J'y pense et puis j’écris
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LND
PS: Les contrepèteries potentielles sont parfois suggérées par des (*)
dimanche 20 septembre 2009
[LND] [Essai] Aphorismes et périls (auteur : Nicolas Delaye)
Savez-vous que 90% de la communication est non-verbale ? Par exemple, le cadre moyen qui pousse une grand-mère sur la voie pour pouvoir attraper le RER A n’a pas besoin de parler pour exprimer son empressement. J’ajoute que 90% de la communication verbale est non-valable. Autrement dit, pour peu qu’il y fasse attention, l’homme de goût réalisera très vite la banalité affligeante de ses propos et surtout de celle des autres. A ce stade de l’argument, je voudrais prévenir les esprits taquins qu’une lecture complète de ce texte entrainera probablement une analyse permanente de la non-valeur ajoutée des dialogues dans lesquels ils sont impliqués, peu propice au développent de certaines relations (par exemple avec son coiffeur).
Comprenons nous bien, je n’ambitionne nullement d’apprendre aux jeunes à parler un tant soit peu le Français dans la mesure où à l’impossible nul n’est tenu. C’est vrai quoi, dans quelle époque vivons-nous ? De nos jours, les jeunes ne savent plus parler. De mon temps, on était beaucoup plus sérieux à l’école et on savait lire et écrire beaucoup plus jeunes.
Certes, nous sommes tous contraints, moi le premier, à divers moments de l’existence, à employer des phrases sans aucune valeur ajoutée sur des sujets plus ou moins éculés. N’êtes vous jamais allé à un mariage ? Était-il pluvieux (et donc heureux) ? Constatant que hier encore vous étiez sur un banc d’école avec le ou la mariée, ne vous êtes-vous pas dit que le temps passe vite quand même ? Si oui, vous avez proféré deux aphorismes qui n’auront sans doute apporté aucune valeur ajoutée à la conversation. Notez que ça aurait pu être pire. Vous auriez pu proférer un sur-aphorisme, qui ajoute des mots sans ajouter de valeur (par exemple, en référence à l’exemple précédent, « c’est vrai, et plus tu vieillis, plus le temps passe vite ! »), ou un contre-aphorisme, qui combat un aphorisme avec un autre aphorisme. Par exemple, à quelqu’un qui dirait qu’à la campagne on a une meilleure qualité de vie qu’à la ville (il est beau celui là !), vous pouvez contrer en répondant qu’à la ville, on a un meilleur accès à la culture.
Je vois déjà poindre à l’horizon les commentaires des railleurs les plus affûtés, arguant que les conversations ordinaires font partie intégrante des relations humaines et qu’on ne peut exiger de tout un chacun et dans toute circonstance de faire avancer le Schmilblik à chaque lâcher de syllabes, et que c’est très mal de se moquer de la platitude des dialogues voire des monologues de nos grand-mères ou de se gausser des discussions des classes les plus sociales. Que ceux-ci se rassurent, il s’entend sûrement autant de tirades philosophiques sur les frasques d’El Niño dans les jeunescadrodromes de la Défense que dans les déprimodromes du Pas-de-Calais, et inversement. Quant à nos aïeux, leur expérience météorologique est suffisamment respectable pour que nous consacrions du temps à nous délecter de leur avis sur l’évolution de la canicule en Provence depuis la fin de la Grande Guerre.
Fort de ces constats dont l’originalité le dispute à l’à-propos, j’ai décidé il y a bien longtemps, dans une galaxie très lointaine (Paris, 1994), de recenser les pensées courtes les plus populaires et par conséquent les moins pertinentes de mes contemporains, autrement dit, des aphorismes français modernes, pas encore assez murs pour devenir des proverbes. Bien entendu, tout doit s’apprécier avec modération. Je partagerai donc les aphorismes d’origine contrôlée (AOC) à petite dose sur http://www.lesnouveauxdesproges.net/2009/09/lnd-aoc-aphorismes-dorigine-controlee.html et les aphorismes d’origine douteuse (AOD), c'est-à-dire issus de mon imagination (comme je suis enfant unique, j’ai développé une plus grande imagination ; en plus, je suis gaucher donc j’ai mieux réussi que les autres), sur http://www.lesnouveauxdesproges.net/2008/01/aphorismes-et-prils.html.
Comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, LND vous offre la possibilité de contribuer à des dialogues sans valeur ajoutée dont vous êtes le héros (ou pas), en soumettant des AOC ou des AOD en commentaire sur les liens ci-dessus. Les meilleurs aphorismes seront intégrés aux mises à jour régulières de ces deux textes.
