J'y pense et puis j’écris

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LND

PS: Les contrepèteries potentielles sont parfois suggérées par des (*)


vendredi 18 septembre 2009

[LND] [En bref] Un ça va, trois, bonjour les dégâts ! (auteur : Nicolas Delaye)

« To be or not to be Auvergnat, raciste ze question » disait déjà le sarrasin Ali Ben Hamlet au VIIIème siècle dans son ouvrage Une année à Clermont – ma mise Auvergne.

Quelle tirade prophétique, tandis que 1300 ans plus tard l’Auvergne tout entière se réveille sous le choc, après les propos clairement anti-Auvergnats tenus par Brice Hortefeux, qui sort beaucoup pour un ministre de l’intérieur. C’est un drame d’être Auvergnat qu’il a dit le Brice, alors que lui-même prétend avoir joué avec des grues dans le coin (*) quand il était petit ! Ou alors c’est Copé qui l’a dit ? Peu importe, c’est un scandale et quelqu’un doit payer ! Hortefeux, tu nous les Brice ! Je reste sans joie devant ta verve (*).

Moi qui suis Auvergnat de souche, certes non pratiquant (je prononce les ‘s’ ‘s’ et, à l’instar du maroquinier ou d’Hannibal Lecter, je dépense sans compter (*)), je me sens meurtri dans mon auvergnatitude, prêt à entrer en éruption à ton prochain dérapage verbal incontrôlé.

Oui, parfaitement, tel un Berlusconi des jours normaux, Monsieur le Ministre, vous dérapâtes (mais des Panzani) ! Et ce n’est pas la première fois ! Quand, lors de votre dernière visite à Clermont-Ferrand, vous déclarâtes qu’il se dilate, en parlant de l’accent du maire, n’était-ce pas là encore une autre forme de racisme ?

Le pire, c’est que ces incidents sont révélateurs d’une auvergnatophobie latente au sein du gouvernement. On se souvient que le président Sarkozy lui-même, alors qu’il portait encore des Converse et une casquette Lacoste à l’envers, avait harangué le président sortant en Mai 81 « Hé, Giscard, redescend dans ton Puy, c’est ton Destaing ! ».

Tu a beau essayer de te rattraper en disant que tu n’as rien contre ces cons d’Auvergnats, les remarques encore plus choquantes de tes militants vraiment de base mon égard, alors que je voulais seulement me faire prendre entre deux vedettes, en disent plus qu’un long discours. En voilà, des beaux prototypes ! Les militants, c’est comme les cons dans un gouvernement, il en faut toujours un. Quand il y en a un ça va. C’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes.

Brice, trèfle de railleries, ta pique m’a laissé sur le carreau, le cœur brisé. J’ai l’aorte en feu.

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