’a accusé de pratiquer la politique de l’Autriche en matière de prévention, il aurait décidé de réduire les émissions de méthanes de la ville pour prévenir de nouveaux incendies. Jim Carrey, Mike Myers and Eddie Murphy auraient déjà fait leurs valises.

lundi 31 août 2009

[LND] [Essai] Les exclus (auteur: Nicolas Delaye)

Lorsqu’il pestait en vrac (sans virgules, car il ne buvait pas) contre la montée de l’antinazisme primaire, la dévaluation du franc (franc n.m. Qui suit l’écu, d’où l’expression « Le franc s’affaisse ») et les RTT, mon grand-père disait souvent « Ce qu’il nous faudrait, c’est une bonne guerre !».

Hélas pour lui et pour les établissements Dassault, célèbres notamment pour leurs chars et leurs prix, les guerres sont interdites dans les pays surdéveloppés pendant les heures de bureau depuis que JR (John Rambo) est rentré au pays après les premiers essais de napalm sur de vrais écoliers et non plus – enfin ! - sur les bisons de Yellowstone. Le gros avantage des écoliers vietnamiens sur les bisons c’est la chemise blanche de l’uniforme, qui facilite la visée de nuit. En méchoui, en revanche, le bison, c’est meilleur. Il est d’ailleurs assez scandaleux que les historiens, les médias et les amateurs de jeux vidéo ne se soient pas plus penchés (avec ou sans ‘s’ ? Allez savoir…) sur l’angoisse du tireur de napalm le soir au fond des bois, nourrie tant par le devoir de rentabiliser l’investissement des deniers publics américains que par la crainte des quolibets des collègues en cas de ratage ridicule. Il est vrai que quand l’écran du tireur l’embrouille (*), le napalm dort.

Bref disais-je, pour lutter contres la surpopulation sauvage autour des Club Med, les surdéveloppés ont délocalisé les guerres dans les pays sous-développés, où les habitants n’ont de toutes façons que ça à foutre. Il faut les comprendre. Notre modèle de vie occidental ne peut pas fonctionner chez les sauvages. Imagine-t-on le « métro, boulot, dodo » à Khartoum ? Non seulement on ne peut pas creuser sous peine de se taper des mines (*), mais un pays sans RTT, merci ! Certes le Soudan a bien tenté d’instaurer les RTT mais a du les abandonner quand la CGT (la Confédération des Gamins Tourneurs-fraiseurs) a commencé à les réclamer. Il est vrai que 10 ans de rappel par adolescent, ca nécessite de belles fouilles au fond des caisses (*) ! Quant au dodo, impossible de pioncer après 4 heures du matin car tous les jours on entend depuis leurs campaniles mugir des féroces soldats. Et puis, une ville dans sans métro c’est comme une bourse qui descend, on finit par se marcher dessus.

Puisqu’on parle de bourse, je voudrais paraphraser mon aïeul en disant : « Ce qu’il nous faudrait, c’est une bonne crise ! ». Effectivement, rien de tel qu’une bonne chute de bourse pour remettre les choses en place, me disait récemment un ami avocat du barreau. Ah, la crise…Il était temps qu’elle arrive celle là ! « Trop d’argent tue l’argent ! », philosophait récemment Nagui, qui en fait… pardon… qui en a trop. « Il vaut mieux une petite mise au point qu’une grosse mise ovaire » disait Caster Semenya, champion(ne) sud africain(e) du 800m, elle aussi sérieusement perturbée par la bourse.

Le vrai problème aujourd’hui, c’est qu’on ne peut faire confiance à personne, puisque la crise touche tout le monde. Il n’y a pas si longtemps, en temps de crise, on pouvait aller confier tous ses problèmes et ses biens a l’ecclésiastique du coin, qui en ce temps là étaient vachement moins basanés, même si le soleil était plus brulant qu’aujourd’hui. Attention, je vous parle d’un temps que les moines de 20 ans ne peuvent pas connaitre. Mais cette fois-ci, la majorité des gens a (ont ? – si vous connaissez la réponse écrivez au parti de la majorité, rue du petit Nicolas à Jouy en Bruni – et n’oubliez pas de lécher le timbre) perdu ses économies. Nous sommes tous des exclus ! Tous, ou presque. Il y a encore des nantis, tels que les moines bouddhistes, qui n’ont pas grand-chose perdre, ou les terroristes, qui recrutent comparativement plus de jeunes pendant la crise que le MEDEF. Je connais même un Nanti sémite.

