J'y pense et puis j’écris

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LND

PS: Les contrepèteries potentielles sont parfois suggérées par des (*)


samedi 22 décembre 2007

[LND] [Bio] Si Rocco m’était conté (auteur: Nicolas Delaye)

Qui se souvient aujourd'hui de Rocco Siffredi, acteur italien monté entre autres au créneau dans les années 90-60-90 pour soutenir le cinéma adulte, hormis quelques 2000 plus ou moins jeunes filles un peu à l'Est dans la postérité desquelles la grandeur du maestro fit des ravages insondables? Qui se rappelle encore les tirades inébranlables de celui que d'aucunes jadis surnommèrent l'Attila des plateaux, le Requiem des Forées ou encore le Géant qui renverse? Et pourtant, Rocco a laissé des traces indélébiles dans les inconscientes collectives.

Le petit Giuseppe Marcello Serge Vitello Siffredi nait le 12. C'est en été. Sa mère, Josette Siffredi, chante, tandis que son père, Mamadou Siffredi, laboure aux champs. C'est en voyant Alain de loin dans le mémorable film Les bourses de Lino que Giuseppe décide d'adopter le pseudonyme Rocco, en hommage au célèbre perchman du film, Rocco Micro.

Passionné de jeux de balles dès sa plus tendre enfance, le petit Rocco découvre très tôt le stade Hanal, dans la banlieue de Flot-Rance. Il se découvre également un intérêt pour l'équitation. C'est d'ailleurs une amie transalpine de cheval qui l'initie à la barre fixe. Il connaitront un temps une aventure sans les deux mains. Elle aime Berlusconi. Lui, porte à gauche.

A 18 ans, il quitte sa province, bien décidé à empoigner le vit. Le cœur léger et le plumage mince, il est certain de conquérir Paris.

Les débuts sont difficiles. Mais en dépit d'un centre de gravité trop bas, Rocco fait rapidement son trou dans le monde conique (*) sous les chapiteaux du cirque Boudlion. Il y rencontre son premier grand amour, Josephine Dequerre (une black), célèbre pour ses talents d'avaleuse de sabre et de contorsionniste, dans la loge de laquelle il s'introduit avec un passe-droit. Douze minutes plus tard, changement de thon, il rencontre son deuxième grand amour, Catherine Brailla. « Ma, c’est oune romance d’aujourd’hui ! », raconte a l’époque Giovanni Banlair, son agent. C'est surtout une histoire sans paroles. Catherine est devenue sourde avec l'age, car la maturation rend sourd. Rocco tente d'apprendre à lire sur ses lèvres. Leur histoire s'acheve à batons rompus lorsqu'ils tentent de choisir le lieu de leurs vacances. Il lui propose la botte. Elle pense à sa Gaule.

Il se casse finalement de la troupe (*) et crée un service de chambres au mois (*) avec choix dans la date (*) pour les étudiantes en spéléologie de Lascaut-Paret. Pour arrondir ses fins de mois, il se produit dans tout et n'importe qui. On le voit tour à tour déguisé en pompe a essence dans l'oubliable biographie d'une riche héritière, Paris brule-t-elle? A la sueur de son froc, il décroche son premier grand rôle dans un film dards et décès, courant underground et subversif de la nouvelle vague de Chaleur sur Mare, qui fait la paire belle à la violence et l'érotisme. C'est le déclic. Le monde entier s'arrache son long métrage.

C'est sur le tournage du burlesque Chéri fais moi peur qu'il rencontre sa future épouse, l'actrice allemande Judith Grossmich qui reste bouche bée devant sa prestation très nature dans le rôle du perchiste russe Sergei Bubka, sans doublure ni accessoire. Mais c'est l'année suivante qu'il explose intégralement en grand vaincu dans le cœur des jeunes filles (*), avec son premier grand rôle dans l'immense Le fruit du chêne du dissident polonais Jean Luc Hasek. C'est en 2000 avec Agnès Cecil B qu'il connaitra la consécration suprême, le Brakmar d'or au festival de Jouy en Josiane pour son chef d'œuvre, Matrik, dont la suite, Matrix Deloaded connaitra un succès encore plus foudroyant.