Afin d’évaluer votre niveau, comptez le nombre d’aphorismes dans ce texte. Si vous en avez trouvé plus de 10, vous devriez poser votre candidature pour devenir un nouveau Desproges ! Commentez, je vous attends ! Si vous en avez trouvé entre 5 et 10, persévérez. Un bon séjour au bistrot, chez votre coiffeur ou chez votre grand-mère devrait vous permettre de passer au niveau supérieur. Si vous en avez trouvé moins de 5, vous êtes peut-être un naturel, c'est-à-dire un qui aphorise sans effort. Mais dans ce cas, ne vous en faites pas. On apprend autant, si ce n’est plus, de ses défaites que de ses victoires. Il est beau celui là !
Comprenons nous bien, je n’ambitionne nullement d’apprendre aux jeunes à parler un tant soit peu le Français dans la mesure où à l’impossible nul n’est tenu. C’est vrai quoi, dans quelle époque vivons-nous ? De nos jours, les jeunes ne savent plus parler. De mon temps, on était beaucoup plus sérieux à l’école et on savait lire et écrire beaucoup plus jeunes.
Certes, nous sommes tous contraints, moi le premier, à divers moments de l’existence, à employer des phrases sans aucune valeur ajoutée sur des sujets plus ou moins éculés. N’êtes vous jamais allé à un mariage ? Était-il pluvieux (et donc heureux) ? Constatant que hier encore vous étiez sur un banc d’école avec le ou la mariée, ne vous êtes-vous pas dit que le temps passe vite quand même ? Si oui, vous avez proféré deux aphorismes qui n’auront sans doute apporté aucune valeur ajoutée à la conversation. Notez que ça aurait pu être pire. Vous auriez pu proférer un sur-aphorisme, qui ajoute des mots sans ajouter de valeur (par exemple, en référence à l’exemple précédent, « c’est vrai, et plus tu vieillis, plus le temps passe vite ! »), ou un contre-aphorisme, qui combat un aphorisme avec un autre aphorisme. Par exemple, à quelqu’un qui dirait qu’à la campagne on a une meilleure qualité de vie qu’à la ville (il est beau celui là !), vous pouvez contrer en répondant qu’à la ville, on a un meilleur accès à la culture.
Je vois déjà poindre à l’horizon les commentaires des railleurs les plus affûtés, arguant que les conversations ordinaires font partie intégrante des relations humaines et qu’on ne peut exiger de tout un chacun et dans toute circonstance de faire avancer le Schmilblik à chaque lâcher de syllabes, et que c’est très mal de se moquer de la platitude des dialogues voire des monologues de nos grand-mères ou de se gausser des discussions des classes les plus sociales. Que ceux-ci se rassurent, il s’entend sûrement autant de tirades philosophiques sur les frasques d’El Niño dans les jeunescadrodromes de la Défense que dans les déprimodromes du Pas-de-Calais, et inversement. Quant à nos aïeux, leur expérience météorologique est suffisamment respectable pour que nous consacrions du temps à nous délecter de leur avis sur l’évolution de la canicule en Provence depuis la fin de la Grande Guerre.
Fort de ces constats dont l’originalité le dispute à l’à-propos, j’ai décidé il y a bien longtemps, dans une galaxie très lointaine (Paris, 1994), de recenser les pensées courtes les plus populaires et par conséquent les moins pertinentes de mes contemporains, autrement dit, des aphorismes français modernes, pas encore assez murs pour devenir des proverbes. Bien entendu, tout doit s’apprécier avec modération. Je partagerai donc les aphorismes d’origine contrôlée (AOC) à petite dose sur http://www.lesnouveauxdesproges.net/2009/09/lnd-aoc-aphorismes-dorigine-controlee.html et les aphorismes d’origine douteuse (AOD), c'est-à-dire issus de mon imagination (comme je suis enfant unique, j’ai développé une plus grande imagination ; en plus, je suis gaucher donc j’ai mieux réussi que les autres), sur http://www.lesnouveauxdesproges.net/2008/01/aphorismes-et-prils.html.
Comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, LND vous offre la possibilité de contribuer à des dialogues sans valeur ajoutée dont vous êtes le héros (ou pas), en soumettant des AOC ou des AOD en commentaire sur les liens ci-dessus. Les meilleurs aphorismes seront intégrés aux mises à jour régulières de ces deux textes.
Afin d’évaluer votre niveau, comptez le nombre d’aphorismes dans ce texte. Si vous en avez trouvé plus de 10, vous devriez poser votre candidature pour devenir un nouveau Desproges ! Commentez, je vous attends ! Si vous en avez trouvé entre 5 et 10, persévérez. Un bon séjour au bistrot, chez votre coiffeur ou chez votre grand-mère devrait vous permettre de passer au niveau supérieur. Si vous en avez trouvé moins de 5, vous êtes peut-être un naturel, c'est-à-dire un qui aphorise sans effort. Mais dans ce cas, ne vous en faites pas. On apprend autant, si ce n’est plus, de ses défaites que de ses victoires. Il est beau celui là !
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