J’en parlais l’autre jour a mon grand père, toujours lui. « Tu te rends compte, papy, la crise, tous ces exclus, tout ça, c’est dingue? C’est encore la faute aux banques et à la spéculation !» m’outrais-je en faisant éminemment avancer le Schmilblick. « Des exclus ? Exclus de quoi ? Par qui ?» répondit-il avec un sens de la répartie à geler Usain Bolt dans ses starting-blocks. « La crise, c’est pour les tapettes !» ajouta-t-il, car il n’aimait pas non plus les homosexuels. « Regarde Bertrand Cantat : il s’est bien sorti de sa petite crise Lituanienne et a toujours autant de punch. ».

Il avait une nouvelle fois raison… La crise n’est finalement qu’une façon de plus de justifier notre désarroi ordinaire, qui n’en demande pas tant, par des raisons logiques. La vie continue…

Fort de cet élan de positivisme gratuit, je décidai de profiter de la vie en m’achetant une troisième voiture. A crédit.

dimanche 30 août 2009

[LND] [En bref] Joyeux Noel (auteur: Nicolas Delaye)

Décidemment, la crise n’épargne personne. Le PDG (prédateur des guitares) du groupe Oasis vient en effet d’annoncer sa démission en raison d’un différend avec l’irresponsable des RH (roucoules harcelantes) au sujet de leur dernier album What do you drink doodoo deedong? Une dizaine d’écolières japonaises se seraient déjà suicidées en apprenant la nouvelle, tandis que les mélomanes du mondent entier prient pour que ce ne soit pas un mirage.

mardi 25 août 2009

[LND] [En bref] Very bad trip (auteur: Nicolas Delaye)

Dans notre série Le légiste est un con, le croque-mort en chef de LA vient d’annoncer, deux mois après la presse et la ménagère d’environ 50 ans, que Michael Jackson, chanteur affreux Américain, roi de la pop et des mires (*), serait mort à l’insu de son plein gré, a l’issue d’une partie de « Pique mi et Pique moi sont dans un bateau » qui aurait chaviré. C'est la fin d’un thriller socio-médiatico-chiant qui aura fait couler, entre autres, beaucoup d’encre. Dieu ait son âme, et ses royalties.

samedi 22 août 2009

[LND] [En bref] L'Afrique se tut (*) (auteur: Nicolas Delaye)

Tandis que des sommités médicales s'évertuent a déterminer si la Sud Africaine Caster Semenya est un homme ou une femme, les contrepéteurs pouffent. La réponse est dans le prénom.

[LND] [En bref] Coureur continu (auteur: Nicolas Delaye)

Apres avoir pulvérisé le record du monde du 100m, Usain Bolt a anéanti le record du monde du 200m. A notre connaissance, c'est la première fois qu'un Jamaïcain s'appelle Usain. (inspiré de Pierre Desproges)

[LND] [En bref] A en perdre Kaboul (auteur: Nicolas Delaye)

Encore un droit fondamental bafouillé par, justement, les fondamentalistes. Malgré les nouveaux isoloirs mixtes et la présence de nombreuses bombes, les Afghans arrivent à peine à avoir une élection. Ils en ont plein les urnes et espèrent que, pour une fois, les Talibans mettront les voiles.

[LND] [En bref] Dur comme Féroé (auteur: Nicolas Delaye)

Apres la nouvelle performance de l'Equipe de France de Baballe aux Iles Féroé, son entraineur, Raymond Demimech, a déclaré: "L'important, c'est de participer". Sainte Estelle a encore bien des miracles à accomplir.