On lui cherche bien des concurrents tels que Dumbo ou Jean Schultes Holmes, mais il garde toujours une longueur d'avance sans perdre le sens de la mesure. Tour à tour, il invente un genre cinématographique, le Western Spaghetto, il se multiplie grâce aux effets digitaux dans Le coup de Six Rocco et pénètre en force le marché asiatique avec la série télévisée La Chine m’épate (*). Il officie plus tard en maître de cérémonie au très pointu festival du film de Boulle consacré aux œuvres inspirées du célèbre écrivain.

Malgré sa grande exposition médiatique, le grand public connait peu la croissance extra utérine de la carrière de Rocco et pourtant, comment oublier sa longue prestation orale dans L'introduction du grand morceau de Faust dans l'ouverture de Madame Butterfly? Pourquoi effacer de nos mémoires la sortie de son unique 30 cm Encore plus loin, encore plus fort qui ne contient que des tubes tels que la reprise de Ne pleure pas Janette ou Oignage oignage, le duo avec Dechirless? Et qui se souvient, hormis la bande de Cohn, de son rôle de décomposition en jeune futur chancelier allemand lors de sa période hippie, dans Kohl chique dans les prés ? Mais sa parenthèse la plus extrême, qui restera dans les annales, est sans aucun doute sa période scientifique durant laquelle il défendra hardiment la très controversée théorie du Gang Bang.

Ecrasé sous le poids des ans et des autres, il commence à baisser entre autres les bras. Ses prestations trainent en longueur. On le sent ramolli sur les plateaux. C'est la débandade. Grâce à une assurance vit, il arrive à joindre les deux bouts. Il parvient toutefois à retrouver un brin d'énergie dans Qui vivra Viagra et son dernier chef d'œuvre, Plumard sera la chute. Puis il disparait de la circulation. On raconte qu'il fut un temps ténor du barreau, ambassadeur du Boukistan ou assistant de Jean Jacques Debout. Quelques années plus tard, un documentaire non autorisé, Rocco et ses frères, relatera sa prétendue vie secrète au sein d'une loge maçonnique, Puberté 69. Sa dernière apparition pubique est aux bas d'une riche héritière, la Comtesse de Médeux. Rocco s'est définitivement retiré.

A l’instar de la Cicciolina ou de Jeanne Moreau, Rocco brouille les pistes - nul ne sait s’il est mort ou vivant. En revanche, il a déjà composé son épitaphe, qui restera à jamais gravée dans les cœurs en plomb des femmes à bon dos (*), « Tout vient à point à qui sait la tendre. »

5 commentaires:

Traou Max a dit…

Oignage, Oignage... pdramtlcpt (pété de rire à me taper le cul par-terre)

Mes respects Monsieur l'Ambassadeur

Charles a dit…

Pas mal du tout !

Unknown a dit…

Mais ??? il n'y a pas d'"s" a "Sache que" ;-))

Anonyme a dit…

C'est la version Italienne.

vwb467 a dit…

M.Delaye (oui vous pouvez m'appeller par mon prénom, mais je ne ferai de même, parce que mauvais souvenirs associés, ou alors régis ?), je voudrai vous faire entendre mon choquement (ou choquoation) suite à cetexte graveleux qui, en plus de faire retourner rocco dans sa tombe (c'est une image, outre le fait qu'il ne soit pas mort, avec la rigidité cadavérique, je doute qu'il puisse tourner, même dans la bière), trouble les honnétes travailleurs ! En effet, lors de la lecture de ce texte, je travaillai avec acharnement dans un open space, ce qui, vous en conviendrai, ne fait pas serieux, notamment lorsque le forcenné travailleur que je suis poufpouffa durant l'entierre lecture de ce texte, à la limite de l'étouffement et de l'étalement sur la moquette à l'hygiènne douteuse (car en plus vous êtes dangeureux). En vous remerciant, Moi.