J'y pense et puis j’écris
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LND
PS: Les contrepèteries potentielles sont parfois suggérées par des (*)
lundi 31 août 2009
[LND] [Essai] Les exclus (auteur: Nicolas Delaye)
Lorsqu’il pestait en vrac (sans virgules, car il ne buvait pas) contre la montée de l’antinazisme primaire, la dévaluation du franc (franc n.m. Qui suit l’écu, d’où l’expression « Le franc s’affaisse ») et les RTT, mon grand-père disait souvent « Ce qu’il nous faudrait, c’est une bonne guerre !».
Hélas pour lui et pour les établissements Dassault, célèbres notamment pour leurs chars et leurs prix, les guerres sont interdites dans les pays surdéveloppés pendant les heures de bureau depuis que JR (John Rambo) est rentré au pays après les premiers essais de napalm sur de vrais écoliers et non plus – enfin ! - sur les bisons de Yellowstone. Le gros avantage des écoliers vietnamiens sur les bisons c’est la chemise blanche de l’uniforme, qui facilite la visée de nuit. En méchoui, en revanche, le bison, c’est meilleur. Il est d’ailleurs assez scandaleux que les historiens, les médias et les amateurs de jeux vidéo ne se soient pas plus penchés (avec ou sans ‘s’ ? Allez savoir…) sur l’angoisse du tireur de napalm le soir au fond des bois, nourrie tant par le devoir de rentabiliser l’investissement des deniers publics américains que par la crainte des quolibets des collègues en cas de ratage ridicule. Il est vrai que quand l’écran du tireur l’embrouille (*), le napalm dort.
Bref disais-je, pour lutter contres la surpopulation sauvage autour des Club Med, les surdéveloppés ont délocalisé les guerres dans les pays sous-développés, où les habitants n’ont de toutes façons que ça à foutre. Il faut les comprendre. Notre modèle de vie occidental ne peut pas fonctionner chez les sauvages. Imagine-t-on le « métro, boulot, dodo » à Khartoum ? Non seulement on ne peut pas creuser sous peine de se taper des mines (*), mais un pays sans RTT, merci ! Certes le Soudan a bien tenté d’instaurer les RTT mais a du les abandonner quand la CGT (la Confédération des Gamins Tourneurs-fraiseurs) a commencé à les réclamer. Il est vrai que 10 ans de rappel par adolescent, ca nécessite de belles fouilles au fond des caisses (*) ! Quant au dodo, impossible de pioncer après 4 heures du matin car tous les jours on entend depuis leurs campaniles mugir des féroces soldats. Et puis, une ville dans sans métro c’est comme une bourse qui descend, on finit par se marcher dessus.
Puisqu’on parle de bourse, je voudrais paraphraser mon aïeul en disant : « Ce qu’il nous faudrait, c’est une bonne crise ! ». Effectivement, rien de tel qu’une bonne chute de bourse pour remettre les choses en place, me disait récemment un ami avocat du barreau. Ah, la crise…Il était temps qu’elle arrive celle là ! « Trop d’argent tue l’argent ! », philosophait récemment Nagui, qui en fait… pardon… qui en a trop. « Il vaut mieux une petite mise au point qu’une grosse mise ovaire » disait Caster Semenya, champion(ne) sud africain(e) du 800m, elle aussi sérieusement perturbée par la bourse.
Le vrai problème aujourd’hui, c’est qu’on ne peut faire confiance à personne, puisque la crise touche tout le monde. Il n’y a pas si longtemps, en temps de crise, on pouvait aller confier tous ses problèmes et ses biens a l’ecclésiastique du coin, qui en ce temps là étaient vachement moins basanés, même si le soleil était plus brulant qu’aujourd’hui. Attention, je vous parle d’un temps que les moines de 20 ans ne peuvent pas connaitre. Mais cette fois-ci, la majorité des gens a (ont ? – si vous connaissez la réponse écrivez au parti de la majorité, rue du petit Nicolas à Jouy en Bruni – et n’oubliez pas de lécher le timbre) perdu ses économies. Nous sommes tous des exclus ! Tous, ou presque. Il y a encore des nantis, tels que les moines bouddhistes, qui n’ont pas grand-chose perdre, ou les terroristes, qui recrutent comparativement plus de jeunes pendant la crise que le MEDEF. Je connais même un Nanti sémite.
J’en parlais l’autre jour a mon grand père, toujours lui. « Tu te rends compte, papy, la crise, tous ces exclus, tout ça, c’est dingue? C’est encore la faute aux banques et à la spéculation !» m’outrais-je en faisant éminemment avancer le Schmilblick. « Des exclus ? Exclus de quoi ? Par qui ?» répondit-il avec un sens de la répartie à geler Usain Bolt dans ses starting-blocks. « La crise, c’est pour les tapettes !» ajouta-t-il, car il n’aimait pas non plus les homosexuels. « Regarde Bertrand Cantat : il s’est bien sorti de sa petite crise Lituanienne et a toujours autant de punch. ».
Il avait une nouvelle fois raison… La crise n’est finalement qu’une façon de plus de justifier notre désarroi ordinaire, qui n’en demande pas tant, par des raisons logiques. La vie continue…
Fort de cet élan de positivisme gratuit, je décidai de profiter de la vie en m’achetant une troisième voiture. A crédit.
Hélas pour lui et pour les établissements Dassault, célèbres notamment pour leurs chars et leurs prix, les guerres sont interdites dans les pays surdéveloppés pendant les heures de bureau depuis que JR (John Rambo) est rentré au pays après les premiers essais de napalm sur de vrais écoliers et non plus – enfin ! - sur les bisons de Yellowstone. Le gros avantage des écoliers vietnamiens sur les bisons c’est la chemise blanche de l’uniforme, qui facilite la visée de nuit. En méchoui, en revanche, le bison, c’est meilleur. Il est d’ailleurs assez scandaleux que les historiens, les médias et les amateurs de jeux vidéo ne se soient pas plus penchés (avec ou sans ‘s’ ? Allez savoir…) sur l’angoisse du tireur de napalm le soir au fond des bois, nourrie tant par le devoir de rentabiliser l’investissement des deniers publics américains que par la crainte des quolibets des collègues en cas de ratage ridicule. Il est vrai que quand l’écran du tireur l’embrouille (*), le napalm dort.
Bref disais-je, pour lutter contres la surpopulation sauvage autour des Club Med, les surdéveloppés ont délocalisé les guerres dans les pays sous-développés, où les habitants n’ont de toutes façons que ça à foutre. Il faut les comprendre. Notre modèle de vie occidental ne peut pas fonctionner chez les sauvages. Imagine-t-on le « métro, boulot, dodo » à Khartoum ? Non seulement on ne peut pas creuser sous peine de se taper des mines (*), mais un pays sans RTT, merci ! Certes le Soudan a bien tenté d’instaurer les RTT mais a du les abandonner quand la CGT (la Confédération des Gamins Tourneurs-fraiseurs) a commencé à les réclamer. Il est vrai que 10 ans de rappel par adolescent, ca nécessite de belles fouilles au fond des caisses (*) ! Quant au dodo, impossible de pioncer après 4 heures du matin car tous les jours on entend depuis leurs campaniles mugir des féroces soldats. Et puis, une ville dans sans métro c’est comme une bourse qui descend, on finit par se marcher dessus.
Puisqu’on parle de bourse, je voudrais paraphraser mon aïeul en disant : « Ce qu’il nous faudrait, c’est une bonne crise ! ». Effectivement, rien de tel qu’une bonne chute de bourse pour remettre les choses en place, me disait récemment un ami avocat du barreau. Ah, la crise…Il était temps qu’elle arrive celle là ! « Trop d’argent tue l’argent ! », philosophait récemment Nagui, qui en fait… pardon… qui en a trop. « Il vaut mieux une petite mise au point qu’une grosse mise ovaire » disait Caster Semenya, champion(ne) sud africain(e) du 800m, elle aussi sérieusement perturbée par la bourse.
Le vrai problème aujourd’hui, c’est qu’on ne peut faire confiance à personne, puisque la crise touche tout le monde. Il n’y a pas si longtemps, en temps de crise, on pouvait aller confier tous ses problèmes et ses biens a l’ecclésiastique du coin, qui en ce temps là étaient vachement moins basanés, même si le soleil était plus brulant qu’aujourd’hui. Attention, je vous parle d’un temps que les moines de 20 ans ne peuvent pas connaitre. Mais cette fois-ci, la majorité des gens a (ont ? – si vous connaissez la réponse écrivez au parti de la majorité, rue du petit Nicolas à Jouy en Bruni – et n’oubliez pas de lécher le timbre) perdu ses économies. Nous sommes tous des exclus ! Tous, ou presque. Il y a encore des nantis, tels que les moines bouddhistes, qui n’ont pas grand-chose perdre, ou les terroristes, qui recrutent comparativement plus de jeunes pendant la crise que le MEDEF. Je connais même un Nanti sémite.
J’en parlais l’autre jour a mon grand père, toujours lui. « Tu te rends compte, papy, la crise, tous ces exclus, tout ça, c’est dingue? C’est encore la faute aux banques et à la spéculation !» m’outrais-je en faisant éminemment avancer le Schmilblick. « Des exclus ? Exclus de quoi ? Par qui ?» répondit-il avec un sens de la répartie à geler Usain Bolt dans ses starting-blocks. « La crise, c’est pour les tapettes !» ajouta-t-il, car il n’aimait pas non plus les homosexuels. « Regarde Bertrand Cantat : il s’est bien sorti de sa petite crise Lituanienne et a toujours autant de punch. ».
Il avait une nouvelle fois raison… La crise n’est finalement qu’une façon de plus de justifier notre désarroi ordinaire, qui n’en demande pas tant, par des raisons logiques. La vie continue…
Fort de cet élan de positivisme gratuit, je décidai de profiter de la vie en m’achetant une troisième voiture. A crédit.
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