J'y pense et puis j’écris

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LND

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lundi 28 janvier 2008

[LND] [Essai] Le courage, à demain (auteur: Nicolas Delaye)

Dans quel monde vivons-nous, je vous le demande?

Je rentre à l’instant pas frais et complètement moulu du turbin, rempli de la frustration ordinaire qu’on doit aux autres bipèdes dépressifs qui font rien qu’à vivre leur vie insipide devant nos yeux éteints qui n’en demandent pas tant. Pour tout vous dire, j’ai les boules.

J’avais décidé, vers 22h30, de prendre mon après-midi au taf, et de rentrer en train pour pouvoir me taper une expo de graffitis a l’œil. J’étais confiné dans un wagon de seconde zone lorsque j’aperçus deux préposées à l’entretien des lignes, mais surement pas de la leur, décoller de leur banquette avec la mollesse d’un sumotori hémorroïdaire en laissant choir un énorme gobe laid transpercé de deux pailles, encore à moitié plein d’un liquide pestilentiel d’une couleur indéterminée, mi figue mi Tampax, dont je n’aurais même pas confié le contenu à un jeune sprinter sahélien assoiffé.

Devant mes yeux qui n’en croyaient pas leur tête, l’une des deux bovines de service lança courageusement à sa compagnonne de beuglement : « He Cindy, ouais, c’est pas top cool de laisser ton Cloque Zero par terre ! ». « Rien a péter, » glapit élégamment la charolaise, « y a pas marqué ‘balayeuse’». Et d’une, elle avait tort, car son sac à viande indiquait bien, en langage politiquement correct, quelque chose proche du balai. Et de deux, la nonchalance de son style néo-néanderthalien, qui fait croire aux jeunes du 21ème siècle que même le ciel ne peut pas leur tomber sur la tête, me fit éjaculer l’adrénaline en moins de temps qu’il n’en faut à un socialiste pour ne rien dire ou à Sarkozy pour se contredire.

C’en était trop. Je me mis à bouillir dans ma chemise déjà bien macérée de sueur journalière de cadre ordinaire. J’avais décidé de leur montrer de quel bois je me mêle. J’allais leur faire avaler leur arrogance sans sucre et sans paille. J’étais sur le point de leur apprendre les bonnes manières façon Sébastien Chabal. Quand soudain le train s’arrêta a la station de Moisy-le-sec, près de la cité des Troglodytes, et les deux coupables partirent comme un pet dans une cathédrale, sans le moindre scrupule sur le crime abominable qu’elles venaient de commettre. Et dire que j’allais leur apprendre la vraie vie, celle qu’on ne voit ni dans Voici ni à Koh Lanta.

Je suis une merde.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Eh mec, le nouveau Desproges ne sera certainement pas une decalque de l'ancien, l'inspiration en moins... Essaie de t'emanciper un peu de son influence. Tes textes veulent faire Desproges, mais ne sont que des suites de phrases trop longues. Desproges, ce n'est pas que des tournures ampoulees et des metaphores cocasses, c'est aussi une vraie rythmique comique, un indeniable efficacite. Tu peux le faire. Bon courage.

Nicolas Delaye a dit…

Merci au lecteur anonyme pour son commentaire anonyme, qui prouve que LND respectent la liberte d'expression de chacun, meme si parfois c'est dur. N.