J'y pense et puis j’écris

Tous les textes de ce site sont écrits par ses auteurs (voir à droite) et classés par rubriques (voir à droite mais plus bas et voir http://www.lesnouveauxdesproges.net/2009/09/lnd-note-rubriques-en-vrac-auteur.html pour les explications).


Si, comme eux, vous entendez parfois une petite voix qui vous dit "J'y pense et puis j’écris.", rejoignez les mes frères, en suivant les instructions suivantes -> http://lesnouveauxdesproges.blogspot.com/2007/12/application-pour-devenir-un-nouveau.html

Copier-coller, plagiats et extraits d'autres textes (y compris de Pierre Desproges) sont proscrits.

Si vous voulez contribuer sans devenir auteur, vouz pouvez soumettre des commentaires ou des réactions sur les articles, partager vos aphorismes d'origine contrôlée (commentez http://www.lesnouveauxdesproges.net/2009/09/lnd-aoc-aphorismes-dorigine-controlee.html) ou douteuse (commentez http://www.lesnouveauxdesproges.net/2008/01/aphorismes-et-prils.html), ou simplement envoyer l'adresse du site dans la nature, de préférence du coté des éditeurs...

LND

PS: Les contrepèteries potentielles sont parfois suggérées par des (*)


samedi 7 novembre 2009

[LND] [Essai] Tectonik, ta mère ! (auteur: Vaild)

Aujourd’hui, je voudrais m’exprimer sur un sujet qui me tiens particulièrement à cœur. Il s’agit d’un des plus grands fléaux de notre temps, aussi dramatique que le cancer, aussi contagieux que le sida, aussi destructeur que l’Alzheimer, ce mal terrible, tellement abominable que j’ose à peine le nommer. Je le ferais cependant, car je ne pourrais pas critiquer à mon aise si je ne le fais pas, ce qui est mon devoir en tant que citoyen responsable et sarcastique. Cette apocalyptique vomissure de la prétendue civilisation occidentale a pour nom tectonik.

Originellement issue de bas besoins marketings, revendiqués (à tort) par des gens peu scrupuleux qui en ont fait la promotion, plus intéressés par le profit qu’ils pouvaient en tirer que de la catastrophique influence qu’a cette nouvelle (et pitoyable) mode sur nos jeunes, si stupidement malléables. De plus, on peut éventuellement relever le complot international, la coalition à l’échelle mondiale des différentes marques de gel pour cheveux qui sponsorisent gaiment (sont-elles fourbes !) ce mouvement.

Comme la plupart des modes basées sur ce que certains imbéciles cocaïnomanes prennent pour de la musique (doivent-ils être sourds, les pauvres !), elle se compose de trois axes. Du plus important au plus navrant : la musique, la danse, et le mode de vie et de pensée. Enfin, quand je dis pensée…La musique est en fait un ensemble de bruits, désagréables et forts, mélangés n’importe comment sur fond de percussion. En gros, ça donne ça : « BOUM » fois 10, et on recommence. Il n’y a rien à en dire de plus.La danse, elle, a un intérêt. A la seule condition que l’on arrête d’appeler ça une danse. Ces gesticulations spasmodiques de décérébrés hydrophobes encéphaliquement atrophiés, tellement imbibés d’alcool et de bêtise qu’ils sont incapables de distinguer une sonate de Mozart d’une symphonie de Beethoven, ne peut en aucun cas être qualifiée de danse. L’intérêt en question est de permettre à une centaine de jeunes de faire autre chose que de sautiller stupidement sur place sur des bruits marteaupiqueuriens, et de s’esbaudir devant leur « performances ». Grand amateur de valse irlandaise, de tango argentin et de rock acrobatique, pratiquant en plus d’être croyant dans le noble art de la danse (de salon en l’occurrence), et fils, frère et neveux de danseuses douées, je m’insurge à l’idée que l’on puisse comparer cela à nos arts. Surtout quand on a la prétention l’élever à ce niveau. Il est malheureux, de plus, de constater que ces spasmes nerveux de bulots éthyliques ont détoné le break dance. Moi qui me passionnait à regarder ces athlètes véritables rechercher le dépassement de soi, avec talent et imagination (et parfois une touche de personnification), je suis consterné de constater maintenant que les pratiquants stupidifiés de la tectonik les remplaces, eux qui sont tous pareils, font tous la même chose (parfois tous en même temps !). Amusant pour une mode prônant la distinction.

En parlant de ça, je me permet une digression en rappelant que la différentiation du reste de la société n’est pas une obligation pour l’accomplissement personnel : les schizophrènes paranoïdes se différencient tous des gens dis « normaux » (laissez-moi rire), tout en reproduisant, eux aussi, tous le même schéma d’actions et de perceptions. Sont-ils plus heureux ou mieux appréciés par leur différenciation ? Allons, réfléchissez, vous qui vous croyez originaux mais qui êtes tous les mêmes. Au moins une fois. Je sais, c’est dur.Dans le cas (probable, pour ne pas dire évident) ou certaines choses vous auraient échappées, je vous enjoint fortement à vous documenter. Lisez et achetez ce livre fascinant (un peu épais certes, mais tellement riche) que l’on nomme couramment « dictionnaire de la langue française ».

Et maintenant, pour en revenir au sujet qui nous occupe, et au risque de provoquer ces éclatements neuronaux chez les (très rares) tectonik-killers qui m’écoutent passons au mode de vie et de pensée.

Le tectonik s’habille d’une manière très schématique et caricaturale. Rayé, rosé et têtedemortisé, leurs habits sans originalité ne sont que la combinaison comique mais hideuse de plusieurs autres genres. Mélange de bagnard, de métalleux ou participant au cortège de la gay-pride, ce cruel manque d’imagination et d’innovation met mon intelligence et mon sens esthétique au supplice.

Pour terminer, remarquons que le tectonik, indépendamment de son sexe, arbore fièrement en haut de ses rares cheveux une crête, probablement un inconscient lien patriotique mélangé au fait de n’approcher que difficilement le quotient intellectuel de nos chers gallinacés. De plus, rappelez-vous qu’ils sont influencés par la coalition capillaro-marketing citée plus haut.

Le dernier point à aborder est un rituel tribal, appelé « battle », qui consiste à réunir deux de ces jeunes gens, qui sautilleront sur des tambours, gesticulant de la même manière mais ordonnant leurs mouvements dans un différement. Le perdant est le premier à rendre son diner.

Ma conclusion est la suivante : la peine de mort n’ayant pas cour en ce moment, il faut parquer ces gens dans une de leurs salle de réunion (appelée « boite »), et leur passer, à fond, toutes les sonates et symphonies citées plus tôt, pour tenter de leur faire comprendre ce qu’ils nous font subir.

Je vous remercie de votre attention.

Aucun commentaire: