J'y pense et puis j’écris
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LND
PS: Les contrepèteries potentielles sont parfois suggérées par des (*)
mardi 3 mars 2009
[LND] [En bref] Fait d'hiver (auteur: MagicXarco)
Martin Gale n’est plus. Des gens, il en a trop mis en boîte. On l’a descendu un lugubre soir de décembre. Il n’aimait pas son prochain et fut mis en bière pour une mise en trop…
lundi 2 mars 2009
[LND] [Essai] Encore eut il fallu que je le pusse ou le dernier sursaut (auteur: MagicXarco)
« Tirez les premiers » écrivez vous. Combien je le voudrais ! Hélas ni la rage ni le désespoir n’apporteront de remède à l’âge. Le temps est lointain déjà où j’étais aussi vaillant que Michel (Foin de Sardou, Polnareff, Fugain et consorts ! C’est à l’archange que je me réfère, qui, de par ses relations, savait divinement faire chanter les monts. Entre autres… mais ces monts que sont ils devenus ?)
La vieillesse est un mal cruel et passablement passif dans la mesure où il est forcé de le devenir. Ainsi le déplorait Lulu, ma défunte épouse. Il est vrai qu’elle ignorait que je fréquentais Fernande qui, reconnaissante quoique anonyme, savait réveiller mes ardeurs. Du moins le put elle un temps encore car, à la fin, les appétits s’émoussent. Est-ce ma faute à moi si la fière s’écroule ? A masser le mousse, même les plus ardentes s’usent les pouces et la patience quand c’est vain.
Je m’étais résigné. Les amarres d’un tendre attachement rompues, je coulais des jours mornes (car aussi chastes qu’une cathédrale) auprès de mon épouse lorsque, coup sur coup (Ah ! si c’était vrai !) je perdis Fernande le jour où elle s’en fut faire des vers sous d’autres cieux (quoique, à bien y songer, j’ignore si elle tutoie les anges ou flambe son éternité) et rencontrai Fanette.
Certes, nous étions deux amis et Fanette l’aimait mais que pèse l’amitié devant une accorte blonde jeunette dont les formes sont pleines de promesses ? Elle me fit perdre la boussole, certes, mais mon aiguille retrouva le Nord ! L’ami râle, c’est un fait mais, en dépit de cela, j’exulte de voir l’été revenu à ma porte. Et je suis sûr que bien des hommes mûrs comprendront mes raisons.
Toutefois, comme je vous l’écrivais, cher Nicolas , je suis bien au regret de ne pouvoir tirer comme vous le proposiez de façon si chevaleresque. Nous sommes en temps de crise et Dieu lui-même (quel chipoteur !) revoit les miracles à la baisse. Il n’est qu’auprès de Fanette que je puis encore tirer. Encore ne suis-je pas assuré d’être le seul depuis qu’un pli anonyme et perfide m’a informé qu’on se levait tous pour Fanette. Pour un peu, je m’en irais tête basse…
La vieillesse est un mal cruel et passablement passif dans la mesure où il est forcé de le devenir. Ainsi le déplorait Lulu, ma défunte épouse. Il est vrai qu’elle ignorait que je fréquentais Fernande qui, reconnaissante quoique anonyme, savait réveiller mes ardeurs. Du moins le put elle un temps encore car, à la fin, les appétits s’émoussent. Est-ce ma faute à moi si la fière s’écroule ? A masser le mousse, même les plus ardentes s’usent les pouces et la patience quand c’est vain.
Je m’étais résigné. Les amarres d’un tendre attachement rompues, je coulais des jours mornes (car aussi chastes qu’une cathédrale) auprès de mon épouse lorsque, coup sur coup (Ah ! si c’était vrai !) je perdis Fernande le jour où elle s’en fut faire des vers sous d’autres cieux (quoique, à bien y songer, j’ignore si elle tutoie les anges ou flambe son éternité) et rencontrai Fanette.
Certes, nous étions deux amis et Fanette l’aimait mais que pèse l’amitié devant une accorte blonde jeunette dont les formes sont pleines de promesses ? Elle me fit perdre la boussole, certes, mais mon aiguille retrouva le Nord ! L’ami râle, c’est un fait mais, en dépit de cela, j’exulte de voir l’été revenu à ma porte. Et je suis sûr que bien des hommes mûrs comprendront mes raisons.
Toutefois, comme je vous l’écrivais, cher Nicolas , je suis bien au regret de ne pouvoir tirer comme vous le proposiez de façon si chevaleresque. Nous sommes en temps de crise et Dieu lui-même (quel chipoteur !) revoit les miracles à la baisse. Il n’est qu’auprès de Fanette que je puis encore tirer. Encore ne suis-je pas assuré d’être le seul depuis qu’un pli anonyme et perfide m’a informé qu’on se levait tous pour Fanette. Pour un peu, je m’en irais tête basse…
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