[LND] [En bref] Il y a certaines choses qui ne s'achètent pas. Pour le reste, il y a la carte Vitale (auteur: Nicolas Delaye)

Contrairement aux idées reçues, le système de santé Américain est en avance depuis longtemps sur le système Français. La preuve? Ils ont, depuis des décennies, une carte vitale: la carte bleue

dimanche 9 août 2009

[LND] [Quiz] Et ca fait Quizzzz (auteur: Nicolas Delaye)

Connaissez-vous:

Le surnom du pilote du Vol AF447 Rio-Paris
Capitaine Flammes

Son film préféré
Rio ne repond plus

Le metier le plus en vague au Bangladesh
Plombier

Savez-vous:

Pourquoi certains hommes refilent des trompes
Parce que les femmes ont toutes des fallopes

Pourquoi l'Inde est la plus grande démocratie du monde
Parce qu'au pays de Gandhi, il y a des méchants et des gentils

Le nom de la groupie hystérique numero un de Pascal
Thérèse, celle qui rit quand on la Blaise

Pourquoi Johnny Hallyday va commencer sa retraite sur une Harley
Parce que vieux motard que jamais

mardi 3 mars 2009

[LND] [En bref] Fait d'hiver (auteur: MagicXarco)

Martin Gale n’est plus. Des gens, il en a trop mis en boîte. On l’a descendu un lugubre soir de décembre. Il n’aimait pas son prochain et fut mis en bière pour une mise en trop…

lundi 2 mars 2009

[LND] [Essai] Encore eut il fallu que je le pusse ou le dernier sursaut (auteur: MagicXarco)

« Tirez les premiers » écrivez vous. Combien je le voudrais ! Hélas ni la rage ni le désespoir n’apporteront de remède à l’âge. Le temps est lointain déjà où j’étais aussi vaillant que Michel (Foin de Sardou, Polnareff, Fugain et consorts ! C’est à l’archange que je me réfère, qui, de par ses relations, savait divinement faire chanter les monts. Entre autres… mais ces monts que sont ils devenus ?)

La vieillesse est un mal cruel et passablement passif dans la mesure où il est forcé de le devenir. Ainsi le déplorait Lulu, ma défunte épouse. Il est vrai qu’elle ignorait que je fréquentais Fernande qui, reconnaissante quoique anonyme, savait réveiller mes ardeurs. Du moins le put elle un temps encore car, à la fin, les appétits s’émoussent. Est-ce ma faute à moi si la fière s’écroule ? A masser le mousse, même les plus ardentes s’usent les pouces et la patience quand c’est vain.

Je m’étais résigné. Les amarres d’un tendre attachement rompues, je coulais des jours mornes (car aussi chastes qu’une cathédrale) auprès de mon épouse lorsque, coup sur coup (Ah ! si c’était vrai !) je perdis Fernande le jour où elle s’en fut faire des vers sous d’autres cieux (quoique, à bien y songer, j’ignore si elle tutoie les anges ou flambe son éternité) et rencontrai Fanette.

Certes, nous étions deux amis et Fanette l’aimait mais que pèse l’amitié devant une accorte blonde jeunette dont les formes sont pleines de promesses ? Elle me fit perdre la boussole, certes, mais mon aiguille retrouva le Nord ! L’ami râle, c’est un fait mais, en dépit de cela, j’exulte de voir l’été revenu à ma porte. Et je suis sûr que bien des hommes mûrs comprendront mes raisons.

Toutefois, comme je vous l’écrivais, cher Nicolas , je suis bien au regret de ne pouvoir tirer comme vous le proposiez de façon si chevaleresque. Nous sommes en temps de crise et Dieu lui-même (quel chipoteur !) revoit les miracles à la baisse. Il n’est qu’auprès de Fanette que je puis encore tirer. Encore ne suis-je pas assuré d’être le seul depuis qu’un pli anonyme et perfide m’a informé qu’on se levait tous pour Fanette. Pour un peu, je m’en irais tête basse…